lundi 2 mars 2009

Désorganisation budgétaire

Un an plus tard, Robert Belliot n'habite toujours pas le costume de maire de Pornichet. En campagne électorale permanente, il oublie de gérer la commune. Le débat d'orientation budgétaire, qui s'est tenu la semaine dernière en Conseil municipal, a été un sommet d'indigence.

Exercice imposé de l'hiver, le Débat d'orientation budgétaire doit permettre au maire de présenter une photographie des finances communales, d'évoquer le contexte économique locale et nationale, d'annoncer les perspectives de recettes et de dépenses et naturellement d'offrir une vision prospective des finances locales. A Pornichet, on innove avec une vision "au ras des pâquerettes".

Catalogue sans avenir

A Pornichet, le maire a jugé inutile de responsabiliser un colistier en lui confiant les finances. Résultat, personne ne s'occupe de gérer la commune. Le dernier Conseil municipal en a offert une inquiétante illustration. Un à un, les élus majoritaires ont annoné les opérations envisagées pour l'année comme une réponse au catalogue de promesses démagogiques fourni par Robert Belliot durant la campagne municipale. Ce dernier a quasiment joué au muet du sérail comme s'il était dépassé par la question des finances communales.

Évidemment une Barquera + des serres municipales + des pompes + de l'entretien courant + des achats de voitures + des dizaines d'autres choses ne font pas un budget et encore moins un débat d'orientations budgétaires. Quelles dotations de l'Etat pour 2009 ? Quels fonds de concours de la Carene ? Quelles perspectives de court et moyen terme pour les recettes provenant du Casino ? Quelle évolution pour 2009 des recettes issues des transactions immobilières ? Quels financements pour la tribune de l'hippodrome, les pompes et le parc paysager ? Comme d'habitude, le maire s'est noyé dans des réponses mensongères, absconses et compréhensibles que de lui-même.

Au-delà du niveau navrant des débats, malgré l'intervention très calme et argumentée de Jacques Lambert, observons simplement trois points :

  • la politique de l'habitat est abandonnée et le logement social renvoyé à Saint-Nazaire,

  • la politique touristique est abandonnée, l'Office du Tourisme n'a plus qu'une fonction d'animation sans portée économique,

  • la politique budgétaire pluri-annuelle est abandonnée pour une gestion à la petite semaine.

Poches percées

Le dernier examen des finances communales par la sourcilleuse Chambre régionale des Comptes avait valu un satisfecit à l'ancienne municipalité. Seul bémol : Pornichet disposait d'une trésorerie trop importante.

Avec Robert Belliot, visiblement tout change puisque 12 mois après son arrivée à l'Hôtel de Ville, il est déjà obligé de faire les poches de son ami Devedjian pour boucler son budget 2009. En effet, l'ex militant d'extrême-droite est venu à Pornichet pour donner en 2009 à Robert Belliot le million d'euros de Tva que la commune devait initialement toucher en 2009 et 2010. En clair, super Sarko ne donne pas un centime à Pornichet, il se contente de rembourser en anticipant de quelques mois la TVA payée pour les actions de l'équipe Lambert (tennis couverts, centre de loisirs, serres municipales...).

Grâce à ce tour de passe-passe, Robert Belliot va chercher à faire croire qu'il a les moyens de ses investissements annoncés pour 2009. Il oublie simplement qu'avec une vision pluriannuelle la situation financière de la commune resterait inchangée. Dans une entreprise normalement gérée, ces pratiques ressemblent fort à de la cavalerie. Cela tombe bien pour l'hippodrome...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

oui, je sais, c'est le rôle de votre blog de ne pas nuancer, tout est blanc pour Lambert tout est noir pour Belliot. un peu de gris ferait du bien dans cette période de crise. Je n'ai pas voté pour l'équipe Lambert mais force est de constater qu'aujourd'hui la gestion de notre commune se fait au jour le jour; la récupération de la tva est faite vous avez raison sur les investissements de l'ancienne municipalité, mais çà c'est normale, par contre ne pas prévoir l'avenir et les conséquences des investissements futurs est de l'inconscience

Ubu a dit…

Je n'y comprends rien ! Ce ne sont pas les Pornichétins qui vont payer les pompes et l'hippodrome pour le PMU ? C'est inimaginable.
Merci de me donner des précisions.

Anonyme a dit…

Cette municipalité va creuser un gouffre financier que les pornichétains vont mettre des années à rembourser...Bob le prestidigitateur est inconscient et je reste trés modéré....