samedi 25 octobre 2008

Le péril jeune

Comme la vieille droite réactionnaire, Robert Belliot semble frappé du syndrome de la "peur des d'jeunz". En quelques mois à l'Hôtel de Ville, il a multiplié les signes qui, a défaut de faire une politique, illustrent son état d'esprit.

Les bars comme symbole

Inutile pour le moment de revenir sur le coup de sang du nouveau shérif de Pornichet concernant la fermeture des bars. Au gré de ses déclarations publiques à géométrie variable et de celles de ses aficionados du quartier de la Gare se cache toujours une incompréhension face à cette jeunesse qui n'a évidemment pas les codes de ses aînés.

Robert Belliot a eu 20 ans lors des sixties, cette décennie dorée des enfants du baby-boom. Pas de chômage, une croissance économique exceptionnelle, des guerres coloniales enfin rangées dans la case de l'histoire de France, une société qui se déboutonne et laisse sa jeunesse respirer, des idéologies mobilisatrices et optimistes...

Aujourd'hui, la situation est naturellement bien différente : chômage de masse en sortie de formation, incapacité à accéder au logement, péril environnemental obligeant à revoir les modes de vie et de consommation, déclin du pays et de l'Europe face au déferlement d'une mondialisation mal maîtrisée, émergence d'une société liberticide tant sur le plan des droits individuels que collectifs, pesanteur démographique des papy-boomers qui peine à laisser la place aux générations montantes...

L'horizon actuel d'une jeunesse en mal de repères est bien sombre et les aînés de la génération Belliot devrait s'interroger sur leurs responsabilités plutôt que de chercher à s'en exonérer à grands coups d'interdits.

Le Point-Jeunes est malade

Au dernier conseil municipal du 29 septembre, masqué derrière une délibération technique, la majorité Belliot a engagé ce qui ressemble à une mise à mort du Point-Jeunes. Cette structure municipale destinée aux 12/18 ans, vieille d'une dizaine d'années, fonctionne, sur le site du centre Jacques Prévert, avec l'équivalent de 2,5 animateurs.

Enfin, fonctionnait, car depuis la rentée, ses moyens en personnel ont décru de 20%. Inutile de préciser que la centaine de jeunes usagers de cette structure et de celle du Point Information Jeunesse qui y est liée pâtiront de cette érosion de moyens. Moins de projets, moins de référents et évidemment à terme un service moins attractif.

Au regard de l'actualité, Robert Belliot ne pense-t-il pas utile par exemple que le Point-Jeunes monte un projet autour de l'alcoolisation des jeunes ? Le maire de Pornichet préfère-t-il retirer des moyens à sa politique en faveur de la jeunesse pour augmenter les effectifs de la police municipale ?

Skate-park patraque

Grand moulineur de promesses électorales, Robert Belliot a donné un signe aux quelques grincheux du quartier de Saint-Sébastien dérangés par la présence d'un mini Skate Park dédié aux ados.

Cet équipement, vieux d'une dizaine d'années, a vieilli et nécessitait probablement d'être revu, voire déplacé, mais dans la concertation avec les riverains et les usagers. Que nenni, à la hussarde, Robert Belliot a fait démonter cet équipement sans sommation. Encore un fait du prince !

Ironie de l'histoire, les panneaux directionnels indiquent encore ce skate park, comme un symbole d'une époque révolue, durant laquelle la jeunesse comptait dans les projets de Pornichet.

Album powered by ComBoost - Voir diaporamas : pleine page - grand ecran

3 commentaires:

danger a dit…

Quand Mr. Belliot verra remonter la délinquance sur Pornichet parce qu' incapable d'une vision autre que manichéenne, ses électeurs comprendront que casser le thermomètre n'a jamais rien soigné.
Enlever le skate-park, réduire les moyens du point-jeunes, fermer les bars plus tôt,ne feront pas disparaître les jeunes , mais au contraire vont faire naître des rancœurs qui trouveront des exutoires autrement plus lourd de conséquences que quelques bruits.

Qu'a-t-il donc vécu dans sa prime jeunesse ou quelles furent ses expériences pour être aussi psycho-rigide aujourd'hui?

Undjeundegouté a dit…

On aura peut-être le droit d'aller sur le skate-parc de La Baule, vu le nouvel OSI !

Encore des sous qui filent sur CAP Atlantique pour les jeunes de La Baule, alors que ceux de Pornichet ne sont mêmes pas admis dans les bars "chics" de La Baule.
A vous dégouter et pourtant le vomi des uns vaut bien celui des autres.

Belliot, il a l'intention de déménager ? Remarquer Lambert était bien sur La Baule. A croire que Pornichet c'est la honte.

unejeuneskateuse a dit…

Depuis que Belliot veux faire "fuire les jeunes" il n'y a plus rien a faire a Pornichet, moi ainsi que la plupart de jeunes, on peut a peine resté une journée sans ne pas s'avoir quoi faire, alors on va a la baule et puis c'est pas parce qu'un bande de gamins s'amusent sur un skate et a taggé les banc que c'est des déliquants. Vous nous privés de nous amusés dans cette commune si agréable a vivre ...