vendredi 6 novembre 2009

Balkanysation des esprits

Il a craqué ! Lors du dernier Conseil municipal, Robert Belliot, le maire de Pornichet, a stigmatisé les divers blogs qui s'intéressent à la commune. Plus fort, il les considère comme des facteurs de violence et fait un nauséeux amalgame entre la liberté d'expression et d'imbéciles dégradations perpétrées en divers lieux de Pornichet.

Mal à l'aise dans la joute oratoire, en difficulté dès que l'opposition lui pose des questions... Robert Belliot excelle par contre dans l'art du monologue. Il en a fait sa marque de fabrique. Surjouant la vierge outragée, le locataire de l'Hôtel de Ville a soumis l'auditoire du dernier Conseil municipal à une déclaration "solennelle" (c'est lui qui le dit...).

Censurons Internet

Revenant sur de regrettables incivilités qui ont émaillé Pornichet le week-end dernier, Robert Belliot n'a pas hésité à faire des blogs citoyens les inspirateurs de ces délits. Il n'a pas craint de déclarer que les dégradations "concordent avec un certain nombre de propos incitant à la haine et à la violence que l'on peut lire de plus en plus sur de nombreux blogs". Il a même eu l'outrecuidance de considérer que les blogs d'opinion "incitent à la haine et à la violence des individus pouvant se croire autorisés à [...] s'en prendre physiquement aux personnes".

Droit dans ses bottes, Sa Suffisance ne supporte visiblement pas les espaces de liberté qui mettent le doigt sur l'incroyable irresponsabilité du maire et de ses acolytes. Il préfère, comme l'a dit le toujours raffiné Bachelier, en fin de Conseil municipal, "la bonne presse" qui se contenterait sans doute de reprendre les bêtifiants communiqués mitraillés quotidiennement par ses attachées de presse. Il condamne par avance les auteurs de blog en indiquant que "dans le cas de faits plus graves (que ces dégradations), la responsabilité des auteurs sera mise en cause". On appelle cela soit une menace, soit du chantage !

Visiblement Robert Belliot préfèrerait museler Internet plutôt que de s'interroger sur ses insuffisances. L'association Reporters Sans Frontières publie régulièrement une liste des "pays ennemis d'Internet". On attend avec impatience, la liste des communes qui rejoindraient ce club très sélect. Robert Belliot pourrait ainsi côtoyer le très démocratique président chinois Hu Jintao, le liberticide Fidel Castro, le très stalinien président nord-coréen, Kim Jung Ill ou l'ultra-fondamentaliste président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Charmantes compagnies n'est-il pas ?

Avant de grimper sur ses ergots de coq de barbarie, le premier édile pornichétin aurait mieux fait de réfléchir un tant soit peu. Il se serait épargné le ridicule d'exprimer en Conseil municipal une position contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée en 1948 par les Nations Unies. Celle-ci, dans son article 19, stipule que "tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, [...], les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit".

Contre-pouvoir citoyen

Sa Suffisance trouve probablement normal de chercher à intervenir auprès des rédactions de la presse locale pour influer sur des papiers comme il l'a fait lors du Xème anniversaire de la Médiathèque. Sa Suffisance trouve probablement normal le fait que Julien Gracq ait failli passer aux oubliettes de l'histoire locale, toujours lors de l'anniversaire de la Médiathèque, sans doute pour avoir commis l'inexcusable faute de goût d'avoir été membre du PCF dans sa jeunesse durant l'entre-deux-guerres.

Jour après jour, ce qui était une galéjade est en train de devenir une tragique bouffonnerie. Semaine après semaine le municipe Belliot discrédite Pornichet, dilapide les deniers publics et bafoue l'esprit républicain.

Comment faire comprendre à des citoyens qu'un maire dégaine des caméras vidéos pour piéger de jeunes fêtards au nom de l'ordre public mais viole en tout impunité les lois de la République en lançant d'importants travaux sans respecter les procédures liées notamment à la protection de l'environnement ? Comment faire comprendre à des citoyens qu'un maire peut en toute impunité s'asseoir sur le code des marchés publics pour engager des travaux paysagers à l'hippodrome en dépassant quelques semaines plus tard l'enveloppe financière annoncée de 36% ?

Évidemment, Sa Suffisance serait bien tranquille si personne ne dénonçait le double langage permanent d'un édile dépassé et sa propension quasi maladive à dépenser à tout-va l'argent public. Pornichet n'est pas (encore ?) Levallois-Perret et Robert Belliot n'est pas encore Patrick Balkany. Il peut bien sonner le tocsin, l'esprit citoyen local résistera et ne se pliera pas aux rodomontades d'un matador de vachettes.

Dans une société atomisée, individualiste, financiarisée, dépolitisée, il est heureux que des citoyens relèvent la tête et exercent un salutaire esprit critique. Il est vital que la causticité, le mauvais esprit, la provocation demeure un mode d'expression, n'en déplaise à quelques féodaux grincheux qui embastionnés dans leur donjon de certitudes ne supportent plus les modestes contre-pouvoirs qui distribuent des coups de bélier contre la muraille de la puissance municipale.

Pornichet le Poulpe est depuis son origine un blog citoyen riche d'une diversité de contributeurs et de rédacteurs. Il a déjà fait l'objet de l'opprobre municipale mais ne dévie pas de son objectif initial, celui de "fouiller dans les failles et désordres de Pornichet, de sa mairie et de sa vie associative". N'en déplaise à Sa Suffisance, le ton du Poulpe restera irrévérencieux et provocateur, sa rubrique commentaires modérée mais pas aseptisée, ses informations fiables et ses analyses étayées. Au Poulpe, nous avons fait le serment de cesser de faire chanter le clavier... le jour où l'équipe Belliot n'offrira plus matière à nous insurger, mais nous craignons de devoir écrire longtemps, longtemps, très longtemps...


jeudi 29 octobre 2009

Du goudron et des plumes

Pornichet, ses plages, ses animations, son offre culturelle et... son amour du bitume frais. Comme signe de bienvenue aux touristes qui "consomment" Pornichet durant les vacances de la Toussaint, Robert Belliot leur propose une recette locale : la déviation.

Du jamais vu ou presque. Incapable d'organiser dans le temps les chantiers de voirie dans la ville de Pornichet, Robert Belliot a décidé de pourrir les vacances des Pornichétins de toujours ou de passage en bloquant l'essentiel des voies principales.

Amateurisme coupable

Si vous aviez aimé la fermeture du rond-point de l'hippodrome le week-end du 15 août pour des travaux lancés sans autorisation préfectorale, Robert Belliot va encore vous ravir avec son programme de travaux de la Toussaint 2009.

Avenue de la plage, fermée. Avenue de la Victoire, fermée. Avenue de la Poste, fermée. Place de la Poste fermée. Giratoire de l'hippodrome, partiellement fermé. Avenue Flaubert, fermée. Avenue des Hirondelles, fermée. Avenue Gambetta, fermée. Parking du 8 mai, fermé. Avenue de Gaulle, ponctuellement fermée, On se croirait dans une station de ski devant le panneau des pistes un jour de blizzard.

L'amateurisme coupable du maire, complété par une suffisance qui ne lui permet plus d'entendre d'autres voix que celle des courtisans, précipite Pornichet dans un imbroglio circulatoire et donne une piètre image de ville touristique.

L'absence d'un maire-ajoint en charge du tourisme, la soumission vénale au pollueur des plages pornichétines qu'est Total, la relégation au fond de la classe de l'office du tourisme dans l'organisation municipale, le fait que le budget de l'Office du Tourisme soit mis à contribution pour les plaisirs superfétatoires du maire (réception de la Barquera, réception à l'hippodrome, animations de copinage, gestion du panneau lumineux d'entrée de ville à la gloire du premier édile...), la position du maire sur le devenir du port d'échouage... tout cela inquiétait sur l'attention effective portée par le maire à la clientèle touristique.

Le capharnaüm engendré par les travaux en tout genre, conduits cette semaine, démontre jusqu'à l'absurde l'affligeante incompétence du maire. Il est loin le temps où Jacques Lambert exigeait de ses services une organisation des chantiers respectant le calendrier scolaire. Aujourd'hui, le touriste semble plus être appréhendé comme un gêneur. Robert Belliot ne comprend pas que l'ambition touristique induit d'intégrer l'attente du client, de chercher à rendre le plus agréable possible son séjour. C'est facile de s'auto-proclamer défenseur du petit commerce local, il est autrement plus difficile de gérer correctement sa ville au mieux de ses intérêts touristiques.

Ce type de gestion se paiera immanquablement dans la durée, et Robert Belliot ne devra pas se contenter de serrer les mains dans les bistrots de Pornichet, il devra aussi rendre des comptes sur ses méthodes.

Fuite en avant

Dans le petit monde du BTP local, on se frotte les mains devant les méthodes Belliot. Sa Suffisance a décidé de jouer au Père Noël avant l'heure en saucissonnant joyeusement les chantiers. Un peu de bitume par-ci, un peu de trottoirs par là, une dose d'asphalte ici, du "point à temps" ailleurs... il y en a pour tous et tout le monde peut se goinfrer sur le dos du contribuable pornichétin.

Si le BTP sourit, c'est aussi parce qu'il profite à plein des légèretés de Sa Suffisance. En signant, le 27 février dernier, avec son pote Devedjian, un engagement à dépenser rapidement la jolie cagnotte laissée par l'équipe Lambert, Robert Belliot a mis Pornichet dans une seringue. Soit la mairie gaspille à tout va sans regarder à la dépense, quitte à faire des travaux sur des voiries appartenant à un promoteur immobilier (c'est ce qui vient de se passer sur l'avenue des Hirondelles dont une partie seulement est à ce jour publique comme le confirme le cadastre), soit elle doit rembourser les avances de l'Etat.

Sacré dilemme pour un élu républicain, pas pour Robert Belliot. Bien lancé avec son projet d'hippodrome qui coutera l'équivalent de 6 ou 7 années d'excédents budgétaires aux Pornichétins, Robert Belliot semble avoir raison perdue, tout à sa névrose de satisfaire les ménagères de plus de 80 ans qui lui réclament toujours plus de goudron frais. Et comme cela ne suffira pas pour tenir les objectifs, Sa Suffisance multiplie les chèques pour des sanitaires publics et un local de police à la gare, des panneaux électroniques en centre-ville, des sanitaires publics à côté de l'office du tourisme, un passage public à Saint-Sébastien... ce n'est plus de l'action mais de la frénésie dépensière. S'il est légitime de pourvoir sa ville en équipements divers, il est au moins aussi important de maîtriser ses dépenses et de les adapter à ses ressources.

Avec Robert Belliot à sa tête, de nombreux observateurs craignaient que Pornichet n'entra dans une longue léthargie. Ils se sont lourdement trompés. En fait Pornichet vit un dernier sursaut, agité de spasmes désordonnés, avant de sombrer dans un coma financier qui pourrait être irréversible... Belle performance du sorcier Belliot, qui a transformé en quelques mois une commune dynamique et bien gérée en un malade perclus de dettes et de charges fixes insurmontables.

mercredi 21 octobre 2009

Le bec dans l'eau

Roi des donneurs de leçon, Robert Belliot, le toujours déroutant maire de Pornichet, vient de recevoir un carton jaune de l'État. Auto-proclamé héraut de l'environnement, il a tout simplement décidé de lancer d'importants travaux hydrauliques sans se soucier des règles environnementales. Bel exemple de suffisance et d'insuffisance...

En Zorro de la procédure, le maire de Pornichet, Robert Belliot, a décidé d'ignorer lois et règlements. A ses yeux, ces contraintes ralentissent inutilement son action municipale. Mais, à confondre vitesse et démagogie, le risque est grand de voir se multiplier de sévères rappels à l'ordre.

Même l'État n'en peut plus

Aux petits soins pour Robert Belliot, épine dans le talon de la gauche carènienne, l'État-Ump a dépêché plus que de raison ministres de second rang et apparatchiks des Hauts de Seine ou d'ailleurs. Abrité derrière cette protection à toute épreuve, le nouveau maire de Pornichet, Robert Belliot, a décidé de faire du bricolage et de l'approximation juridique sa méthode de gestion.

Si, mois après mois, quelques éclats ont entamé le bouclier belliotiste, ces dernières semaines ont vu l'État fendre l'armure en rappelant à mots couverts l'édile pornichétin a un peu plus de sens de la responsabilité. Dans la moiteur estivale, l'État a ainsi accordé un avis favorable au Plan Local d'Urbanisme (PLU) mais il l'a assorti d'un nombre record de réserves (plus d'une vingtaine), dont plusieurs sont impossibles à lever sauf cécité manifeste du contrôle de légalité exercé par la Préfecture.

L'eau du bain

Avec son projet délirant pour les finances locales d'hippodrome / parc paysager, Robert Belliot est prêt à tout. Un maire qui n'hésite pas à fermer l'accès à son centre-ville au 15 août pour implanter un chantier destiné à poser des pompes, ne craint évidemment pas de mépriser souverainement le code de l'Environnement. Et pourtant...

L'Etat vient pourtant de lui imposer une enquête publique (cliquez sur l'image pour lire le contenu) pour les travaux engagés sur les pompes de l'hippodrome. Désireux de ne pas faire des misères trop visibles à un élu UMP, la Préfecture de Loire-Atlantique a discrètement passé, samedi 17 octobre, dans les obscures colonnes dédiées aux annonces légales des avis administratifs de la presse locale, un avis d'enquête publique portant sur les travaux hydrauliques engagés, sans autorisation, depuis 2 mois, par la municipalité Belliot.

Excédé par l'autisme municipal et l'habitude prise de fouler les lois environnementales, l'État a certes cherché la discrétion, le rappel à l'ordre n'en est pas moins cinglant. Dans le maquis réglementaire qui protège le littoral, l'État invoque explicitement les articles L.214-2 à L.214-6 du Code de l'Environnement. Ces derniers précisent clairement que les travaux hydrauliques engagés au rond-point de l'hippodrome et qui entraineront un rejet massif d'eau douce dans la baie de La Baule, avec tous les risques notamment olfactifs que cela comporte, doivent être conduits dans le respect de certaines règles.

Le choix des articles invoqués n'est évidemment pas innocent. Il exprime parfaitement les inquiétudes des fonctionnaires de la Direction de l'Aménagement et de l'Environnement face aux pratiques des élus pornichétins. Les articles explicitement désignés visent "les installations ...] entrainant une modification du mode d'écoulement des eaux, [...] des rejets directs ou indirects, chroniques ou épisodiques même non polluants". Ils rappellent que doivent faire l'objet d'une autorisation administrative "les installations, ouvrages, travaux et activités susceptibles de présenter des dangers pour la santé et la sécurité publique [et] de porter gravement atteinte à la qualité ou à la diversité du milieu aquatique" (art. L. 214-3), rien de moins.

Dans ce contexte, nombre de questions sourdent.

  • Comment Robert Belliot, secondé par un élu qui dirige une société de gestion des eaux et qui a donc le Code de l'Environnement comme bréviaire, a-t-il pu "oublier" cet aspect de la réglementation.
  • Des pressions ont-elles été faites sur des fonctionnaires municipaux pour enfreindre la loi ?
  • La désorganisation des services municipaux est-elle à ce point totale que personne n'ait songé à ces articles pourtant bien connu des fonctionnaires en charge de l'urbanisme ?
  • Robert Belliot et son équipe ont-ils sciemment ignoré la loi et la protection de l'environnement ?

Face à ces graves incertitudes,un maire républicain ordonnerait immédiatement l'arrêt des travaux en cours. Il attendrait l'éventuel avis favorable du commissaire-enquêteur diligenté pour l'enquête publique puis la possible autorisation délivrée par l'État pour continuer les opérations engagées. Mais l'esprit républicain règne-t-il encore sur Pornichet ?

Piétinement peut-être délibéré du Code de l'Environnement, rétention d'informations six mois durant sur des analyses inquiétantes de pollution du port d'échouage, blanc-seing accordé à Total pour le drame écologique de l'Erika, PLU ne respectant visiblement pas les exigences du développement durable... la liste pourrait être encore longues des errements de la municipalité Belliot en matière d'environnement. Il est plus facile de pérorer sur la journée de l'Arbre, une ZPPAUP ou sur le putatif Agenda 21 de Mme Roudeix que de respecter les lois de la République. Des esprits probablement naïfs attendent un passage à Quai des Arts des personnages mythiques inventés par Claude Piéplu pour un spectacle unique "Pendant que les Shadocks pompaient, les Pornichétins se désespéraient" !

mercredi 14 octobre 2009

TOTALement gonflé

Virtuose de la démagogie ou amnésique non détecté, le maire de Pornichet fait tout et son contraire. Il prend l'argent de Total contre un retrait de plainte avant de demander au pétrolier de payer pour la pollution résiduelle du port d'échouage. Mais, une fois encore, avec Robert Belliot, ce sont les Pornichétins qui paieront !

L'une des premières décisions de super Bobby, nouveau maire de Pornichet, fut d'accepter de signer une armistice juridique avec le pétrolier Total, mal lui en a pris. 18 mois plus tard, tel un boomerang, une des décisions les plus scandaleuses de Robert Belliot lui revient en pleine figure,

Belliot, TOTALement achetable

26 mai 2008, atmosphère électrique au Conseil municipal de Pornichet. Le nouveau maire, Robert Belliot, à cours d'argent pour payer ses promesses électorales et financer l'onéreux retour de Pornichet comme sponsor de l'aérodrome de La Baule, décide, toute honte bue, d'encaisser la menue monnaie de Total. En échange, magnanime, le pétrolier obtient le retrait de la plainte portée par la Ville de Pornichet contre le co-responsable du naufrage de l'Erika.

Élu sur un discours pseudo-environnementaliste, Robert Belliot n'aura mis que deux mois pour tomber le masque et donner un blanc-seing à Total. Pornichet, l'une des communes les plus meurtries par la pollution de l'Erika, cherchera par sa décision inique à éviter à Total l'infamie du statut de pollueur-payeur.

Alors que des communes, même petites comme Mesquer, ou des régions comme la Bretagne ou les Pays-de-la-Loire, se battent pied à pied contre la morgue de Total, Pornichet joue, avec sa camarade bauloise, la carte de la traitrise. Avec le nouveau maire de Pornichet, le tarif est simple : une grosse pollution, c'est 500.000 € et c'est plié ! Une somme dérisoire pour Total, à peine 20 minutes de ses profits annuels. Sur l'échelle de Bobby, c'est combien le tarif d'une plage souillée par une fuite d'hydrocarbure de la raffinerie Total de Donges ?

En fait, Robert Belliot n'a jamais eu l'intention, sinon pour amuser la galerie, de se livrer à un bras de fer avec Total. D'ailleurs, la délibération qu'il fait voter à ses 22 colistiers, ce funeste 26 mai 2008, est explicite, puisqu'il écrit que la transaction proposée par Total "répond aux intérêts de la commune de Pornichet". Comment mieux dire que Pornichet est prête à monnayer son silence pour quelques espèces sonnantes et trébuchantes ?

Belliot, TOTALement pas crédible

Revirement TOTAL de position en ce début d'automne. Robert Belliot abreuve la presse de son nouveau cri de guerre : "Total paiera !". "Croix de bois, croix de fer, si je mens je retourne à Airbus", c'est probablement ce que veut faire croire le maire de Pornichet à ses concitoyens. « Ferme négociation », « justice », « tribunaux européens »... A l'entendre, Total n'échappera pas à la fougue belliqueuse de Robert Belliot. Mais qui veut-il impressionner ? Lui-même ?

Englué dans une vase hydrocarburée, le pauvre maire ne sait plus comment faire oublier son péché originel. Ne doutant de rien, il communique même qu'il "rejoint la position de l'association Robin des Bois", essayant, telle une mouette aux ailes lourdes d'un pétrole collant, de se parer d'un ciré grenellien pour faire oublier son piétinement des principes écologiques.

Encore une fois, il adopte sa technique favorite du "plus c'est gros, plus çà passe". Il cherche ainsi à faire oublier que depuis bientôt un an, il sait que la vase du port d'échouage est contaminée par du pétrole de l'Erika mais n'en dit mot. Comme c'est étrange, le prestidigitateur de l'Hôtel de Ville, qui aime tant invoquer le principe de précaution à toutes les sauces, n'a pas jugé utile de mettre en garde salariés et usagers du port. Ne se sentirait-il pas très à l'aise dans ses tongs maculés de boulettes ?

Popeye Belliot peut bien gonfler les biceps, il a tout du poids coq face au super-lourd qu'est Total. Son seul espoir est que la multinationale des pollutions (1) et des accidents mortels (2) souhaite étouffer l'affaire pour éviter de ternir encore un peu plus son image. Mais, vu le cynisme affiché par le Président du groupe pétrolier, l'espoir est aussi mince qu'une canalisation oxydée en bord de Loire... Total est capable de recourir à un consultant célèbre (Bernard Kouchner) pour continuer son business avec le totalitaire pouvoir birman ou de continuer des actions dévastatrices pour l'environnement malgré des campagnes de presse internationales (comme la dernière en date de Greenpeace), alors, avant que le roi de l'or noir ait peur du roitelet de Pornichet...

Robert Belliot cherche à construire son image en jouant sur deux registres majeurs : la sécurité et l'environnement. Pour la sécurité, à part dépenser de l'argent, il n'a pas encore présenté de résultats probants. Pour l'environnement, il cherche à tout repeindre à grands coups de greenwashing mais son pinceau laisse couler en permanence un liquide totalement nauséeux. Si le Capitaine Haddock éprouvait de grandes difficultés à se débarrasser d'un sparadrap accrocheur, Robert Belliot pourrait lui bien rencontrer les pires problèmes pour se détacher les doigts d'un liquide noir et collant...


(1) - Erika 1999 (400 km de littoral souillé), Total Donges 2008 (400 tonnes de fuel lourd de l'estuaire de la Loire à l'Ile de Ré), Total Grandpuits 2009 (fuite d'ammoniac), Total Donges 2008 (10 m3 de fuel déversé en Loire)...
(2) - AZF 2001 (31 morts), Total Petrochemicals Carling 2009 (2 morts), Total Provence 2009 (1 mort), Total Flandres 2009 (1 mort), Total Gonfreville 2009 (2 blessés graves)...

mardi 6 octobre 2009

Dans la m... jusqu'au centre-ville

Du côté du parking du 8 mai, en pleine entrée de ville, des foreuses sont en action. Ici, personne ne cherche du pétrole, mais l'équipe Belliot a décidé d'y installer un méga réservoir d'eaux usées. Voilà une jolie fontaine pour égailler le centre-ville !

L'entrée de Pornichet est actuellement transformée en vaste chantier de travaux publics. Les grues Lang côtoient les camions Charrier pour le plus grand bonheur du BTP local qui, grâce aux visions toujours pertinentes de l'équipe Belliot, peut croquer un magot plus gros que prévu.

Chères eaux usées...

Les Pornichétins connaissent le triste privilège de voir leur centre-ville zébré de voiries aussi larges que disgracieuses. Ils savent moins que leur sous-sol est strié de grosses canalisations d'eaux usées qui transitent par un poste de transfert, situé à l'entrée de l'école Gambetta, masqué sous des bambous. Cet équipement, un peu vieillot semble-t-il, ne permet plus de gérer les volumes d'effluents qu'il reçoit. Si en plein été, surpopulation et violent orage se conjuguaient, le résultat serait garanti : les eaux usées déborderaient de ce poste de transfert pour se déverser sur la plage du côté du port d'échouage...

Dans le cadre d'Hippocampe, l'équipe Lambert avait obtenu de haute lutte de la CARENE, en charge de l'assainissement pour Pornichet, de réaliser un nouvel ouvrage de stockage des eaux usées, mais le plus éloigné possible du centre-ville et des habitations. Il devait être construit du coté des actuelles tribunes de l'hippodrome, être semi-enterré et intégré à la végétalisation des abords des nouvelles écuries. Désireux de minimiser les coûts de travaux et de limiter l'impact sur les riverains, la municipalité d'alors avait prévu de construire ,dans la même enveloppe de béton, les pompes de refoulement des eaux pluviales et le bassin de stockage des eaux usées.

Au final,un surcout d'environ 500.000 € pour la CARENE, mais un centre-ville dégagé de tous ces ouvrages techniques ô combien pénalisant pour permettre un développement harmonieux de l'habitat. Le projet, intégré à la conception d'un nouvel hippodrome, garantissait une intégration de qualité sur ce nouveau site.

Le centre-ville sacrifié

C'était évidemment une approche trop globale et trop futée pour résister à la suffisance intellectuelle du nouveau maire de Pornichet. En adepte du «après mois le déluge », Robert Belliot balaie tout cela. Malgré (on l'espère) les conseils d'un de ses adjoints, qui dirige la multinationale gestionnaire des eaux usées de Cap Atlantique, il décide, à la hussarde, de repositionner les pompes de l'hippodrome au cœur du giratoire d'entrée du centre-ville et de consacrer le quartier 8 mai / Gambetta non plus à des logements mais à des voitures en stationnement.

Face à cette volte-face aussi surprenante que saugrenue, qui s'accompagne d'un maintien d'une tribune à l'emplacement de l'actuelle, la CARENE décide au bluff de revenir sur ses largesses en se contentant du projet initial, celui de doter le centre-ville de Pornichet d'un ouvrage de stockage des eaux usées XXL à moins de 200 mètres de la place du Marché. A la surprise des élus et techniciens de l'agglomération, Robert Belliot ne s'offusque pas de ce revirement et ne voit pas vraiment le problème de geler foncièrement 1 ha du centre-ville de Pornichet et d'exposer environ 10 ha de sa ville aux odeurs toujours possibles de ce type d'équipement. Comprenne qui pourra !

Encore une fois, la calamiteuse gestion de Robert Belliot va durablement peser sur l'avenir de Pornichet et des questions demeurent sans réponse :

  • Pourquoi Robert Belliot a-t-il demandé que la CARENE réalise ce bassin de stockage des eaux usées en plein centre-ville ? Par incompétence, par ses absences répétées aux commissions de la CARENE qui traitaient de ce dossier ?

  • Pourquoi Robert Belliot pénalise-t-il durablement l'évolution de l'entrée de ville en y installant d'énorme ouvrages hydrauliques impossibles financièrement à déplacer avant plusieurs décennies

  • Pourquoi Robert Belliot préfère-t-il sacrifier l'historique parc des sports pour y exiler, loin des commerces, les ainés de la commune, plutôt que de leur proposer le site du 8 mai pour leur nouvelle maison de retraite et de repousser le stockage des eaux usées du côté de l'hippodrome ?

La municipalité Belliot a habitué les observateurs à des décisions aussi dispendieuses qu'inutiles, mais cette fois-ci la politique de jocrisses des occupants de l'Hôtel de Ville va plus loin puisqu'elle condamne Pornichet à l'asphyxie sous la pression d'ouvrages hydrauliques gigantesques. Annoncé par certains sur la scène des Renc'Arts l'été prochain, le dandy branchouillo-vendéen Philipe Katerine semble exprimer dans un de ses opus le fond de la pensée de notre Grand Leader local : « je suis dans la merde et je vous emmerde ».


mercredi 30 septembre 2009

Un bus nommé désir

Écrans vidéos géants, panneaux XXL sur les projets de l'équipe Belliot, pluie de communiqués de presse... rien n'est trop beau pour vanter l'action de notre grand maire. Semaine après semaine, chacun a pu constater que communication n'est pas information et encore moins vérité. Dernier exemple en date, l'affaire du site propre pour l'accueil d'un Busway ou comment Robert Belliot prend ses rêves pour des réalités.

Il faut un peu d'imagination pour imaginer Super Bobby dans le rôle de Marlon Brando mais côté amour maudit, la relation de Pornichet avec la Carene va encore s'enrichir d'un épisode peu glorieux pour notre maire.

Terminus Océanis

Mardi 22 septembre, conseil communautaire de rentrée. Au menu, le nouveau réseau de bus. L'ensemble des élus de la CARENE, Pornichétins compris, votent dans un bel élan d'unanimisme le principe du nouveau réseau de bus, « plus rapide, plus performant, plus régulier » comme aime à le présenter la CARENE. On aurait pu ajouter « plus jamais».

En effet, Pornichet a droit au double effet kiss cool grâce à l'entregent légendaire de son maire.

Premier effet, Pornichet ne sera pas desservi par un Bus à Haut Niveau de Service, la Rolls-Royce du transport en bus sur la CARENE avec ponctualité, régularité et vitesse. Pourquoi ? Tout simplement par le refus de Robert Belliot, exprimé dans le PLU, de créer un nouveau quartier en entrée de ville entre le secteur de l'hippodrome et la Médiathèque. Vu le coût pour faire venir ce Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), pour reprendre l'ésotérique vocabulaire de la CARENE, le principe est clair : pas d'habitants en nombre suffisant pas de BHNS !

Second effet Kiss Cool de Bobby le Ravageur, l'accès direct à Saint-Nazaire depuis Pornichet, via un bus de la Stran, c'est terminé ! Les Pornichétins monteront dans leur Ty'Bus qui s'arrêtera du côté d'Océanis ou de la future cité sanitaire et là, suprême chance, ils pourront attendre patiemment l'arrivée du fameux BHNS. Le progrès ne vaut que s'il est partagé paraît-il, sauf que les Pornichétins eux resteront à quai.

Inconséquence ou incompétence

Le site de la CARENE consacré à ce nouveau réseau de bus, comme les explications données lors des réunions de concertation, expriment clairement l'évolution de la situation de Pornichet. Et, devant cette dégradation incroyable du service, les élus pornichétins de la CARENE ne trouvent rien de mieux que de voter unanimement ce grand saut en arrière. Comment expliquer la situation ?

Première hypothèse, ce vote scandaleux traduit l'inconséquence des élus pornichétins, qui, à être quasi systématiquement absents des réunions des commissions de la CARENE, ne défendent pas les intérêts de leurs habitants. La pugnacité des élus de Saint-André-des-Eaux à défendre une grande qualité de service pour leur commune, a, par contre, été remarquée par la presse locale.

Seconde hypothèse, l'incompétence d'élus qui préfèrent pérorer dans les cocktails offerts par la municipalité plutôt que de travailler leurs dossiers pour servir leurs administrés. Les élus pornichétins ont-ils compris qu'avec un Ty'Bus par heure, le temps d'attente à Océanis en descendant du BHNS, sera insupportable pour les Pornichétins qui rentreront à leur domicile ? Les élus pornichétins ont-ils compris que les élèves scolarisés dans les lycées publics et privés de Saint-Nazaire devront attendre dans la nuit hivernale leur correspondance ? Les élus pornichétins ont-ils compris que les autres communes ont profité de l'absence des élus de l'équipe Belliot pour satisfaire leurs revendications sur le dos des usagers de Pornichet ?

En tout état de cause, le choc va être rude pour tous ceux qui, ces prochaines années, lors de leur trajet quotidien, attendront patiemment leur correspondance du côté d'Océanis. Ils auront tout leur temps pour méditer sur la responsabilité des élus pornichétins qui auront cautionné une telle dégradation du service. « Attendre, c'est presque toujours espérer » disait Marcel Achard, il ne saurait mieux dire.

mercredi 23 septembre 2009

La folie des grandeurs

Dès ses premiers jours à la mairie de Pornichet, la mégalomanie bafouilleuse de Robert Belliot était suspectée. Le doute n'est plus permis, le premier magistrat de Pornichet est atteint de la Folie des grandeurs et tel le Don Salluste campé par De Funès dans le film de Gérard Oury, il envoie directement notre commune aux galères de la faillite financière.

Le Conseil municipal du 21 septembre a été plutôt calme pendant sa première heure dans la torpeur d'un ordre du jour insignifiant. Mais, le climat a viré à l'orage lorsque l'opposition a découvert des délibérations dispendieuses remises sur table en dernière minute.

Incompétence notoire

Le 22 décembre 2008 dans la précipitation et l'amateurisme, l'équipe Belliot attribuait le projet de parc paysager à une équipe de professionnels pour 3,5 M€ HT de travaux. Quelques semaines plus tard, petite rallonge pour atteindre 3.6 M€ HT. Déjà le Poulpe, à l'heure des étrennes tirait la sonnette d'alarme et les faits lui donnent entièrement raison. En effet, ne voilà-t-il pas qu'au détour d'une délibération complémentaire à l'ordre du jour du dernier Conseil municipal, le maire cherche à faire passer une décision pour le moins ahurissante.

D'un seul coup, il fait exploser la facture du parc paysager, déjà bien lourde, pour la porter à 4,9 M€ HT (plus que Quai des Arts !). L'extrême professionnalisme de l'équipe Belliot apparaît alors pleinement. La fermeture du site, oubliée. Les passerelles pour traverser les pistes, oubliées. Le ponton pour traverser la «prairie hydromorphe» (en clair, l'intérieur des pistes) oublié. Les mesures compensatoires pour la gestion des eaux, oubliées. Les éoliennes décoratives, oubliées. A la société des Courses, certains rient jaune et se demandent sérieusement si les sièges des tribunes et les écuries n'ont pas eux aussi été oubliés...

Et voilà comment les «oublis» à répétition du maire plombent les finances communales. A 1,3 M€ HT l'oubli, cela fait cher la perte de mémoire. Mais comme dirait ce bon Don Salluste «ne vous excusez pas ! Ce sont les pauvres qui s'excusent ! Quand on est riche, on est désagréable».

Le Trafalgar financier s'est poursuivi à la délibération suivante, elle aussi rajoutée au dernier moment pour mieux cacher la vacuité de cette équipe municipale. Cette fois-ci, l'ardoise prévisionnelle (attendons la somme finale) s'élève à 1,2 M€ HT. Pour ce prix, Monseignor Belliot promet un retraitement d'une portion du boulevard de Saint-Nazaire avec notamment une voie (mais pas deux) réservée à un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Jolie promesse et gros mensonge puisque le même Robert Belliot a adopté la semaine précédente, au conseil communautaire de la CARENE, le projet de nouveau réseau de bus de la STRAN qui excluait Pornichet du circuit du BHNS. Décidément, «Monseignor, c'est l'hore. Il est l'hore. L'hore de se réveiller» !

Vers la banqueroute

Semaine après semaine, les exemples de gabegie de l'argent public se multiplient. Le slogan municipal est devenu «avec Belliot,on rase gratis !». Inquiète de la dérive des finances communales, l'opposition municipale a posé une question « orale écrite » (sic), une procédure ubuesque et anti-démocratique imposée par Robert Belliot pour permettre à l'opposition d'interpeller le maire et ses colistiers en déposant sa question 5 jours avant la séance du Conseil municipal.

Au travers d'une page entière de questions étayées par la lecture du livret municipal diffusé au début de l'été pour vanter le vaste projet de l'hippodrome, l'opposition demanda des précisions sur le plan de financement de ces investissements hors normes. Après 5 longues journées à potasser une réponse un minimum pertinente pour ne pas dire intelligente, Robert Belliot, toujours aussi fâché avec l'argent public, n'a finalement même pas daigné répondre laissant sa première adjointe s'enliser dans une réponse incohérente et dénuée du moindre chiffre.

Plus inquiétant encore, l'équipe Belliot a encore fanfaronné sur une capacité d'autofinancement de la commune de 5 à 6 M€ par an alors qu'elle s'élevait à peine à 1 M€ dans le budget élaboré par la majorité Belliot pour l'année 2009. Doit-on comprendre que les besogneux petits comptables de l'Hôtel de Ville cherchent à combler le trou annuel par l'emprunt à hauteur de 4 à 5 M€ par an ? Si c'est le cas, Pornichet sera en faillite avant la fin de l'ère Belliot. Le quotidien Presse-Océan ne s'y est pas trompé dans son édition du 23/09 en faisant écho de ses «doutes » devant une majorité municipale qui «brouille les pistes» pour cacher le plus longtemps possible l'impasse financière dans laquelle elle conduit Pornichet.

Absence de réflexion avant d'engager d'extrêmement lourdes dépenses d'investissement, absence de compréhension totale des mécanismes financiers des collectivités locales, refus du débat démocratique... de plus en plus nombreux sont les Pornichétins à s'inquiéter très sérieusement de la tournure des évènements. Au final, ce sont les Pornichétins les plus modestes qui paieront la note mais cyniquement Salluste Belliot dira «les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches !»...

mercredi 16 septembre 2009

Césarisme aux petits pieds

Big bang dans le monde sportif en ce début septembre avec la démission de 3 piliers de l'Office Municipal des Sports (OMS), dont l'estimé Président, Claude Bonnet. Poussé à la démission par l'obscurantisme vengeur du maire de Pornichet, Robert Belliot, c'est toute la vie associative locale qui s'interroge sur son avenir : allégeance ou disparition ?

Pas banal le coup de force opéré sur l'Office Municipal des Sports par le maire de Pornichet et son nouvel homme-lige, le Directeur Général de la mairie. Cet organisme datant des années 1980 avait vocation à assurer un trait d'union entre la mairie et le monde sportif. Année après année , l'OMS a été appelé à jouer un rôle de plus en plus important au service de la population. Si les élus municipaux déterminent un cadre, fixent des objectifs, l'OMS de son côté appuie des initiatives municipales et fait remonter l'attente du monde sportif. Ce mode de fonctionnement se retrouve dans nombre de communes françaises comme La Baule ou Saint-Nazaire.

Le PLU m'a tué

A Pornichet, l'OMS ne fait pas que remettre coupes et médailles aux sportifs et bénévoles méritants. Il examine avec les services municipaux les demandes de subventions en s'appuyant sur des critères validés par le monde sportif. Il participe pleinement à la répartition des créneaux horaires dans les équipements sportifs municipaux, assure la mobilisation des bénévoles pour des manifestations locales d'envergure comme le Marathon, s'intéresse à l'évolution des équipements destinés au sport et initie des cycles de formation pour les bénévoles.

Cette liberté, toute républicaine, ne semble pas convenir à Robert Belliot et à ses affidés. Au printemps dernier, le cabinet du maire, relayé par l'adjoint aux sports, historique membre de l'OMS pourtant, a cherché à éviter toute question dérangeante sur les orientations municipales susceptible d'être posée lors de l'Assemblée générale de l'OMS.

Benoitement, le Président départemental des OMS a simplement indiqué que les sportifs, eux aussi, devaient regarder les orientations proposées par le Plan Local d'Urbanisme. Il faut dire qu'entre la réalisation d'un terrain synthétique trop petit pour être utilisé en compétition officielle, la disparition du stade Louis Mahé au profit d'une maison de retraite, les incertitudes sur la réalisation d'un équipement sportif à proximité de l'école du Pouligou et la volonté municipale d'installer les équipements sportifs au sommet du coteau d'Ermur, le PLU est truffé de chausse-trappes au grand déplaisir des sportifs pornichétins.

Cette simple allusion au PLU local s'est muée en crime de l'ès majesté. Le maire décida dans la foulée de pousser à la démission le Président de l'OMS et de marginaliser cette instance pour renouer avec une vieille habitude locale en matière de gestion sportive : le clientélisme. Tu veux une subvention pour faire la Mini-Transat ? Pas de problème. Tu veux festoyer aux frais du contribuable sous prétexte d'anniversaire de la Barquera ? Allons-y ! Tu veux un bar rien que pour ton association au mépris de la Loi Evin et des règles de mutualisation des équipements publics ? Pas de problème si tu es un habile courtisan. Tu veux des créneaux horaires plus intéressants pour tes adhérents ? Donne quelque gage d'allégeance et tu obtiendras ce que tu demanderas... voilà le nouveau credo qui constituera la toile de fond des Assises du Sport annoncées par un maire qui ferait bien de rester sur le banc de touche !

Évidemment de telles intentions butaient sur la sourcilleuse surveillance des membres du comité directeur de l'OMS, élus par le monde sportif. Fidèle à sa réputation d'Impitoyable (dans le rôle, on préfère Clint Eastwood), le maire n'a pas hésité à user des pratiques les plus abjectes (calomnies, amalgames nauséeux, menaces...) pour pousser à la démission trois pièces maitresses de l'association. Même Mme de la Fuente, conseillère municipale majoritaire et une des représentants de la mairie au Comité directeur de l'OMS, a publiquement mis en garde son maire et son adjoint aux sports sur les méthodes employées. Beaucoup au sein de l'OMS attendent du reste à présent que cette jeune élue accorde ses actes à ses paroles en démissionnant de son poste de conseillère municipale.

Allégeance ou démission

Le putsch municipal en cours à l'OMS succède à celui mené durant l'été 2008 à l'Office du Tourisme. La toute puissance municipale a déboulonné par des consignes de vote appropriées le Président sortant, qui avait le tort d'être conseiller municipal d'opposition et Président départemental des offices du tourisme. L'aveuglement a même conduit le maire et sa légendaire déléguée municipale au tourisme a faire battre des professionnels locaux engagés, sans esprit partisan aucun, au sein de l'Office du Tourisme, depuis plusieurs années.

Récemment, la présidente de l'association des commerçants et artisans a eu le droit à une convocation musclée dans le secret de l'hôtel de ville. Grief exprimé à son encontre : une indépendance d'esprit qui dérange la toute puissance du maire.

Rappelons nous que lors de l'élection des représentants des comités de quartier, des citoyens n'ont même pas pu faire acte de candidature. Leur faute, avoir été présents sur la liste de Mme Gallerneau. Et, évidemment, une fois le ménage fait, des amis du nouveau pouvoir ont bénéficié de scores à l'iranienne.

Décidément, les principes démocratiques et les valeurs républicaines n'ont visiblement pas fait partie de l'éducation civique du maire de Pornichet. Son obsession à faire table rase chez les fonctionnaires municipaux comme dans la vie associative locale finit par devenir suspecte pour ne pas dire inquiétante.

Dans le monde associatif, les rumeurs bruissent. Quelle association aura le droit aux foudres municipales ? L'association de gestion du port d'échouage qui a eu la très mauvaise idée aux yeux de notre potentat local d'élire un ancien maire-adjoint socialiste à sa tête ? L'association d'animation culturelle de la chapelle Notre-Dame-des-Dunes dont la Présidente a œuvré au sein du festival des Renc'Arts à l'époque Lambert ? L'association de Roller qui a eu la mauvaise de participer aux animations de l'Office du Tourisme à l'époque Lambert ? L'association d'aides aux devoirs des scolaires qui a été créée dans la dynamique du Plan Local Educatif mis en œuvre par la majorité Lambert ?

Dans ce contexte de peur sur la ville, l'exercice de responsabilités associatives devient un lourd fardeau. Beaucoup de présidents craignent, à l'instar de ce qui vient d'arriver à Claude Bonnet, de se retrouver, au gré d'une foucade paranoïaque du maire, mis en cause publiquement. Paraphrasant le Général Custer, certains sont conduits à se demander si dans l'esprit du maire « un bon président n'est pas un président soumis » ?

jeudi 10 septembre 2009

État de disgrâce

Sabre au clair et démagogie en pendentif, Robert Belliot s'est lancé dans une révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU) pour renvoyer Pornichet dans les vieilles lunes d'un passé mythifié. Entre incompétence du maire et de son adjoint à l'urbanisme, faiblesse d'un bureau d'études aux ordres, lâcheté d'associations pseudo environnementales mises en coupe réglée et certitude d'être protégé par l'État UMP, Robert Belliot pérorait. Mais, le vent tourne et la tempête s'annonce !

Produire un nouveau Plan Local d'Urbanisme ne supporte pas l'amateurisme et le déni des contraintes. Le texte final doit respecter une pyramide de textes débutant avec les lois de la République incluses notamment dans le Code de l'Urbanisme (loi littoral, loi SRU...) et la Directive Territoriale d'Aménagement. Le PLU doit aussi respecter les orientations arrêtées à l'unanimité des 57 communes du Schéma de Cohérence Territoriale (Scot) de la Métropole Nantes – Saint-Nazaire et les précisions apportées par le Schéma de secteur des 10 communes de la Carene. État, Scot, Carene, Parc de Brière , Chambre de Commerce... nombreuses sont les institutions à devoir émettre un avis qui pèsera lourd en cas de contentieux. Et, alors que Robert Belliot pensait toucher la terre promise d'un PLU bien réac mais adopté en catimini, les dernières étapes risquent bien de se transformer en chemin de croix.

Carton rouge

Dans un premier temps, Robert Belliot a joué à fond la carte de la victimisation. Cloué au pilori par la CARENE et la Ville de Saint-Nazaire, il subit un pilonnage en règle pour avoir oublié que Pornichet n'était pas hors du monde et que ses orientations anachroniques ne manqueraient d'avoir des conséquences néfastes sur les autres collectivités locales. Désireuses de maintenir le dialogue, Carene et Ville de Saint-Nazaire optent pour le carton jaune en délivrant un avis réservé qui pourraient devenir favorable si le PLU pornichétin évoluait sensiblement notamment par des mesures assurant la mixité sociale et réduisant la consommation foncière.

Plus surprenant, la CCI, qui n'a jamais été un repère de dangereux gauchistes, ne donne pas un avis favorable au PLU pornichétin. Elle émet même un avis réservé stigmatisant le gaspillage foncier et l'insuffisante densité prévue du centre-ville et des entrées de ville, privant de facto la commune de transports en commun efficaces.

Haut lieu de consensus, parfois mou, le syndicat mixte du Scot métropolitain adopte pour une fois une position tranchée. Dénonçant un PLU inconséquent, passéiste et dangereux, les élus du Scot, toutes couleurs politiques confondues, adoptent un historique avis défavorable. Sans doute incapable de justifier ses choix d'un autre temps devant ses pairs, Robert Belliot a préféré joué la politique de la chaise vide en n'assistant pas à cette séance. Dommage, il aurait pu entendre la détermination de tous les élus à poursuivre leur action et donc à attaquer le PLU en justice si Robert Belliot ne revoyait pas sa copie de fond en comble.

Plus terrible encore pour Robert Belliot fut la lecture de l'avis de l'État. Conformément à la pratique, il accorde un avis favorable à ce PLU mais surprise, il conditionne sa position finale à une avalanche d'exigences particulièrement éclairantes sur l'inconséquence des choix de Robert Belliot et de son adjoint à l'Urbanisme :

  • non respect de la Loi Littoral concernant la protection des Espaces Boisés Classés,
  • mise en péril pour des stationnements inutiles d'espaces remarquables protégés par la Loi,
  • menaces sur la préservation des coupures d'urbanisation par l'absence d'un plan d'aménagement d'ensemble,
  • orientations concernant la mixité sociale édictée par la Loi SRU « très insuffisantes [...au point que cela] aggravera la situation déjà peu favorable à la mixité sociale »,
  • non prise en compte des déplacements hors commune dans le Plan de Déplacement,
  • absence d'évaluation environnementale pour les travaux de sécurisation hydraulique de l'hippodrome mettant en péril un espace Natura 2000,
  • prise en compte insuffisante du Scot métropolitain et du schéma de secteur de la Carene,
  • absence de prise en comte du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux Loire-Bretagne,
  • qualité des documents transmis insuffisante pour apprécier certains éléments importants,
  • « grande complexité » du zonage avec une multiplication de sous-secteurs ne permettant pas de percevoir le réel intérêt patrimonial de tous ces secteurs,
  • non appréhension des« aspects qualitatifs et des impacts sur des eaux pluviales » de l'urbanisation projetée,
  • urbanisation sur l'ancienne décharge d'Ermur non justifiée,
  • recensement des secteurs de renouvellement urbain non faite...
N'en jetez plus, le bateau coule et les premières réponses apportées par la Mairie ne fera qu'agraver la situation !

Face à ce tsunami, que nos si avisées associations d'environnement n'avaient étrangement pas vu venir, Robert Belliot semble bien en peine de pouvoir boucler rapidement son PLU. Quel bonheur de voir sa démagogie permanente lui exploser au visage !

Du public à l'enquête

Jusqu'au 17 septembre, tous les Pornichétins peuvent venir aux heures d'ouverture de l'Hôtel de Ville pour prendre connaissance des remarques de la population et lire le discret classeur des Personnes Publiques Associées qui regorge des critiques de l'État, du Scot, de la CCI et de la Carene notamment. Chacun peut aussi écrire sa position, exprimer ses regrets, poser des questions. Il suffit de préparer son texte et de s'armer d'un rouleau de ruban adhésif pour le coller dans le cahier de l'enquête publique.

Parmi les innombrables points à développer, les rédacteurs du Poulpe vous en soumettent 5 :
  • le PLU doit respecter l'identité et l'histoire de Pornichet en permettant une architecture éclectique et contemporaine. Les règles prévues pour les zones UA, UB et UC sont destinées à permettre soit l'architecture banalisée des pavillonistes soit une architecture pastiche à la Disneyland,
  • le PLU de Pornichet doit respecter les textes fondateurs d'un développement durable et économe de l'espace que sont la Loi Littoral, Natura 2000 et les orientations définies par les Grenelle de l'Environnement I et II. La transformation de dunes et de bois en parkings, la mise en péril de la qualité des eaux de baignade et l'urbanisation de la campagne doivent être définitivement proscris,
  • le PLU de Pornichet doit respecter les objectifs de la Loi SRU afin d'assurer une part significative de logements locatifs sociaux, condition indispensable à l'activité économique locale qui suppose de loger localement les employés et les ouvriers,
  • le PLU de Pornichet doit remettre l'habitant et non l'automobiliste au cœur de la ville. Les parkings littoraux et de centre-ville ne doivent pas croitre, les élargissements de voiries être limités aux seuls secteurs dangereux et une densité d'habitat significative recherchée aux entrées de ville pour justifier financièrement la mise en place d'un Bus à Haut Niveau de Service,
  • le PLU de Pornichet doit respecter l'égalité républicaine en ne favorisant pas le paysage dans les seuls quartiers privilégiés. Le symbole de « la politique de l'arbre » doit aussi valoir pour les hameaux de campagne dont les haies bocagères seront détruites par un plan d'alignement destiné à accélérer encore la vitesse des voitures et par l'urbanisation de zones agricoles exploitées.

Depuis douze mois, les rédacteurs du Poulpe cherchent à faire comprendre le danger du scénario que tente d'écrire Robert Belliot en matière d'urbanisme. Nous sommes heureux de constater que l'État rejoint notre position et exprime clairement par ses réserves massives que ce PLU est socialement, environnementalement et réglementairement illégal. Sauf à manger son chapeau, Robert Belliot met Pornichet dans l'illégalité et nombreux seront ceux qui auront à cœur de saisir les tribunaux si le maire de Pornichet s'entêtait à mépriser les lois de la République. « Il n'y a pire piège que celui que l'on se tend à soi-même ». Ces prochaines semaines, Robert Belliot, drapé dans sa morgue, aura tout le loisir de méditer cette citation de l'écrivain Raymond Chandler, et ce n'est que justice !

vendredi 4 septembre 2009

Brèves de parasol

A l'ombre des pins pornichétins, tout n'aurait pu être qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté au plus grand plaisir de notre cher premier édile. Mais, dans la touffeur d'un beau mois d'août, Bobby la Bronzette a encore fait des siennes.

La vérité sort de l'assiette

Au détour d'une soirée, un couple d'estivants s'attable dans une crêperie du centre-ville récemment rénovée. Désireux d'éveiller leurs papilles aux mets locaux, ils lisent attentivement la carte et s'enquièrent du contenu d'une appétissante galette appelée la Pornichétine. Sans malignité aucune, la patronne répond «la Pornichétine, c'est une andouille».

A la table voisine, un client s'étouffe de rire en entendant la réponse et tout de go de demander à la restauratrice confuse si l'appellation et le contenu constituaient un hommage à la municipalité en place... En voilà un qui va être mis au régime sec.

Sa suffisance

Belle soirée pour la dernière levée des Renc'Arts 2009 et joli spectacle en perspective. Au milieu d'une programmation moins mordante que d'habitude (censure ? Auto-censure ?) la grande nouveauté de la cuvée 2009 était l'apparition d'un carré VIP pour permettre à nos chers édiles de profiter dans les meilleures conditions des spectacles.

Cette dernière soirée n'échappe pas à la règle et un espace réservé jure au milieu du millier de spectateurs comprimés et à la recherche du moindre m² respirable. Tel le Roi-Soleil, le maire de Pornichet fend la foule et gaillardement prend place, seul, au milieu de son carré plein... de vide.

A la fin du spectacle, un mal-pensant a lancé à la cantonade « pendant le spectacle, j'ai cru que le maire était un despote éclairé, mais maintenant que les lumières se sont éteintes... ». Encore un qui rigolera moins lorsque les sicaires de l'Hôtel de Ville le surveilleront par la magie des caméras de surveillance.

Bus de riches

Enivré de son succès et incapable de cesser ses promesses démagogiques, Robert Belliot promet, à l'aube de l'été 2008, de raser gratis. Du jour au lendemain, sans la moindre réflexion financière, il exige de la Carene la mise en place deux fois par semaine d'une ligne gratuite de bus pour relier les quartiers au marché. L'expérience se déroule cahin-caha et ne rencontre pas vraiment son public. Par contre, le contribuable pornichétin a le droit de payer cette foucade municipale de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Une famille des hauteurs de Sainte-Marguerite se souvient cet été de l'expérience de 2008. Voyant un arrêt de bus près de chez elle comportant la mention spéciale de la navette du marché, elle décide de tenter l'expérience.

A l'heure dument inscrite sur le panonceau, un bus vide se présente. Le chauffeur ouvre aimablement la porte et indique courtoisement que la tarif est de 1,25 € par personne, adulte comme enfant, et que le billet étant valable une heure, il faudra évidemment reprendre un billet au retour. Surprise que ce service annoncé comme gratuit soit devenu subitement payant, la petite famille fait rapidement son calcul. 10 € pour faire son marché, cela va faire cher la salade et les tomates.

Pour eux comme pour beaucoup de Pornichet la vinaigrette de la politique municipale a pris un goût bien aigre.


Perte de sens

A Paris, le 15 août rime traditionnellement avec travaux. Les édiles locaux profitent de déferlante des Parisiens vers les plages pour engager de multiples interventions particulièrement pénalisantes pour la circulation routière. Histoire de ne pas désorienter nos amis parisiens, Robert Belliot a eu une idée géniale, faire lui aussi des travaux XXL à Pornichet au 15 août. Au moins, avec les embouteillages créés, il évite ainsi aux Parisiens d'éprouver des difficultés de réadaptation au retour des vacances dans le trafic de la capitale.

Sournoisement, les édile municipaux ont profité d'une nuit du week-end du 15 août pour réduire les voies au rond-point de l'hippodrome. Au réveil, les Pornichétins ont eu droit à une vision cauchemardesque. De Sainte-Marguerite, Bonne-Source ou Saint-Sébastien, l'accès au centre de Pornichet était quasi impossible, un bouchon inextricable se formait autour du carrefour engorgé de l'avenue des Paludiers. La folie municipale des sens interdits ne facilitait évidemment pas la situation, certains se croyaient dans un remake du légendaire sketch de Raymond Devos, le plaisir des sens.

L'amateurisme de la municipalité en matière de circulation s'étant déjà exprimé au printemps dernier avec la fermeture du boulevard de Saint-Nazaire en même temps que celui la route d'Ermur, de la route de la Villès-Mahaud et de la route de la Villès-Babin, il est extravagant de voir les mêmes inepties se reproduire, qui plus est le week-end le plus chargé de l'année. Errare humanum est perseverare diabolicum...


Si le premier été de la parenthèse Belliot aura été marqué par la gabegie de travaux aussi hideux que superfétatoires sur le parking du 8 mai, l'été 2009 aura donc été celui de la boursouflure égotique avec une multiplication de petits signes (carré VIP aux Renc'Arts, travaux pharaoniques en pleine saison touristique, dépenses sécuritaires inutiles à la gare ou sur les plages, stade de foot synthétique ne respectant pas les normes de la Fédération française...) qui dénotent les tentations despotiques d'un homme fermé au dialogue. Il y a fort à craindre que des jours sombres s'annoncent pour les Pornichétins.