mercredi 30 juillet 2008

Requiem pour un OT

Après un début raté en terme d'affichage d'une ambition touristique pour Pornichet, Robert Belliot poursuit dans ses choix erratiques en orchestrant un démantèlement de l'Office du Tourisme.

Putsch

Quelques semaines après son intronisation, Rambo Bobby décide de faire table rase et fomente un putsch à double détente.

Temps 1, Bobby impose 7 conseillers municipaux, tous de la majorité, au Conseil d'Administration de l'Office du Tourisme (OTSI). Il n'y en avait que 3 sur 15 à l'époque de Jacques Lambert. A titre de comparaison, seuls 4 représentants du Conseil municipal, dont un d'opposition, siègent parmi les 33 (sic) administrateurs de l'OTSI de La Baule.

Temps 2, Rambo Bobby, au détour d'un anodin Conseil d'Administration de l'Office du Tourisme, "dézingue" via ses porte-flingues, le Président en exercice, qui avait, lui-même, proposé au nouveau maire d'organiser sa sortie. La méthode est tellement extravagante, qu'une partie des socio-professionnels se rebelle. La justice devrait prochainement trancher le bien fondé juridique de la méthode à défaut de pouvoir juger la nature des agissements politiques.

Vote manipulé

Ces derniers jours, ce pauvre Office du Tourisme a subi une Assemblée Générale qui restera dans les mémoires, en tout cas dans celle de votre céphalopode de service présent à ce requiem.

Le ton était donné dès la porte de la salle. Mme Drouet (conseillère municipale et administratrice de l'OTSI depuis plus d'une décennie), commando de choc du belliotisme éclairé, y alpaguait chaque adhérent pour dûment le chapitrer sur le "bon choix" à faire lors du vote des administrateurs.

Au moment du vote, les troupes de Rambo Bobby sortaient l'artillerie lourde en permettant aux représentants municipaux de voter et de recevoir des pouvoirs. Étonnante pratique, en tout cas inusité à Pornichet, que celle de faire voter en AG des personnes non adhérentes de l'association.

Évidemment, ces méthodes de putschistes ont assuré l'élection des affidés du pouvoir municipal. L'artilleuse en chef Drouet, ayant mal réglé la mire de tir, le représentant du Ninon Tennis Club a failli sauter pour une voix et plus incroyable encore, un professionnel reconnu et apprécié de l'hôtellerie locale, qui plus est président départemental de l'hôtellerie familiale de qualité, est passé à la trappe. Son seul défaut, pas d'être de gauche grand dieu, mais simplement d'avoir travaillé, pour le bien commun, depuis 10 ans, avec la municipalité pornichétine. Viré par la grande porte, il se murmure que les troupes belliotistes cherchent à le faire revenir par le soupirail.

Une victime : la politique touristique

Le plus pathétique s'est joué en coulisse avec l'annonce publique du nouveau bureau.

La nouvelle Présidente de l'OTSI, Mme Klein, commerçante retraitée et présidente de l'association des commerçants et artisans, est connue pour son indépendance d'esprit et sa capacité à travailler avec tout le monde, mais elle incarne le passé. Les vice-présidents, eux, sont issus des recalés de la liste Belliot, en l'occurrence M. Ollivaud (fils d'un ancien Président de l'Office du Tourisme aux méthodes rustiques) et M. Berthelot, un agent immobilier au positionnement politique erratique.

Naturellement, l'ancien Président, B. Scordia, reste administrateur, son poste n'était pas renouvelable, mais se voit refuser de participer au bureau de l'association, même s'il est Président départemental des Offices du Tourisme. Comprenne qui pourra,

En tout cas, Robert Belliot offre à l'OTSI de Pornichet un retour en arrière déplorable. Fini les pros du tourisme, habitués aux stratégies touristiques globales, place aux commerçants et artisans, peu bercés dans les méandres de cette économie concurrentielle à part entière qu'est le tourisme.

Démission de conseillers municipaux

Dans la confusion de cet assaut contre la modeste citadelle Office du Tourisme, Robert Belliot a même fait des victimes parmi ses troupes.

Messieurs Morand et Bachelier, illustres représentants de la municipalité Belliot, sont en effet tombés au combat. Elus à la hussarde au bureau de l'OTSI le lundi, ils auraient démissionné le mardi.

En effet, découvrant, semble-t-il dans la presse, la nomination de ses élus, Calamity Bobby les aurait sommés de démissionner sur le champ... de leur poste au Bureau de l'association Office du Tourisme. Le maire, d'après un de ses proches, aurait craint une fragilisation de sa position dans le contentieux en cours avec l'ancien Président, B. Scordia. L'annonce de cette piteuse volte-face devrait se retrouver prochainement dans la presse locale.

A l'issue de cette bataille d'opérette, Bobby le Magnifique est parvenu à ses fins : celles d'éradiquer tout ce qui ressemble de près ou de loin à "l'ancien régime". Sauf que son beau costume est couvert de taches indélébiles provenant des effets collatéraux de ses méthodes peu démocratiques. Et pendant ce temps là, les commerçants annoncent une saison touristique très morose...

9 commentaires:

zorbec le gras a dit…

C'est sur super bobby va tout faire pour couler l'activité N° 1 de Pornichet, le tourisme. On peut apprécier ou pas Jacques Lambert peu importe mais force est de constater qu'il avait une vision dans ce domaine qui tenait compte des enjeux colossaux et qu'il a su mettre l'OT sur les rails de la performance pour le bien de l'économie locale. Aujourd'hui à quoi assiste on ? à une politisation à tout crin de l'ensemble des rouages de la ville de Pornichet. A qui le tour ensuite ? Quai des arts ? Pour quelqu'un qui se disait apolitique, la transformation, que dis-je, la mutation est pour le moins spectaculaire. Au moins c'est bas les masques, quand les autres masques vont ils tomber ? Allez courage Mesdames et Messieurs il n'y a pas de honte à dire qui on est vraiment. A moins que l'on ait du mal à se l'avouer soi même et là ça devient freudien.
Franchement, je rêve d'un autre avenir pour l'OT de Pornichet, allons nous retrouver les bonnes méthodes de l'illustre président que je qualifierais non pas de rustres mais de tout à fait inélégantes voire déplacées à certaines occasions. Ne nous leurrons pas, il faut voir à quel niveau sont maintenant l'Espagne, le Portugal, l'Italie la Croatie etc... pour comprendre que le tourisme d'aujourd'hui ne peut se contenter d’un amateurisme franchouilard.
Côté culture ; il se murmure que ce serait la fin des ren’arts. Il faut dire que ça énerve ce succès, qui attire le touriste, mais bon ça n’est pas trop baulo baulois tout ça. Vite remettez nous Kim Era, Intervilles, allez soyons fou la Compagnie Créole…
Avec notre adjointe à la culture, on part de loin mais il ne faut jamais désespérer.
Rétro Spectacle Corentin au printemps dernier…Voilà je représente le maire euhh, c’est un spectacle breton avec de la musique bretonne euh…Bref je sais pas de quoi je parle mais je vous en cause. J’ai une qualité je suis apolitique oups..
Bon voilà ce que m’inspirent les derniers évènements de notre bonne ville.
Peut être Lambert ne méritait il pas d’être réélu, mais je suis sur d’une chose c’est que Pornichet ne méritait pas une brelle et une clique d’incapables. Dur sera le réveil.

Ingénu a dit…

OK Zorbec Lambert ne méritait pas d'être réélu, non pas parce qu'il avait été mauvais sur tout, son bilan n'est pas que négatif, mais sutout à cause des casseroles qu'il traînait au C..!et un programme douteux et dangereux Mal entouré, mal conseillé sans doute.

OK encore sur la bande d'incapables actuellemnt aux manettes mais c'était clair dans leur campagne ...Les Pornichétins ont choisi.

Conclusion: et là vous n'allez pas jusqu'au bout de votre analyse, il restait quand même une équipe qui était claire dans son programme et dans ces propos, la liste d'ouverture et de rassemnblement de Patricia Gallerneau !!!!
Quel gachis

Considerant a dit…

On sait qu'Ingénu ne voit le monde que par le prisme étroit de Mme Gallerneau mais tout de même, pas de révisionnisme historique cher Ingénu.

Comme Belliot et Gallerneau le reconnaissaient eux-mêmes leur programme était très proche, seuls les acteurs différaient, et effectivement l'équipe Gallerneau donnait sur ce point des garanties un petit peu meilleures.

Les premiers mois d'une politique de refus de la dynamique urbaine en cours depuis deux décennies sur Pornichet montre tout de même bien qu'entre une logique Lambert de développement maîtrisé et assumé et une logique Gallerneau/Belliot d'une illusoire évolution très mesurée dans le respect d'un passé fantasmé, il n'a avait pas vraiment d'alternative.

Je crains en effet que Pornichet va se marginaliser et finalement décliner à refuser d'avancer. Dommage pour tous !

Gabrielle André a dit…

Hopala! Gallerneau et Belliot ce n'était pas le même combat. J'ai bien lu leurs programmes. Il suffit de voir les 2 sites ou blogs encore en ligne de ces listes pour s'en assurer. L'urbanisme, Belliot n'y comprend rien, n'y connait rien, et a ponctionné allègrement le programme des autres (ce qui explique ses zigs-zags actuels ). Ses sbires étaient envoyés systématiquement aux réunions de pornichet avenir.(mrs Bossy ou Trichet et autres copains sont présents sur les photos)
De plus Gallerneau et ses colistiers n'ont pas mis au ras des paquerettes le débat, et n'ont pas joué la démagogie honteuse de Belliot: par exemple peur de St naz et des logements sociaux..Ils ont été les seuls à proposer des logements sociaux intégrés dans la commune alors que Lambert tardait à les réaliser(13 ans) et que Belliot les refusait!! On va les attendre longtemps ces logements, maintenant, pour nos gamins et nos salariés.
Les 3 listes n'étaient pas compatibles et loin s'en faut.

zorbec le gras a dit…

Comme ont dit: c'est au pied du mur qu'on voit le maçon et aussi, c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses.
L'avantage avec Bobby, c'est quà peine au pied du mur on compte déjà les bouses....Ingenu, je ne doute pas que P. Galerneau aurait fait du bon boulot, meilleur dans tous les cas que l'équipe en place mais elle n'y est pas. Je crois franchement qu'il aurait été utile qu'elle se maintiennent au 2ème tour car alors il y aurait eu une opposition plurielle favorable au débat démocratique multi sensibilités. Au lieu de quoi nous nous nous retrouvons dans une situation indémêlable avec un Maire et des adjoints aux capacités plus que limitées, c'est patent, voire pathétique, et une opposition que la majorité avec l'aide de la presse locale veut faire passer pour vociférante, opposée à tout. Personnellement je pense qu'il manque un 3ème courant pour démontrer les errements de l'équipe actuelle. Il est temps de dénoncer de façon argumentée et non polémique, ce qui se passe actuellement sur Pornichet. Il faut savoir qu'au niveau urbanisme ça n'est ni le Maire ni l'adjoint qui commandent ce sont les assos telles que Prosimar et compagnie. A tel point que des agences commencent à tirer la sonnette d'alarme car lorsque des projets de modifications d'habitations anciennes sont présentés, surtout en agrandissement, ils sont bloqués, ajournés ou refusés sous de vagues prétextes ce qui fait que beaucoup renoncent à leurs projets. La vérité probable (nul la détenant) étant que le monsieur de l'urba ne maîtrise pas son sujet et que ses petits copains de Prosimar le tiennent bien en laisse. Il est à prévoir, mais faut il s'en palaindre ? une diminution des agences immobilières sur Pornichet...et s'il n'en reste qu'une devinez laquelle. Bon week end et merci au Poulpe de nous ouvrir cet espace d'échange qui pour l'instant reste conforme à ce que l'on peut attendre pour confronter idées et opinions.

Monique a dit…

je ne suis pas d'accord avec vous les associations prosimar, les sirènes du patrimoine etc ont une très faible audience locale, déjà par le nombre de leurs adhérents. Ensuite ce sont des associations qui ne défendent que des intérêts particuliers ou privés.
Ils n'ont aucune légitimité, et si c'est le cas le Maire à bien tord de les écouter ou de leur demander un avis.S'il veut faire des logements pour les jeunes pornichétains comme promis pendant sa campagne électorale, il aurait été bien inspiré de construire un petit collectif 3 étages avec une belle architecture, à la place de son parking pour les mouettes.

Anonyme a dit…

Je rejoins Monique et je la rassure, un parking peut redevenir un collectif social.

Anonyme a dit…

bonjour! vous avez le resultat du recours en justice contre "la prise de l'office du tourisme"?

Merci

cousteau a dit…

j'aime lire plus que tout les commentaires des articles. On y voit tres clairement apparaitre des sentiments de déception voir d'amertume pire de regret d'avoir laissé passer un bob pas si "magnifique" que cela. j'ai lu que Lambert n'avait rien fait pour les logements sociaux, certes mais dans le programme présenté aux pornichétins, il expliquait combien cela était difficile d'acheter le foncier ( volonté de ne pas exproprier, cout des terrains, capacité budgétaire de la ville) mais surtout il souhaitait l'intégrer dans un cadre urbanistique maitrisé et cohérent ( répartition logements sociaux sur tout le territoire défini de la ville,mixité sociale et privée des logements, eviter la dispersion et l'étalement des collectifs). Construire une ville, ne se fait pas d'un coup de baguette magique, c'est à la fois une volonté politique de réaliser et de penser l'avenir, mais pas seulement,d'autres parametres techniques sont à prendre en compte... J'entends ici et la que Lambert n'était pas assez présent pour serrer des louches, pas assez de contact avec les pornichétins, c'est vrai et regrettable, mais il travaillait vraiment pour la ville et ses habitants (interet général) refusant. Nous avons tous vu la formidable progression en terme d'offre de services à la population ces 10 dernières années, personne ne s'en plaint. je pense que beaucoup sont déçus car belliot ne teint pas ses promesses, il a bien trompé son monde, notamment sur la question des associations environnementales. Il rejette leur invitation aux AG alors qu'il en avait fait une ligne de force pour dans son programme, dialogue, dialogue, mais c'est plutot parole, parole comme chantait Dalida. Maintenant Pornichet va prendre du retard, les finances saines laissé par Lambert vont etre dilapidés par des projets non réfléchis et inutiles, et la prochaine équipe municipale dira : "on ne peut rien faire, il n'y a plus d'argent dans les caisses de la mairie" c'est déja tout vu et surtout entendu. j'ai rencontré un jour l'ancien maire de Pornichet, nous évoquions ensemble les municipales qui se déroulaient, il me dit : "pornichet a besoin d'un projet de développement fort ( sous entendu celui de lambert est interessant) mais nous ferons un vote politique avant tout ( sous entendu la droite doit virer la gauche)".
Peu importe les moyens c'est le résultat qui compte. Maintenant la droite est installée , mal installée sans doute mais installée tout de même.