vendredi 29 janvier 2010

Social Killer 2

Au Nord c'était les corons, à Pornichet c'était la réaction ! Incroyable séance du Conseil communautaire de la Carene mardi dernier avec un Robert Belliot dans les cordes qui prouve une nouvelle fois, en évoquant la question du logement social, qu'il est bien le néo-con(servateur) que nous dénonçons à longueur d'articles.

Après avoir vomi ses réflexions atrabilaires contre le logement social dans le nauséeux gratuit La Baule + de décembre dernier, Robert Belliot a eu droit à des vœux musclés de la part de David Samzun, vice-président de la Carene en charge de l'habitat. Ce dernier n'avait pas digéré les scandaleux propos de notre cher édile.

Vive les maîtres de forges !

Le jeune élu nazairien a cherché à mettre notre Social Killer de maire devant ses responsabilités. Il a rappelé que seule la commune de Pornichet, dans toute la Loire-Atlantique, n'avait pas signé le Plan de progrès proposé par l'Etat pour accélérer la production locale de logements sociaux, alors même que 300 demandeurs sont en attente de logement. Il a, dans la même veine, dénoncé le cynisme et l'immoralité de Robert Belliot qui demande en fait à la Carene de loger les ouvriers et employés de l'industrie touristique pornichétine qu'il se refuse à loger dans sa commune.

Incapable, comme à l'accoutumée, de faire front avec autre chose que des phrases toutes faites et maintes fois rabâchées, le pathétique maire de Pornichet a fini par déraper en laissant percer le fond de sa pensée. Il a ainsi expliqué, comme Ouest-France l'a indiqué, que "s'il avait été aux affaires au début du dossier du Château des Tourelles, nous aurions obligé les créateurs d'emplois à construire des logements sociaux". Quel formidable double aveu...

Premier aveu, soit la parole de notre maire ne vaut rien, soit notre maire ne vaut rien. En effet, comment peut-on dire une chose pareille lorsque dans le même temps Robert Belliot pleure auprès de la Carene et de la Région des Pays-de-la-Loire pour aider l'investisseur des Tourelles à boucler son tour de table financier ? S'il ne parvient déjà pas à financer son projet d'hôtel-thalasso comment aurait-il pu construire en plus des logements ? Comment peut-on énoncer une énormité pareille lorsqu'aucune loi ni règlement ne permet une telle obligation d'autant que tout employeur cotise au 1% patronal, justement pour soutenir la politique de logement des salariés.

Second aveu et probablement le plus édifiant sur le néo-conservatisme intrinsèque de Robert Belliot, son souhait d'assujettir le logement à l'emploi. En homme de progrès, notre Social Killer se voit l'âme des grands patrons paternalistes de la seconde moitié du XIXème siècle qui muselaient leurs ouvriers en conditionnant l'obtention d'un toit à une docilité dans l'entreprise. Avec Robert Belliot, un siècle de conquête ouvrière, d'avancée sociale est balayée d'un seul coup. Robert Belliot, une certaine idée du progrès !

L'inculture chronique du maire de Pornichet lui fait oublier jusqu'à l'héritage du Conseil national de la Résistance qui, via diverses lois, permit dans les années 1940 et 1950 de dissocier le contrat de travail de l'occupation des habitations. La naissance puis la généralisation du 1% patronal pour le logement permettent, depuis, de soutenir l'effort de construction en faveur des travailleurs modestes.

Menteur à répétition

Comme à chaque fois qu'il est attaqué sur sa volonté implicite de ne pas construire de logement social, Robert Belliot sort de sa besace sa démagogie la plus crasseuse en ressassant tel un perroquet "Lambert n'a rien fait pour le logement social " !

Cet argumentaire devient de moins en moins supportable au fil des mois d'une gestion municipale calamiteuse et pratiquant ostensiblement une politique de classe. Pour mémoire, l'action de Jacques Lambert et de ses élus au service du logement social s'est organisée autour de deux axes : produire du logement social sur les fonciers disponibles et adaptés d'un côté, et acquérir du foncier pour organiser des ilots d'habitat conciliant programmes privés et opérations sociales de l'autre.

En 15 ans, plus de 100 logements sociaux ou équivalents sont sortis de terre dans divers quartiers de Pornichet (Flammarion et Victor Hugo en centre-ville, pavillons d'Ermur et Redonnées dans les villages, Flaubert à Bonne-Source et d'autres opérations à l'Ile Pré, aux Loriettes...). C'est significatif mais évidemment pas suffisant. Heureusement, un tiers du budget communal d'investissement était, dans le même temps, destiné à des acquisitions foncières. Aussi, en arrivant aux affaires Robert Belliot disposait d'un formidable trésor de guerre pour sortir une quarantaine de logements sociaux par an.

Sauf qu'entre un PLU démagogique et réactionnaire qui assimile des immeubles de 4 étages à des tours ou des barres pour finalement les limiter à 2 étages ou qui bloque de fait les opérations sociales dans les quartiers, des décisions à l'emporte pièce qui consacrent le site 8 mai / Gambetta à des parkings alors que 80 logements sociaux y étaient prévus, qui vendent à un promoteur le site des serres plutôt que d'y réaliser la petite dizaine de logements sociaux prévue... il est bien difficile de produire du logement social. Le PLU Belliot / Prosimar est un outil de gestion du droit des sols protégeant les plus aisés et rejetant les plus modestes.

Dans une ville dont les salariés œuvrent principalement dans des secteurs à bas salaires (tourisme, commerce, services à la personne...), à horaires atypiques et à temps non complet imposé par l'employeur, le besoin en logement social demeure un enjeu majeur. Qui peut croire qu'une main d'œuvre qualifiée mais mal payée fera des dizaines de kilomètres pour venir travailler à Pornichet ?

Avec de telles orientations à courte vue et en refusant, contrairement à La Baule ou Guérande le logement social, Bob le fossoyeur condamne Pornichet. Plus qu'un social killer, Belliot est bien le Pornichet Killer !



mercredi 20 janvier 2010

Bérézina budgétaire

18 mois et déjà la grande Armée belliotiste est en déroute. Discrètement caché dans l'anonymat de la liste des arrêtés municipaux, Robert Belliot a signé un prêt de 5 M€. Sans stratégie autre que la démagogie, le petit Caporal de l'UMP finance son irresponsabilité à crédit. Et ce n'est qu'un début !

Si en 13 ans , Jacques Lambert, le prédécesseur de Robert Belliot, a largement doté la commune en équipements et services à la population, il a su le faire au prix d'une sévère maitrise budgétaire au point que l'encours de la dette, en 2008, était de 3 M€ moins élevé qu'en 1995. La rigueur budgétaire socialiste a eu un coût électoral que Robert Belliot a parfaitement compris. Résultat : Super Bobby ouvre les vannes, dépense sans compter et recourt discrètement à l'emprunt plutôt que d'augmenter, à la vue de tous, les impôts locaux.

Fins de mois difficiles

La rumeur a enflé dans les services municipaux, "le maire a des difficultés pour payer les salaires de décembre". Ce qui n'était, pensait-on, qu'un bruit s'est rapidement avéré une réalité : Pornichet n'arrive plus à boucler ses fins de mois ! En 18 mois, Robert Belliot a dilapidé l'argent communal au point de devoir, en urgence, le 18 décembre dernier, ouvrir une ligne de trésorerie d'1,5 M€ auprès de Dexia Crédit Local de France.

A l'époque du socialiste Lambert, comme l'atteste un site spécialisé en finances locales, la capacité d'autofinancement de la commune oscillait chaque année entre 3 et 4 M€. Avec l'irresponsabilité dépensière de Robert Belliot, la situation s'est brusquement dégradée. Dès le budget 2009, la cigale UMP devait se résoudre à une capacité d'autofinancement très dégradée, de l'ordre d'1 M€. Évidemment, avec une couverture aussi peu épaisse, il est difficile de rester au chaud et de payer ses charges fixes.

Le pompier Devedjian est venu temporairement éteindre le brasier budgétaire en l'arrosant, sous prétexte de Plan de Relance sarkozien, de liquidités, sous forme d'avances sur des recettes que la commune de Pornichet aurait du recevoir, en 2010, au titre de la TVA. En comptabilité, ce type de pratique s'appelle de la cavalerie et le hussard Belliot devra rapidement nettoyer ses Ecuries d'Augias.

Lors de l'examen du budget 2009, l'opposition n'avait eu de cesse, malgré la morgue de Bobby, de dénoncer un "budget insincère" qui sous-évaluait les dépenses et majorait les recettes. Quelques mois plus tard, les faits sont têtus et les finances communales dans le rouge.

Iéna au secours !

Par arrêté municipal n°159, le Premier Consul de Pornichet a souscrit, en décembre dernier, un emprunt de 5 M€ (prophétiquement ?) appelé, avec l'humour cher à nos banquiers, Iéna Modulable. D'un seul coup d'un seul, avec cet emprunt, l'encours de la dette de la commune explose de 55% et, pendant 16 ans, les Pornichétins devront rembourser les frasques belliotistes.

Plus inquiétant encore est la forme de cet emprunt et son contexte.

Alors que la crise financière a mise en exergue les prêts toxiques pratiqués par divers organismes bancaires, le libellé pour le moins abscons des modalités de cet emprunt, composé de deux tranches d'un égal montant, ne manque pas d'inquiéter. Les spectateurs du dernier Conseil municipal n'ont pas été rassurés par l'incapacité de la majorité municipale, à expliquer, malgré les questions de l'opposition, les garanties prises par la commune. Fine mouche, le Crédit Agricole, qui propose cet emprunt, a inscrit dans son contrat que "la Commune de Pornichet garde l'entière responsabilité de ses choix et des conséquences des options effectuées", une élégante manière d'annoncer des jours sombres pour les contribuables pornichétins.

L'inquiétude des spécialistes des finances publiques est grande devant la fuite en avant budgétaire de la commune de Pornichet. Alors qu'elle a eu droit en 2009 aux avances gouvernementales sur la TVA et aux immoraux subsides de Total, et qu'elle n'a pas encore payé les actuels travaux hydrauliques, ses finances sont déjà dans le rouge. Ce premier emprunt, dit Belliot-Peneau 1, en référence au maire et au très oubliable subdélégué au contrôle (sic) de gestion, annonce un Belliot-Peneau 2 pour financer l'hippodrome et un Belliot-Peneau 3 pour payer le superfétatoire parc paysager et le boulevard de Saint-Nazaire.

Il faut souhaiter que les travaux croulent sous les retards pour arrêter ce train fou par la grâce des municipales 2014, faute de quoi, des générations de Pornichétins se souviendront, chaque année, du terrible mandat Belliot, en lisant leur avis d'imposition sur la taxe d'habitation et sur les taxes foncières.

Le Maréchal Belliot et ses artilleurs aux petits pieds campent sur leur Aventin de suffisance, sourds et aveugles aux signes avants-coureurs d'une débâcle annoncée. A court terme, ils masquent leur incurie en recourant le plus discrètement possible à de lourds emprunts. Ils oublient juste que, si après Iéna, il y a bien eu Wagram, ensuite ce fut Eylau, Leipzig et Waterloo...


vendredi 8 janvier 2010

Rouge de honte

Entre dinde et marrons, Robert Belliot a mangé du commissaire-enquêteur à l'occasion de cette fin d'année. Cramoisi de rage, il déglutit avec peine le roboratif rapport du commissaire-enquêteur du PLU qui explique, avec des mots choisis, que le mi-cuit de PLU à la sauce de l'exclusion sociale n'est pas recevable...

Surconsommation de Champagne millésimé ? Fatigue d'une année d'apprentissage laborieux ? Émergence d'un syndrome de Korsakoff ? En tout état de cause, le maire de Pornichet, dans son édito de la Pravda municipale datée de l'hiver 2009, a évoqué le Plan Local d'Urbanisme (PLU) sans signaler l'avis défavorable du commissaire-enquêteur. Un oubli ? Comme c'est dommage ! Eh Bob, tu n'aurais pas des choses à cacher ?

Bonimenteur

Après de premières réactions fort peu républicaines à l'égard du commissaire-enquêteur du PLU, l'édile pornichétin expliquant que ce personnage nommé par le Président du Tribunal Administratif de Nantes était "partisan", notre despote mal éclairé persiste et signe. Il choisit la fort complaisante radio ultra-réac Kernews pour cracher sa bile en reprenant son antienne sur le fait que ce Monsieur Saint (c'est son nom) n'aurait pas "tenu compte du mémoire de réponse aux Personnes Publiques Associées (PPA)". En clair, les réserves émises à l'égard du PLU par l'Etat, la Métropole Nantes – Saint-Nazaire ou la CARENE auraient fait l'objet d'explications par la commune de Pornichet que ce "partisan" de commissaire-enquêteur aurait omis d'intégrer.

Dommage, mais dans ses conclusions, ce dernier note que "si le mémoire en réponse aux avis des personnes publiques associées envisage la prise en considération au moins partielle des observations formulées, les réponses demeurent des intentions". Comprendre que M. Saint, sans doute échaudé par ses échanges verbaux avec le duo Belliot/Gout, ne donne pas sa bénédiction aux élus pornichétins.

Il précise même sa pensée en écrivant que "la prise en considération des avis des PPA, notamment en ce qui concerne le respect des orientations du Schéma de Secteur de la CARENE, conduira à des modifications importantes du zonage". En langage courant, cela signifie que le commissaire-enquêteur dit à notre Mister Bluff de l'hôtel de ville : je veux bien croire votre volonté de vous conformer à la loi, mais alors pourquoi ne pas le faire maintenant ?".


Autre mensonge XXL proféré à longueur d'ondes par Super Menteur : le fait que le PLU voulu par la CARENE devrait permettre de "construire des barres de logements sociaux face à l'hippodrome", "de faire des ghettos". Et notre Petit Père du Peuple des Riches de vilipender ces suppôts du béton avec ce cri du cœur magnifique de suffisance poisseuse : "Vraiment, ces gens n'ont aucun respect de l'être humain" ! On ne saurait trop indiquer à ce cher Bob de passer moins de temps dans les cocktails du parisien salon des maires et de regarder davantage les sites Internet des bailleurs sociaux locaux comme Silene ou Espace Domicile. Il verrait que les barres des ZUP des années 70 ont laissé place à des opérations bien moins imposantes que l'essentiel des immeubles pornichétins.

En caricaturant à dessein les objectifs de mixité sociale et de compacité urbaine défendus par la CARENE ou l'Etat (loi SRU, Grenelle 1 et 2...), Robert Belliot continue de creuser le sillon démagogique ouvert durant la campagne électorale. Prisonnier de ses promesses inconséquentes, il joue la carte de l'ultra localisme ("les habitants de ma commune que j'aime plus que tout") plutôt que de partager les enjeux du pays. Besson joue avec les minarets pour brandir l'identité nationale, Belliot lui agite le logement social pour défendre une présumée identité pornichétine.

Réquisitoire étayé


La violence, les amalgames et les caricatures utilisés à tours de bras par le maire de Pornichet s'expliquent probablement par la force imparable des arguments développés par le commissaire-enquêteur pour justifier sa décision d'émettre un avis négatif sur le PLU pornichétin.

Pour commencer, et comme nous l'avons déjà précisé dans un article précédent, l'amateurisme confondant de l'équipe Belliot est dénoncé : "les documents contenaient de nombreuses erreurs et imprécisions", "l'examen de la compatibilité du projet de PLU avec le Plan Local de l'Habitat de la CARENE a été omis", "les incidences du projet de PLU sur la zone Natura 2000 n'ont pas fait l'objet d'une évaluation environnementale", "la protection du patrimoine ignore des ouvrages, édifices ou monuments méritant protection", "les équipements portuaires et leur avenir, tant dans les dimensions économiques qu'environnementale ne paraissent pas avoir été suffisamment abordés eu égard à leur importance dans le tissu urbain"... Vivement que la Médiathèque achète le bouquin Être élus pour les Nuls cela pourrait être utile à nos édiles...

Ensuite, le commissaire-enquêteur se voit contraint, dans le style ampoulé des rapports administratifs, de dénoncer des partis-pris idéologiques et/ou démagogiques contraires aux lois de la République : "la densification, la production de logements sociaux et la mixité urbaine font l'objet de prescriptions plus limitatives qu'incitatives nonobstant les déficits constatés sur le territoire communal", "certains emplacements réservés ne paraissent pas présenter un intérêt général suffisant pour justifier les atteintes graves aux propriétés qu'ils affectent et deux doivent être supprimés (23 et 30) dès lors que l'intérêt environnement est sensiblement supérieur à l'intérêt général de leur objet (stationnement)", "la superficie des terrains classés en zone agricole pérenne est trop largement déficitaire pour être compatibles avec le schéma de secteur de la CARENE"...

Enfin, et c'est probablement le plus scandaleux et le plus irresponsable, le PLU, à la peu ragoutante sauce Belliot/Gout, tourne le dos aux enjeux de notre époque. Le commissaire-enquêteur s'est ainsi vu dans l'obligation de dénoncer le fait que le choix belliotiste de privilégier l'étalement pavillonnaire sur la compacité urbaine "achèverait de consommer le capital d'extension de l'aire urbaine" au point qu'à l'issue de la mise en œuvre des zones d'aménagement prévues par ce PLU "toute augmentation de la population serait exclue ". Il souligne également que "les contraintes architecturales sont paralysantes tant en terme de créativité qu'en ce qui concerne l'amélioration de l'habitat notamment pour en améliorer l'isolation thermique". Avec Belliot et son PLU, Pornichet c'est no futur !

Face à ces constats et à d'autres encore, le commissaire-enquêteur a sorti pas moins de 4 cartons rouges :

  • Carton rouge au fait que le "PLU donne une importance excessive à la protection de l'environnement des actuels résidents au détriment du renouvellement de la population".
  • Carton rouge au fait que "la protection de l'environnement et notamment des espaces boisés et des zones humides est insuffisante".
  • Carton rouge au fait que "la résorption des inondations n'est pas assurée avec des garanties suffisantes,
  • Carton rouge au fait que "le déficit de logements sociaux ne sera pas efficacement résorbé faute de projets d'opérations publiques identifiées".

Les rédacteurs et contributeurs du Poulpe auront apprécié le travail du commissaire-enquêteur qui a, lui aussi, été horrifié par le contenu environnementalement irresponsable et socialement inique de ce PLU. Robert Belliot est décidé à passer en force en faisant adopter le PLU par ses godillots de conseillers municipaux. Les démocrates et les Pornichétins aimant vivre dans une ville de qualité ouverte à tous auront à cœur d'engager toutes les mesures utiles pour rappeler que, si le Maire est déjà hors du monde, Pornichet reste une commune de France avec ses droits et ses devoirs !


dimanche 27 décembre 2009

Le vice roi

L'époque est au bilan et le moins que l'on puisse écrire est qu'à Pornichet, c'est plutôt l'heure du dépôt de bilan tant Robert Belliot conduit inexorablement la commune dans une impasse sociale, urbaine, touristique et financière. Si l'on considère que le vice mène le monde bien plus que la vertu, Pornichet est en passe de devenir le centre du monde.

En guise d'étrennes ironiques, libre expression sur les péchés capitaux qui malmènent Pornichet.

L'acédie

Plus connue de nos jours par l'expression de "paresse morale", ce vice gangrène l'action municipale. Chaque jour, la municipalité Belliot démontre son incapacité à s'ouvrir aux enjeux de notre époque.

Modérons la place de la voiture reine exprime la vertu, des parkings supplémentaires j'ouvrirai avec l'argent des contribuables (Dauphin, Flaubert, plage de Ste Marguerite, espace boisé de Bonne-Source) répond le vice roi. L'étalement urbain et la consommation foncière excessive tu combattras clame la vertu, le pavillon de constructeur sur 800 m² de terrain tu bâtiras, répond le vice.

Et, dans ce contexte licencieux, Athéna, la déesse de la sagesse, a rendu les armes face au Belphégor des 4x4 et du toit à deux pentes.

L'orgueil

Il constitue un élément fondamental de la politique (sic) conduite par not' bon maire. Communiqué de presse après communiqué de presse, message vidéo après message vidéo, intervention publique et bafouillante après intervention publique et bafouillante, notre Lucifer de Ker Bon Accueil cherche à expliquer qu'avant lui Pornichet n'était rien ou plutôt n'était rien de bien.

Une ville largement équipée d'équipements et de services publics réellement utiles aux citoyens, Lucifer oublie. Une ville à la santé financière resplendissante, Lucifer en profite pour dépenser sans compter. Une ville dotée d'un projet équilibré pour organiser un développement maîtrisé pour le long terme, Lucifer détruit tout pour renouer avec le Pornichet du début du XXème siècle au point que le commissaire-enquêteur du Plan Local d'Urbanisme s'émeuve de ce retour vers le passé voulu par le vice roi. Allez Lucifer, lâche ton trident !

La gourmandise

Comprise au sens originel de la gloutonnerie, de la démesure, de l'aveuglement, elle est probablement la marque de fabrique de la municipalité en place. Avec Belzébuth à l'Hôtel de Ville, la dilapidation des deniers publics est devenue un credo.

Votre pauvre association sportive riche de plusieurs centaines d'adhérents a du mal à payer sa facture d'électricité, pas de problème le contribuable y palliera. Vous voulez une buvette pour picoler à la santé de la Loi Evin, on vous la prépare au plus vite. Vous voulez du beau matériel de sonorisation pour un équipement pourtant quasi neuf, achetez sans compter, le contribuable régale ! Vous voulez gueuletonner aux frais des Pornichétins sous prétexte de course à la voile, rejoignez nous sur le port chaque semaine de l'Ascension. Vous voulez 5 places de parking à 100.000 €, venez donc du côté du Dauphin, etc, etc.

Si Lambert a peut-être péché par un excès de rigueur financière, notre Belzébuth de l'Hôtel de Ville a, lui, les poches percées ...

L'avarice

Ce pêché est une notion étrangère à la majorité UMP locale, en tout cas pour sa clientèle politique qui sait apprécier les réceptions municipales dans des lieux normalement dédiés à la culture, les moyens municipaux mobilisés dans la salle des sports pour accueillir gracieusement un meeting de l'UMP ou les deniers publics dispendieusement utilisés pour un pathétique radio-crochet de chants de marins.

Les rares cas d'avarice décelés du côté de l'Hôtel de Ville sont plutôt pour des opérations un tant soit peu ambitieuses comme, par exemple, un festival de musiques actuelles, le Farniente festival, obligé de s'exiler vers des contrées plus hospitalières. Autre cas d'avarice connue mais assumée, le refus obstiné de produire du logement social dans les beaux quartiers illustré par la cession à un promoteur du foncier des serres municipales.

La colère

Elle entraine dans son sillage des actes voire des propos regrettables. Parmi les innombrables accès de colère du Satan du 1er étage, qui terrorise même ses condisciples, sa diatribe anti-blog fait, deux mois plus tard, encore rire la blogosphère. Expliquer des actes inacceptables de dégradation par l'outrecuidance de blogs maléfiques qui oseraient un tant soit peu égratigner la carapace du vice-roi illustre tragiquement le niveau du procureur.

A Pornichet, les sorcières ne volent plus, le sel ayant mangé leur manche à balai, mais elles seraient remplacées par des blogs dangereux car libres et informés.

L'envie

Elle constitue visiblement un pêché véniel pour le Léviathan pornichétin tout empourpré de sa suffisance. Fier d'un bilan désastreux et raillé par ses peu charitables amis UMP de la Presqu'île, notre dévoué maire n'hésite pas à proposer ses trop méconnues compétences pour intégrer le haut de la liste UMP pour les élections régionales. Probablement en panne de batteries, le portable de notre Léviathan airbusien n'a jamais sonné.

Tout à son envie de devenir le Bertrand Du Guesclin de l'UMP local, il s'en va parallèlement guerroyer contre le seigneur Batteux en son fief nazairien et, fort d'une armée composée d'élus et de fonctionnaires pornichétins, il parvient à entrainer derrière son panache dépenaillé une seule et unique vestale de l'UMP nazairienne. Quel tableau de chasse !

La luxure

Elle constitue un pêché que nous laisserions volontiers pour la sphère privée afin d'éviter de devoir nous épancher sur le sujet. Signalons simplement qu'Asmodée, qui sème, selon la définition mythologique, dissipation et terreur, est sévèrement combattue par les cerbères vidéoéquipés des brigades municipales.

Refusant de voir sa commune livrée aux vices démoniaques d'une jeunesse désorientée, notre courageux gardien des ténèbres s'est réservé, avec ses amis adjoints, le douloureux visionnage de ce spectacle, en leur qualité d'officier de police judiciaire résultant de leur mandat municipal. Tremble Bacchus, le duel Bidule contre Super Focus est engagé !


Entre les sept péchés capitaux et les sept vertus (foi, espérance, charité, justice, prudence, tempérance et force morale), Pornichet semble s'égarer sur la voie des enfers vouant ses habitants aux gémonies. Espérons qu'à l'instar de Dante, tout cela ne soit qu'une divine comédie, et que Pornichet aura commencé le cycle belliotiste par les chemins de l'enfer avant d'accéder au purgatoire et d'entrouvrir le paradis. Il est cependant à craindre que la muse salvatrice ne ploie sous la tache...

Bonne année 2010 à toutes et à tous sous le signe de la vigilance citoyenne !

vendredi 18 décembre 2009

Big brother is watching you

C'était une journée de décembre froide et claire. Les horloges sonnaient treize heures. Comment débuter autrement un article sur la vidéosurveillance sans paraphraser les premières lignes du roman 1984 de George Orwell. Belliot le liberticide vient de faire montre une fois de plus de son populisme dépensier en installant à Pornichet le joujou de ses rêves : la vidéosurveillance.

Annoncée en mars dernier, le télécran scrute depuis ce milieu de semaine, le cœur du Pornichet festif. Dans la novlangue municipale, on ne parle pas de vidéosurveillance mais de vidéoprotection. Elle est présentée comme un "outil de protection et de sécurité pour lutter contre les incivilités, l'insécurité et la délinquance sur la voie publique". Mais, notre Big Brother des beaux quartiers doute à ce point de l'efficacité de son cadeau de Noël sécuritaire qu'il précise que ce système ne permet que "de limiter les passages à l'acte".

Liberticide et inefficace

N'en déplaise à Belliot super flic, la vidéosurveillance n'a jamais fait la preuve réelle de son efficacité. Même le paradis de la caméra attitude, la Grande Bretagne, doute de cet outil. Un responsable de la vénérable Scotland Yard expliquait en mai 2008 que la vidéosurveillance était "un véritable fiasco". Pire pour l'ultra-droitier Belliot, le peu gauchiste Figaro écrivait dans son édition du 23 mars 2009 que la vidéosurveillance "faisait reculer la délinquance uniquement si elle était combinée avec des actions traditionnelles de police". Seul problème, la police de proximité a disparu avec le passage de Napo-Sarko au Ministère de l'Intérieur et ce n'est pas un bon café chaud qui attirera les policiers dans le placard sécuritaire ouvert à la Gare.

En fait, pour Robert Belliot, peu importe l'efficacité et le coût de ce dispositif. Toute à sa démagogie irresponsable, il explique que ce dispositif répond à "la demande des riverains et des commerçants et permet de rassurer les habitants du quartier". Que ne ferait pas le premier édile de Pornichet pour faire plaisir à son électorat sirotant sa verveine devant le 13 heures de TF1 et au promoteur Giboire qui peine à écouler ses programmes immobiliers et leurs tarifs stratosphériques dans le quartier de la gare !

Évidemment, le Navarro de l'Hôtel de Ville surfe sur les sondages d'opinion qui plébiscitent la vidéosurveillance (71% des Français y seraient favorables d'après un sondage Ipsos pour la Cnil en mars 2008). Pour lui, cet objet de contrôle social n'est qu'un élément du paysage urbain comme un autre. Pornichet, son classement 4 fleurs, ses lampadaires, ses panneaux directionnels, ses écrans vidéo XXL et ses caméras de surveillance... Cela donne envie !

Il est tout de même incroyable que dans notre civilisation qui fait de la liberté une valeur cardinale, le plus grand nombre reste indifférent à vivre dans une télé-réalité permanente. C'est vrai que c'est sympa d'aller tirer de l'argent à la BNP, d'acheter ses croissants chez Chatelier ou son Figaro magazine sous l'œil inquisiteur de policiers baulois s'amusant du dernier Ralf Lauren du parisien en week-end, des bourelets disgracieux de la ménagère pornichétine de moins de 50 ans ou de la présence d'une nouvelle jolie blonde au bras d'un sémillant quinquagénaire peu discret.

Que sont les baby-boomers devenus ?

Le brillant philosophe Jacques Ellul évoque "la religiosité de la technique" pour expliquer cet engouement liberticide pour la vidéosurveillance. Cette nouvelle croyance dans le Dieu Focus n'est-elle pas l'expression des insuffisances d'une société vieillissante qui promeut le droit à la tranquillité plutôt que le droit à l'égalité ?

Ce n'est pas ici que nous défendrons les agissements de quelques petits cons qui à eux seuls parviennent à stigmatiser toute la jeunesse qui aime à se retrouver dans le quartier de la Gare. Par contre, il nous semble utile de mettre en perspective les excès généralement éthyliques d'une jeunesse privée de perspectives.

Dans une société où l'Etat sarkozyste injecte deux fois plus d'argent pour financer la défiscalisation du patrimoine des plus riches que pour construire des logements sociaux, où le coût des études explose sans plus garantir un emploi dans la vie active, où la fiscalité pèse plus sur les jeunes couples actifs que sur les retraités aisés, où l'accès au logement devient une chimère pour le plus grand nombre et où « l'autre » menacerait l'identité nationale d'un pays de plus en plus recroquevillé, comment s'étonner qu'une jeunesse sans avenir dépasse parfois les bornes ?

Dans une forme d'amnésie collective, les excès de la jeunesse, que toutes les générations occidentales vivant en temps de paix ont eu le plaisir de pratiquer, deviendraient pêché mortel. Oublié les bals populaires alcoolisés des années 50, les concerts no limit des années 60, les happenings contestataires et enfumés des années 70 ou la frénésie gin-vodka dans les discothèques des années 80.

S'enivrer au Margaux 1er cru avant de rentrer à la maison dans son 4x4 rutilant n'est-il pas aussi blâmable que de se binge drinker à la bière ou à la vodka-caramel ? Notre société vieillissante et individualiste ne supporte plus de voir dans le miroir de l'extraordinaire augmentation de son niveau de vie la face hideuse du modèle de civilisation qu'elle a enfanté : consumériste, matérialiste, individualiste et destructrice de la planète.


Dans 1984, le monde moderne technomaniaque engendrait la négation de l'amour et de la sensualité en prospérant sur une novlangue appauvrissant le langage pour hébéter le peuple et mieux le contrôler. "L'ignorance, c'est la force" scandait la Police de la Pensée. A Pornichet, comme en écho, l'ignorance et l'incompréhension des phénomènes sociaux semble tenir lieu de viatique politique mais espérons qu'une majorité de citoyens saura comme Winston, le héros d'Orwell, crier que "la liberté, c'est la liberté de dire que deux plus deux font quatre", n'en déplaise à Big Brother Belliot.

samedi 12 décembre 2009

Pointe antisociale

Dans la discrétion d'un Conseil d'Administration du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), la municipalité Belliot a décidé d'offrir à un promoteur 2.000 m² de foncier communal plutôt que de construire des logements sociaux. Un nouvel exemple de la ségrégation sociale voulue par Robert Belliot.

"Antisocial, tu perds ton sang froid" chantait Trust à l'aube des années 1980. Du côté de la très huppée Pointe du Bé, on va préférer un refrain belliotiste en diable du genre "antisocial nous sommes, antisocial nous restons".

Scandale immobilier et social

Par un coup de baguette magique, le Conseil d'Administration du CCAS, sous la coupe de la majorité belliotiste, offre un foncier de 2.000 m², propriété du CCAS, pour l'euro symbolique à la Ville de Pornichet. Ce terrain constructible, situé impasse Sainte-Anne, au cœur de la Pointe du Bé, accueillait les anciennes serres municipales et est aussitôt revendu par la commune. L'heureux bénéficiaire de ce mic-mac serait M. Dufret... explicitement nommé dans une délibération du CCAS.

Bizarrement, le CCAS, après s'être dépossédé de son propre foncier, a adopté une délibération autorisant ce promoteur à aménager le site. Étrange, car l'autorisation d'aménager est du ressort de la commune et en aucun cas du CCAS. Étrange que les informations sur les conditions de vente soient fournies aux membres du CCAS 3 jours après la réunion du Conseil d’Administration, donc 3 jours après le vote ! Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Histoire de bien faire comprendre leur volonté de faire du foncier des serres municipales un site pour les promoteurs immobiliers, Robert Belliot a décidé de faire passer une délibération en Conseil municipal. Bizarre, bizarre, cette fois-ci, l'identité de l'heureux bénéficiaire a disparu de la délibération officielle.

Étrange aussi, le fait qu'une conseillère municipale explique dans la discrétion du CCAS que ce terrain ne permettrait pas de faire de l'habitat groupé alors que la délibération présentée au conseil municipal du 10 décembre indique explicitement que "cette acquisition doit permettre de céder ce bien à une personne privée en vue de réaliser une opération de pavillons".

Par un jeu de passe-passe, Robert Belliot spolie le CCAS, personne publique de plein exercice, d'un foncier valorisable et détourne sciemment les finalités sociales de cet organisme en offrant le foncier à un promoteur et non à un bailleur social. Le message de Robert Belliot est clair : "avec moi pas de logement social mais du fric pour les promoteurs" !

Bizarre, toujours aussi bizarre, la manière dont cette vente s'est d'ailleurs déroulée. A notre connaissance, la cession de ce foncier de qualité n'a pas fait l'objet d'une large publicité comme la loi l'exige. Pourquoi ? Pour protéger les intérêts d'un promoteur ? Contre quelles contreparties ?

Politique de classe

Entre incompétence et conscience de classe, Robert Belliot multiplie, depuis 18 mois, les sales coups pour limiter au maximum la construction de logements à prix modérés sur la commune. Pour Social Killer, les 400 logements sociaux environ prévus contractuellement entre la Ville de Pornichet et la CARENE pour la période 2009-2014 constituent un chiffon rouge.

L' opératon du foncier des serres municipales est exemplaire. Ce site de 2.000 m² s'inscrit dans un tissu pavillonnaire dense, le plus dense de la commune du reste, héritage du modeste quartier des pêcheurs du Pornichet originel. La réalisation d'une opération de 8/10 logements individuels sous une forme groupée se serait parfaitement intégrée dans le tissu urbain existant, assurant à merveille une insertion dans le site si chère à l’adjoint à l’urbanisme quand il s’agit de refuser des permis de construire !

Mais, pour Robert Belliot, l'alpha et l'oméga reste le pavillon bien classique avec son terrain d'au moins 500 m² et surtout avec des propriétaires occupants et non des gueux de locataires sociaux. La Ville de Pornichet s'était, à coup de sacrifices, forgé des réserves foncières significatives qui, lâchées à bon escient dans le cadre d'une stratégie globale, auraient permis d'assurer la diversité sociale et générationnelle de la commune et de tous ses quartiers. Le Social Killer préfère brader à un promoteur du foncier en centre-ville plutôt que d'accueillir de jeunes familles.

Entre un Préfet qui, cas unique en Loire-Atlantique, refuse de signer un contrat d'objectif sur la production de logements sociaux avec la Ville de Pornichet devant l'absence de volonté des élus, et un commissaire-enquêteur du PLU qui est contraint de donner un avis négatif en soulignant l'incapacité du nouveau PLU à produire un volume significatif de logements sociaux (conformément à la loi) et à assurer un équilibre social et générationnel de la commune, le racisme social semble à l'œuvre à Pornichet, du moins aux yeux de l'État.

Symbole du double discours du Social Killer, l'opération dite sociale du Pouligou. Initialement prévue sous la forme d'une opération sociale d'une soixantaine de logements, Robert Belliot réduit la toile avec seulement une vingtaine de logements sociaux. Mais, tout à son inculture urbaine, il truffe son PLU de règles qui empêchent l'opérateur social choisi par ses soins, en l'occurrence Harmonie Habitat, de réaliser son opération.

Il est tout de même cocasse de voir ce bailleur social devoir expliquer dans le cahier de l'enquête publique du PLU que le règlement est entièrement à revoir car même sur le site du Pouligou, qui bénéficie d'un cadre plus souple qu'ailleurs, il lui est impossible d'équilibrer économiquement son opération, malgré l'aide de la CARENE et de l'État.


Peur du pauvre, peur de l'autre, immoralité dans la conduite des affaires communales, avantages offerts aux plus aisés, démagogie outrancière, dilapidation du foncier et des ressources communales, embrouilles en tous genres, le mandat municipal de Robert Belliot n'est plus le long chemin de roses qu'il espérait voir se dérouler sous ses pieds, souhaitons même que ce scandale immobilier et social le conduira à Canossa.

lundi 7 décembre 2009

Noir, impairs et manques !

Pornichet n'aura bientôt plus de casino. Incapable de se hisser à la hauteur des enjeux, le maire de Pornichet ne parvient pas à définir une stratégie pour conserver le premier employeur privé de la commune et son premier contribuable. Le compte-à-rebours final (?) est déclenché, pour le plus grand plaisir de La Baule.

Qu'il est loin le temps où le casino pornichétin damait le pion de son concurrent baulois. Depuis deux ans, l'établissement de jeux du boulevard des Océanides voit ses indicateurs virer au rouge. Recul des entrées, recul du produit brut des jeux, recul de la rentabilité. Dans cette économie singulière, l'innovation est vitale mais les atermoiements du maire de Pornichet empêchent toute stratégie de développement au grand dam des salariés et des contribuables.

Roulette russe

Noir, comme semble l'être l'avenir du casino pornichétin avec un maire incapable de percevoir le danger d'une rétrogradation voire d'une disparition de l'historique établissement du remblai. Entre une campagne électorale poujadiste, des volte-faces incessantes durant l'été 2008 et une incapacité à comprendre les tenants et aboutissants de l'économie casinotière, le maire de Pornichet semble inapte à définir une stratégie communale pour cet équipement majeur.

Impairs, comme les erreurs que multiplient Sa Suffisance, empourprée d'un égotisme pathologique. Robert Belliot observe sans réagir les recettes fiscales de la commune s'effondrer de 600.000 € en 2009 en raison des difficultés du casino (source : casinoweb). Comment oublier que les taxes versées par le casino à la mairie dépassent l'autofinancement dégagé par le budget communal. Sans les taxes du casino, le contribuable devra accepter environ 20% d'augmentation des impôts locaux pour maintenir les ressources de la commune. Face à un tel contexte, nombre de municipalités prépareraient une stratégie de renouveau de leur casino... pas Pornichet.

Sa Suffisance, interrogée par l'opposition en séance du conseil municipal, début novembre, sur sa vision stratégique du devenir du casino, a une nouvelle balbutiée des formules dilatoires sans cacher l'incurie de sa réflexion.

Bouger pour ne pas mourir

Légalisation du jeu en ligne, investissement massif des opérateurs de jeux sur le Web, recul de l'activité des casinos "en dur", fragilité financière des principaux opérateurs sur le marché français... le secteur, après 15 ans de croissance annuelle souvent à deux chiffres, est confronté à sa première crise de croissance. Le groupe Partouche, propriétaire du casino de Pornichet, un casino récemment encore dans le top 20 français, a signé, fin octobre, avec un pool bancaire, un rééchelonnement de sa dette comportant une clause sibylline précisant que le groupe devra engager "un processus de cession d'actifs", en clair vendre les bijoux de famille.

Le 8 octobre dernier, sur les ondes d'Europe 1, Patrick Partouche, le PDG du groupe propriétaire du casino de Pornichet expliquait sa vision stratégique de l'activité des casinos cette prochaine décennie.

Il soulignait que "les gros casinos qui ont une offre d'animation, une offre de spectacles, une offre de restauration, qui sont des lieux de divertissement pour adultes, marchent, ils subissent la crise mais ont une cohérence, une légitimité. Par contre je suis très pessimiste pour les petits casinos qui n'ont de seule existence que les machines à sous. Pourquoi y aller ?" s'est-il demandé en conclusion.

Cession d'actifs, limitation de la capacité d'investissements, fragilité financière du Groupe Partouche d'ici 2015, priorité donné aux casinos en ligne et baisse, depuis plus de 2 ans, des résultats du Casino de Pornichet, la situation est inquiétante pour notre commune et son casino, incapable de trouver un nouveau souffle dans un site très contraint.

Le projet Hippocampe avait pris en compte l'absolue nécessité de permettre l'émergence d'un casino de nouvelle génération pour Pornichet. Sa Suffisance a, d'un revers de main, balayé cette solution préférant des jardins dormants à des salariés bien vivants. Il n'est pas encore trop tard.

Le contrat liant la Ville de Pornichet à son casino expire en 2015. 4 ans sont nécessaires pour lancer un nouveau marché incluant la construction à la charge du casinotier d'un nouvel établissement. Vu l'absence de compréhension des enjeux par le maire de Pornichet, le temps est maintenant compté. Le plus difficile sera à présent de trouver un site d'implantation pour un établissement de jeux et de loisirs de nouvelle génération. Le PLU, qui vient d'essuyer un avis défavorable du commissaire-enquêteur, avait pris soin de bloquer les rares sites potentiellement pertinents. Espérons que la nouvelle version que Robert Belliot devra écrire de gré ou de force proposera une vision plus intelligente.

Désintérêt de l'activité du casino, incompréhension des fondamentaux de l'économie du jeu, populisme... tout est réuni pour que Robert Belliot soit le fossoyeur du casino. Comment expliquer ce désintérêt ? Manque de courage politique après avoir avec légèreté promis durant la campagne électorale que le casino ne changerait pas de site ? Probablement. Incompétence face à un secteur économique complexe ? Surement. Deal avec La Baule pour faire du casino Barrière le seul établissement de la baie ? Peut-être.


samedi 28 novembre 2009

Lex, mensonge et démago

Déposé le 21 octobre 2009 par le commissaire-enquêteur, le rapport défavorable à l'adoption du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Pornichet n'est toujours pas disponible en mairie. Plus grave encore, des élus d'opposition, n'ont pas eu le droit de photocopier les 4 pages de conclusions. L'état de droit n'a plus court à Pornichet. Robert Belliot semble avoir perdu toute mesure. Il faut dire que le contenu du rapport du commissaire jette crument la lumière sur les pratiques inacceptables et les convictions réactionnaires du monarque pornichétin.

Si le Poulpe n'a pas non plus accès à ce document qui se doit pourtant d'être en libre accès en mairie de Pornichet, les lois de la République lui permettent en Préfecture de découvrir ce que le maire et ses sbires cherchent à cacher.

Erreurs et imprécisions

Durant sa campagne électorale démagogissime, Robert Belliot s'est joyeusement affranchi des lois et règlements de la République. Avec lui, fini les insupportables délais administratifs, fini les études longues, fini la réflexion. On allait voir ce que l'on allait voir. On voit...

Dès qu'il s'agit de placer son action municipale dans le respect des lois républicaines, Sa Suffisance peine à cacher ses insuffisances. Alerté par les multiples expressions publiques sur le caractère navrant du PLU alors en chantier, Robert Belliot a cherché à se couvrir derrière l'aura préfectorale en faisant adouber son PLU par un Préfet de passage, lors d'une visite-éclair, en mairie de Pornichet, le 17 avril dernier. La communication municipale a mis en exergue le satisfecit soi-disant accordé par le Préfet. L'avis contraire rendu par le commissaire-enquêteur rend encore plus savoureuse la tentative du très UMP Préfet Hagelsteen de sauver le soldat Belliot. Dura lex sed lex.

Le commissaire-enquêteur, nommé par l'Etat, écrit dans ses conclusions que "les documents présentés au public contenaient de nombreuses erreurs et imprécisions". Il enfonce le clou en expliquant que "les incidences probables du projet de PLU sur la zone Natura 2000 n’ont pas fait l’objet d’une évaluation environnementale", ce qui est pourtant un exercice obligé connu. Ces deux phrases parmi beaucoup d'autres illustrent la légèreté avec laquelle le pathétique duo Belliot / Goût a abordé ce dossier.

Copie à revoir complètement

Avant d'émettre un avis défavorable au PLU de Pornichet, ce qui reste une décision exceptionnelle (un cas par décennie et par département en moyenne), le représentant de l'Etat a souligné des points dérangeants pour des élus qui passent leur temps à donner des leçons de protection de l'environnement.

Pour les projets prévus autour d'Intermarché, notamment sur du foncier appartenant à des proches du maire, il est indiqué que "ces projets d’urbanisation [...] ne sont pas assortis de prescriptions suffisantes pour éviter d’aggraver la situation des secteurs périphériques au regard des inondations". Dans la même veine, le commissaire-enquêteur précise que "la résorption des inondations n’est pas assurée avec des garanties suffisantes", avant de conclure que "la protection de l’environnement et notamment des espaces boisés et des zones humides sont insuffisantes lorsqu’il s’agit de réaliser des équipements collectifs".

Évidemment, côté développement durable, la charge est encore plus sévère. La synthèse du rapport indique que "les contraintes architecturales sont paralysantes tant en termes de créativité qu’en ce qui concerne l’amélioration de l’habitat notamment pour en améliorer l’isolation thermique". Tout à sa désuète folie pavillonnaire, Sa Suffisance se fait sèchement épinglée : "la densification, la production de logements sociaux et la mixité urbaine font l’objet de prescriptions nettement plus limitatives qu’incitatives".

Comme pour bien se faire comprendre d'une municipalité visiblement sourde à toutes les remarques, le commissaire-enquêteur conclut son propos en soulignant "que le projet du PLU donne une importance excessive à la protection de l’environnement des actuels résidents au détriment du renouvellement de la population" et que malgré les réserves foncières accumulées cette dernière décennie, "le déficit des logements sociaux ne sera pas efficacement résorbé faute de projets d’opérations publiques identifiées". En clair, Monsieur le Maire, cessez votre démagogie électoraliste !

Pressentant probablement que Robert Belliot n'hésiterait pas à mentir effrontément pour défendre son PLU, le commissaire-enquêteur a pris soin de préciser que son avis, contrairement aux allégations de Sa Suffisance, prenait bien en compte "le mémoire en réponse aux avis des Personnes Publiques Associées" mais que "les réponses demeurent des intentions » et rien d'autre".

Dans la presse locale, Robert Belliot a diffamé le commissaire-enquêteur et sciemment menti sur sa gestion du dossier. Il faut dire que deux semaines après avoir désigné à la vindicte populaire les blogs, et principalement celui du Poulpe, Sa Suffisance a du mal à accepter que nos analyses poulpiennes (6 et 10 novembre 2008, 19 janvier, 4 mai, 22 juin et 25 juillet 2009), partagées du reste par nombre de concitoyens lors de l'enquête publique et par les élus d'opposition à diverses occasions, trouvent un large écho dans le rapport du représentant de l'Etat. Eh, Robert, les tentacules du Poulpe, çà chatouille ou çà grattouille ?


mardi 24 novembre 2009

Touché et bientôt coulé

Le commissaire-enquêteur désigné par l'Etat pour analyser, dans le cadre de l'enquête publique, le PLU de Pornichet vient de délivrer un avis défavorable. Cette décision rarissime illustre les extrêmes réserves émises par les oppositions à Robert Belliot.

Lors d'une conférence de presse tenue aujourd'hui en mairie, Robert Belliot a caricaturé son sobriquet. En effet, Sa Suffisance a stigmatisé le commissaire-enquêteur en considérant qu'il "n'était pas impartial" et qu'il répondrait même à des commandes politiques. De qui ?

Hors micro, Sa Suffisance a indiqué que cette enquête publique n'avait aucun intérêt. Pire encore, il a visiblement décidé de passer en force en annonçant vouloir faire adopter par sa majorité servile, lors du prochain Conseil municipal, le PLU en l'état.

Si tel était le cas, les forces vives de la commune auront la responsabilité, si l'Etat ne jouait pas pleinement son rôle de censeur, de saisir le tribunal administratif. Si l'ultra-droitière Prosimar avait en vain attaqué le PLU Lambert / Allaire, nul doute que d'autres associations locales auront à coeur de mettre à bas l'inique PLU fomenté par la doublette Belliot / Gout.

Des informations plus complètes prochainement sur http://pornichetlepoulpe.blogspot.com/

samedi 21 novembre 2009

Super Belliot

Bien aidé par la complexité du projet Hippocampe et le double jeu de Patricia Gallerneau, Robert Belliot est entré par surprise à la mairie de Pornichet. Apolitique (donc de droite), il a rapidement fait allégeance à l'UMP au point de proposer ses services à la droite nazairienne et de politiser à outrance l'administration municipale.

Mieux que Super Dupont voilà Super Belliot. La droite nazairienne, qui ne parvient pas à se remettre de la disparition de son mentor des années 80/90, Étienne Garnier, semble percevoir notre ineffable maire de Pornichet en sauveur. Seul problème, mais de taille, Robert Belliot ne représente que lui-même. Difficile à accepter pour Sa Suffisance.

Un nouveau malheur

Divisée, atomisée, inaudible... la droite nazairienne aurait pu servir de modèle à la fameuse citation de Guy Mollet sur "la droite la plus bête du monde", mais, un malheur n'arrivant jamais seul, elle se cherche en Robert Belliot un super héros. Voilà une mission taillée à la mesure de Sa Suffisance, mettre à bas 80 ans de socialisme municipal !

Seul problème pour le Super Dupont des bacs à sable, il est le super héros de courageux putschistes, qui ont profité d'une hospitalisation de leur leader local pour tenter de s'émanciper. Quelle élégance !

Avec Saint-Nazaire, Robert Belliot tente de prendre l'UMP de vitesse comme il l'a fait (avec réussite notons-le) à Pornichet, en 2008. Vexé comme un pou de ne pas figurer dans la short list UMP des régionales, Sa Suffisance a décidé de provoquer diverses démangeaisons chez les hobereaux du pari sarkozyste. Et, comme le ridicule ne le tue pas, il n'hésite pas à faire don de sa personne à la cause. Avec des trémolos gaulliens dans la voix, il indique être "disponible pour aider la droite nazairienne à devenir une vraie opposition sur l'agglomération" au point de vouloir "proposer une alternance sérieuse à la gauche".

Inutile de préciser que la gauche nazairienne est depuis percluse d'angoisse. Les prestations pitoyables de Robert Belliot en Conseil communautaire et son absence continue des diverses commissions de la Carene contribuent incontestablement à terroriser les leaders nazairiens.

Doté d'un estomac à tout épreuve, Sa Suffisance a eu l'outrecuidance d'attaquer la mairie socialiste de Saint-Nazaire sur le thème d'une mauvaise gestion des deniers publics, exigeant même "de la transparence". On croit rêver. Depuis 18 mois, les finances communales pornichétines vont à vau-l'eau, des dépenses clientélistes ou pharaoniques sont engagées sans aucune prospective financière et lorsque l'opposition daigne exiger un plan de financement de l'opération pompes / hippodrome / parc paysager, le maire fait lire une réponse sans un chiffre si ce n'est celui d'augmenter l'ardoise paysagère de 36%.

L'étrange Monsieur Cressot

Sur les photos de presse présentant ces putschistes de salon, il est intéressant de noter la forte présence pornichétine, indispensable pour faire nombre. Que des élus figurent sur ce type de cliché, rien que de très normal. Par contre, que le directeur de cabinet du maire de Pornichet et le Directeur général des services (DGS) s'y affichent également est beaucoup plus troublant. Ces deux personnages sont payés par les Pornichétins pour servir la commune de Pornichet, pas les intérêts d'un groupuscule de l'UMP nazairienne.

Le fait que toute honte bue, le chef des fonctionnaires de la mairie de Pornichet s'affiche dans une conférence de presse militante de l'UMP constitue une étrange vision du devoir de neutralité. De mémoire de Pornichétins, personne n'a le souvenir de voir le patron des municipaux s'afficher ostensiblement dans une réunion politique aux côtés de son maire.

Perfidement, certains spécialistes de la droite locale expliquent que l'arrivée de l'étrange Monsieur Cressot à la mairie de Pornichet répond à la volonté de l'UMP de mettre sous tutelle Robert Belliot, dont l'écho des coupables légèretés a largement dépassé le cadre communal. Si ces rumeurs sont naturellement difficiles à vérifier, il est impossible de nier que le nouveau Directeur général des services présent un profil très politique pour un cadre supérieur de la fonction publique.

Une simple visite sur le Net permet d'entrevoir la nature exacte de ce beau parleur. Un article du quotidien l'Union ironiquement titré "Didier Cressot, un directeur au-dessus de tout soupçon" décrit un haut fonctionnaire se mélant directement des affaires de l'UMP de Vitry-le-François, commune de la Marne pour laquelle il travaillait. Il n'avait pas craint de décerner publiquement bons et mauvais points à ses propres élus et – à en croire l'article de presse – de tirer les ficelles en vue des élections municipales de 2008. Ce Monsieur Cressot a décidément une étrange vision de la neutralité républicaine des fonctionnaires et donne le sentiment d'être particulièrement au fait des méandreuses arcanes de l'UMP.

Plus intrigant encore, sa carrière, au début des années 2000, conduisit Didier Cressot, à Asnières (Hauts-de-Seine), au poste de Directeur du Service de la Culture et des Relations Publiques. Il travailla auprès du sulfureux Manuel Aeschlimann, proche de notre Cher Président, fondateur du Rassemblement national des élus locaux pour la sécurité, spécialiste des questions électorales à l'UMP au point d'avoir enseigné à Sciences-Po la stratégie électorale et empêtré dans d'inextricables démêlés judiciaires.

A la même période, Didier Cressot semble faire preuve d'une étonnante confusion des genres. En effet, le fonctionnaire se mue durant l'été 2002 en directeur de campagne d'un jeune loup de l'UMP locale, Cyrille Dechenoix, adjoint d'Aeschlimann. La présence du nom de Didier Cressot (en têtière du site Internet) est assez étonnante et laisse à penser que celui qui est aujourd'hui à la tête des fonctionnaires pornichétins (sauf improbable confusion homonymique) n'est pas un perdreau de l'année. Cette impression est étayée par le site de son candidat de l'époque, Cyrille Dechenoix, qui ne masque rien de sa proximité avec la garde rapprochée de Sarkozy au point de déclamer son amour pour l'étudiant en droit le plus connu de France... Jean Sarkozy.

Un maire qui se découvre une ambition pour Saint-Nazaire, un Directeur Général des Services qui aime è tirer les ficelles d'écheveaux politiques, une UMP qui cherche à contrôler un maire qui effraie bien du monde par son amateurisme, cela fait beaucoup. Si, pour reprendre les termes prêtés à Electre "tout est confusion dans la nature humaine", Pornichet semble en passe de devenir le parangon de l'embrouillamini, le tout avec l'argent des contribuables.