mercredi 7 octobre 2009

Dans la m... jusqu'au centre-ville

Du côté du parking du 8 mai, en pleine entrée de ville, des foreuses sont en action. Ici, personne ne cherche du pétrole, mais l'équipe Belliot a décidé d'y installer un méga réservoir d'eaux usées. Voilà une jolie fontaine pour égailler le centre-ville !

L'entrée de Pornichet est actuellement transformée en vaste chantier de travaux publics. Les grues Lang côtoient les camions Charrier pour le plus grand bonheur du BTP local qui, grâce aux visions toujours pertinentes de l'équipe Belliot, peut croquer un magot plus gros que prévu.

Chères eaux usées...

Les Pornichétins connaissent le triste privilège de voir leur centre-ville zébré de voiries aussi larges que disgracieuses. Ils savent moins que leur sous-sol est strié de grosses canalisations d'eaux usées qui transitent par un poste de transfert, situé à l'entrée de l'école Gambetta, masqué sous des bambous. Cet équipement, un peu vieillot semble-t-il, ne permet plus de gérer les volumes d'effluents qu'il reçoit. Si en plein été, surpopulation et violent orage se conjuguaient, le résultat serait garanti : les eaux usées déborderaient de ce poste de transfert pour se déverser sur la plage du côté du port d'échouage...

Dans le cadre d'Hippocampe, l'équipe Lambert avait obtenu de haute lutte de la CARENE, en charge de l'assainissement pour Pornichet, de réaliser un nouvel ouvrage de stockage des eaux usées, mais le plus éloigné possible du centre-ville et des habitations. Il devait être construit du coté des actuelles tribunes de l'hippodrome, être semi-enterré et intégré à la végétalisation des abords des nouvelles écuries. Désireux de minimiser les coûts de travaux et de limiter l'impact sur les riverains, la municipalité d'alors avait prévu de construire ,dans la même enveloppe de béton, les pompes de refoulement des eaux pluviales et le bassin de stockage des eaux usées.

Au final,un surcout d'environ 500.000 € pour la CARENE, mais un centre-ville dégagé de tous ces ouvrages techniques ô combien pénalisant pour permettre un développement harmonieux de l'habitat. Le projet, intégré à la conception d'un nouvel hippodrome, garantissait une intégration de qualité sur ce nouveau site.

Le centre-ville sacrifié

C'était évidemment une approche trop globale et trop futée pour résister à la suffisance intellectuelle du nouveau maire de Pornichet. En adepte du «après mois le déluge », Robert Belliot balaie tout cela. Malgré (on l'espère) les conseils d'un de ses adjoints, qui dirige la multinationale gestionnaire des eaux usées de Cap Atlantique, il décide, à la hussarde, de repositionner les pompes de l'hippodrome au cœur du giratoire d'entrée du centre-ville et de consacrer le quartier 8 mai / Gambetta non plus à des logements mais à des voitures en stationnement.

Face à cette volte-face aussi surprenante que saugrenue, qui s'accompagne d'un maintien d'une tribune à l'emplacement de l'actuelle, la CARENE décide au bluff de revenir sur ses largesses en se contentant du projet initial, celui de doter le centre-ville de Pornichet d'un ouvrage de stockage des eaux usées XXL à moins de 200 mètres de la place du Marché. A la surprise des élus et techniciens de l'agglomération, Robert Belliot ne s'offusque pas de ce revirement et ne voit pas vraiment le problème de geler foncièrement 1 ha du centre-ville de Pornichet et d'exposer environ 10 ha de sa ville aux odeurs toujours possibles de ce type d'équipement. Comprenne qui pourra !

Encore une fois, la calamiteuse gestion de Robert Belliot va durablement peser sur l'avenir de Pornichet et des questions demeurent sans réponse :

  • Pourquoi Robert Belliot a-t-il demandé que la CARENE réalise ce bassin de stockage des eaux usées en plein centre-ville ? Par incompétence, par ses absences répétées aux commissions de la CARENE qui traitaient de ce dossier ?

  • Pourquoi Robert Belliot pénalise-t-il durablement l'évolution de l'entrée de ville en y installant d'énorme ouvrages hydrauliques impossibles financièrement à déplacer avant plusieurs décennies

  • Pourquoi Robert Belliot préfère-t-il sacrifier l'historique parc des sports pour y exiler, loin des commerces, les ainés de la commune, plutôt que de leur proposer le site du 8 mai pour leur nouvelle maison de retraite et de repousser le stockage des eaux usées du côté de l'hippodrome ?

La municipalité Belliot a habitué les observateurs à des décisions aussi dispendieuses qu'inutiles, mais cette fois-ci la politique de jocrisses des occupants de l'Hôtel de Ville va plus loin puisqu'elle condamne Pornichet à l'asphyxie sous la pression d'ouvrages hydrauliques gigantesques. Annoncé par certains sur la scène des Renc'Arts l'été prochain, le dandy branchouillo-vendéen Philipe Katerine semble exprimer dans un de ses opus le fond de la pensée de notre Grand Leader local : « je suis dans la merde et je vous emmerde ».


9 commentaires:

Anonyme a dit…

La majorité municipale commence à se fissurer. Rencontré aujourd'hui un élu
"C'est devenu n'importe quoi je crois que je vais ou démissionner ou rentrer dans l'opposition et crois moi je ne suis pas le seul à gamberger."

anthony a dit…

Objectivement, je pense que notre cher maire a une dent contre Pornichet et n'a qu'un seul but en réalité : faire de Pornichet une ville à l'urbanisation sinistrée et aux finances désastreuses....
on peut tout de même remarquer que toutes les rues de Pornichet ne sont pas logées à la même enseigne puisque, miracle, la rue où habite notre premier magistrat est désormais en sens unique et nettoyée quasi quotidiennement par les services de la ville .....

Waterloo a dit…

Et ce port envasé, pollué, triste...

C'est pour inciter les pornichétins à se rendre sur le futur couteux parc paysager qui n'attirera pas les promeneurs?

Anonyme a dit…

Puisque le sujet de l'article est le m....., peut on savoir si le poulpe va faire un article sur la merde de l'erika que l'on a dans le port d'échouage et donc sur toute la baie, cachée en dessous de la belle vase . j'ai lu dans le ouest france du jeudi 8 octobre que le maire aurait déclaré aprés des études à faire,qu'il était prêt à réclamer d'autre pognon à total(ses amis) pour le préjudice.
aurait il oublié qu'il a négocié avec total le pollueur pour une bouchée de pain le préjudice écologique et financier de la pollution de l'érika.
de qui se fout on?
je voudrai répondre au premier commentaire. beaucoup d'élus de la majorité disent qu'ils vont demissionner...mais en réalité, ils ferment leur gueule car ils n'ont pas de couilles et surtout ils ont bien trop d'intérêts (magouilles) privés en jeu....
si demain, on te donne quelques centaines d'euros pendant six ans pour seulement lever le bras au conseil municipal, il faudrait être con pour refuser.la place est bonne.....un a eu des couilles, c'est le premier a être parti, si tu voies ce que je veux dire le mollusque.

anthony a dit…

Je connais également des gens "prêts à démissionner" mais entre ce qu'ils disent et ce qu'ils votent lors des conseils ........ Alors si j'ai un petit conseil à donner à nos chers élus indécis : quittez vite le navire avant que la population ne vous en veuille de trop ..... Une démission au bon moment ..... MAINTENANT !!!

Pornichet Le Poulpe a dit…

Naturellement, nous aurons l'occasion de revenir sur "l'affaire du Port d'échouage" et l'effet boomerang qu'il représente pour un maire dont l'une des premières décisions a été de toucher un chèque de Total plutôt que de participer au combat, actuellement en appel, pour imposer au pollueur d'être le payeur.

pirouette a dit…

Comme exemples de démissions on se souvient des nombreuses, remises lors du premier municipe Lambert.
Elles avaient fait l'objet d'une argumentation détaillée et plutôt sévère sur le peu de débat démocratique régnant au sein de la majorité municipale,en particulier sur l'autocratie de certains.

Il est navrant de constater que l'on en soit au même point avec l'actuel Maire.

S'il y a démissions, il faudra bien qu'elles soient expliquées.

Courage!

fanfan a dit…

Bonne nouvelle.
Béliot sur les listes régionales c'est tout bon pour l'opposition PS, Modem.
Le retour de la droite la plus bête du monde...

lonely a dit…

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer:
Erika-pollution-port-vase-eaux usées-
place-
autant de mots clés qui devraient permettre de trouver des informations dans les délibérés du conseil municipal non ?
Etonnant comme ce groupe travaille dans la discrétion...Et comme il s'applique à le faire savoir dans le détail d'un seul coup, un week end, après plus d'un an de recherches acharnées et de résultats d'analyses tellement longues et difficiles.C'est remarquable.
Avec la place du Cirque on se croirait au premier avril, mais l'hiver arrive, il reste à espérer que 2009 ne répète pas 1999, le pétrole sur la plage et les débordements de l'autre côté. Faudra-t-il encore demander des pelles et des seaux au Père Noel :(
Au moins les désastres pourront être affichés en couleur...C'est un progrès non ?
En attendant on tourne "Les Vieux du Stade". L'Hotel des Equinoxes s'ennuie et ridiculise la ville et on préfère les voitures à nos ainés.
Circulation adoucie ? ou réflexion amollie ?
Pourquoi y a t il des jours comme des nuits; noirs.