vendredi 21 octobre 2011

Capitaine Flemm’


Un jour peut-être la vie associative retrouvera des locaux... Depuis plus d’un an, l’Espace Camille Flammarion est en travaux. Une opération aussi dispendieuse qu’inappropriée ? En tout cas, une belle occasion de perdue de conjuguer qualité de l’entrée de ville et services performants à la population.

Cette dernière décennie, la vie associative pornichétine a été plutôt gâtée. Passons sur la modernisation des équipements sportifs, mais pensons à l’arrivée de la salle des Forges ou du Moulin d’Argent, au lifting du Foyer des anciens, aux interventions légères à l’espace Camille Flammarion et à l’ouverture de Quai des Arts.

Ô temps suspend ton vol

L’espace Camille Flammarion est probablement l’équipement municipal le plus laid et le plus inadapté qui soit. Construit au début des années 1970, cet équipement est mal né. Plafonds très bas, salles peu pratiques, acoustique catastrophique, accessibilité déplorable, façade et pignon hideux… rien n’a été épargné à ce bâtiment. Le projet urbain de l’équipe Lambert prévoyait de supprimer ce vestige d’une époque révolue pour créer une maison des associations du côté de la place du 8 Mai. Évidemment cette approche ne pouvait pas convenir à Super Bobby, pensez donc, l’idée venait de Lambert et comme Bobby s’y connait pour faire du neuf avec du vieux, il a décidé de ripoliner Flammarion.

A Pornichet, on est plus malin qu’ailleurs. Quand on n’a pas de sous, on a des idées. La preuve, Robert Belliot et son équipe ont décidé de confier au personnel municipal l’essentiel du travail pour soigner cet équipement obsolète. Pour un maire qui peine à finir le mois sans recourir à des prêts relais, utiliser de la sorte les employés communaux permet d’éviter de payer des entreprises.

Un peu fâché avec la comptabilité analytique, Robert Belliot oublie visiblement qu’un employé municipal c’est aussi un coût horaire et que le travail non fait ailleurs, faute de temps, se paie au prix fort, soit en espèces sonnantes et trébuchantes par le recours à des prestataires extérieurs, soit de manière différée par la dégradation du patrimoine communal faute d’entretien.

Autre problème, ce chantier comme tout chantier de rénovation, peut réserver des surprises désagréables. La mise à nu du gros œuvre a visiblement laissé perplexe les techniciens et ouvriers municipaux. Le chantier a été brutalement stoppé au printemps dernier durant plusieurs mois. Les langues se délient et ils sont nombreux les territoriaux à dénoncer l’incurie qui a présidé à la réalisation de ce chantier. Si professionnellement il pouvait être plaisant par le challenge qu’il recélait, les employés communaux n’ont pas eu de peine à comprendre la nasse dans laquelle une fois encore Robert Belliot entrainait Pornichet.

Lors d’un conseil municipal convoqué à la-va-vite en septembre 2010, l’opposition municipale avait dénoncé la précipitation qui présidait cette opération. Elle avait conclu ses propos en lançant un prémonitoire « la note sera salée pour aucune réelle amélioration pour la vie associative ». Entre marchés publics mal négociés dans l’urgence, impondérables très onéreux liés à la nature de l’opération et coût des interventions en régie municipale, nul doute que l’enveloppe initiale, annoncée à 650.000 €, puis réévaluée à presque 1.000.000 d’euros sera encore largement dépassée. Ennuyeux dans une période de délicatesse financière pour la commune. 
 
Au fait, pour ce projet, la CARENE, que déteste tant Belliot, a donné 100.000 euros. Par contre, on attend toujours la participation d’Intermarché et du promoteur des logements annoncés au pied du camping de l’Oasis qui devaient participer au financement de cet équipement dans le cadre d’une procédure réglementaire dite de PUP. Intermarché fait son business, les promoteurs préparent leurs profits et le contribuable pornichétin paie la note. Un joli résumé du mandat Belliot.

Occasion manquée

Encore une fois l’inculture urbaine de Robert Belliot aura pénalisé les Pornichétins. Plutôt que de multiplier les pelouses dans ce no man’s land sordide qu’est devenue l’entrée de ville, il aurait pu engager un projet 4 en 1 pour le plus grand bien de la commune et de ses habitants :

1.- la Ville de Pornichet construit une maison des associations accueillant les services municipaux dédiés, les associations et leurs réunions ou activités, les services publics partenaires… le tout du côté de la place du 8 mai.

2.- Cette maison du Peuple une fois construite, la verrue architecturale de l’Espace Flammarion et le dépassé Foyer des Anciens auraient été déconstruits.

3. L’école des Ramiers, et ses 3 classes, serait venue s’installer dans de nouveaux locaux à la place de Flammarion renforçant ainsi le pôle école publique du centre-ville.

4. Le Foyer des anciens et l'École des Ramiers mises à terre, ce secteur aurait pu accueillir du logement social et faire l’objet d’une cession d’une partie du foncier à des promoteurs privés sur la base d’un cahier des charges pour garantir la qualité des projets. Cette vente aurait largement contribué à financer les nouveaux locaux scolaires.

Évidemment, pour conduire une telle opération, il faut de la ténacité, il ne faut pas succomber aux charmes venimeux du clientélisme, il faut avoir une vision et une ambition pour sa ville, autant de qualités qui font défaut à l’actuel maire de Pornichet.

Depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville, Robert Belliot parle d’un projet d’entrée de ville, mais personne n’a jamais vu l’esquisse d’un dessin. Par contre, on a droit à un festival d’inepties : un hippodrome et une tribune qui tournent le dos à la ville, un boulevard urbain dédié pour moitié au monde des courses, des pompes et tuyaux en tous sens en plein milieu de ce qui aurait dû devenir la place d’entrée de ville, des équipements publics victimes d’acharnement thérapeutique et on nous annonce maintenant un hôtel avec une passerelle autoroutière. Quelle incompétence !

Un projet mal pensé, un chantier mal préparé, une nouvelle architecture déjà déqualifiée, encore un gâchis. Décidément fiasco rime avec Belliot !

mercredi 12 octobre 2011

Mochitude


Certains ont théorisé le laid, Robert Belliot lui le fait. Entre inculture architecturale et soumission aux intérêts des puissants, le maire de Pornichet s’affirme déjà comme le maire du moche, du très moche.

Ses premiers pas à l’Hôtel de Ville avaient donné la tendance : Robert Belliot ne connait rien à l’architecture, à l’urbanisme, au paysage, mais il s’en fout, il est maire et tout doit plier devant ses certitudes. Le PLU écrit sous la dictée des lubies désuètes de Robert Belliot enserre la ville dans un modèle architectural qui est celui du pavillon des Trente Glorieuses, il nie la diversité architecturale propre à toute cité balnéaire, il ignore les rapports d’échelle en donnant les mêmes droits à construire dans une allée de la Villès-Liron (au hasard l’impasse des Elfes…) que face à l’hippodrome avec ses 800 mètres d’espaces dégagés. Pour le plus grand drame de ses habitants, le lotissement du Pouligou illustre l’incurie de la pensée urbaine de Robert Belliot : on impose des murs en pierre mais on positionne des logements sans gestion des mitoyennetés ni respect des intimités.

Vide sidérant

Pornichet a bénéficié d’un urbaniste français de référence pour préparer son avenir, François Grether, plusieurs fois cité au Grand-Prix national des Urbanistes, le Goncourt de la profession. Que croyez-vous que fit Robert Belliot en arrivant à l’Hôtel de Ville ? Il jeta au feu deux ans de réflexion et pire encore n’ouvrit même pas l’imposant travail laissé par ses prédécesseurs. Qu’il n’adhère pas à tout, soit, mais qu’il ne prenne même pas la peine de comprendre les principes est beaucoup plus affligeant.

En fait Robert Belliot voit la ville à la Pompidou avec le refrain de l’époque : tout pour la bagnole ! Pornichet manque de logement pour ses employés, ses anciens ou ses jeunes, pas grave, Robert Belliot veut des parkings utilisés une cinquantaine de demi-journées par an. Depuis son élection, il évoque un projet pour l’entrée de ville. Mais que voit-on ? Des pompes XXXL sous le rond-point de l’hippodrome qui grèvent toute évolution du secteur, des herses métalliques pour "parcmètriser" le boulevard de la République, des barrières forestières pour privatiser une partie du boulevard de Saint-Nazaire au profit du monde des courses, un chantier qui n’en finit plus de finir sur le plus laid des bâtiments communaux de Pornichet, du gazon derrière des barrières, un giratoire en bordures-route- collées inaugurées à la mode Point de Vue Images du Monde… voilà l’entrée d’une ville de 10.000 habitants, quelle classe !

Avec notre Monsieur + du laid, on peut craindre le pire. Le putatif hôtel-résidence qui viendrait sur le site de l’ancienne station Shell et de certains courts de tennis couronnerait l’entrée de ville d’une passerelle de béton reliant cet équipement privé au très public hippodrome. Comme c’est beau une passerelle autoroutière en entrée de ville, en quelques années, çà dégouline de rouille, ça sent la pisse, çà prend une couleur hideuse, quel bonheur !

En fait, la pensée urbaine de Robert Belliot est aussi vide que les étendues de gazon qu’il plante avec les deniers publics en entrée de ville. Depuis Athènes, la ville c’est le plein, le maire de Pornichet lui invente la ville vide, quel homme !

Only Pornichet

Parmi les horreurs urbaines que lèguera Robert Belliot, il est sans conteste que l’Intermarché restera comme un zénith de son œuvre. Voilà l’exemple même des insuffisances d’un édile local.

Ce dossier était bien avancé à la fin du mandat Lambert. Au terme de rencontres parfois tendues, l’ensemble des parties (propriétaires fonciers, Intermarché, commune…) arrivaient à un accord sur le devenir de ce site. Un architecte-urbaniste avait du reste travaillé avec les acteurs pour aboutir à un résultat de qualité qui satisfaisait tout le monde même s’il demandait un effort financier aux professionnels de la grande distribution.

L’approché était simplissime : minorer l’impact visuel de l’Intermarché tout en lui assurant une qualité de fonctionnement et une esthétique contemporaine, organiser le quartier en privilégiant un urbanisme de couture entre les pavillons des petites impasses et les grands espaces de l’hippodrome, gérer l’enjeu hydraulique collectivement à l’échelle de tout le secteur…
Evidemment, pour aboutir à une telle approche, il faut du temps, de l’énergie, des convictions et un sens de l’intérêt général tant du côté des acteurs privés que publics. Autant d’éléments incompréhensibles pour Robert Belliot. Pour lui, les choses sont simples : c’est du Lambert, c’est donc à jeter. Et il a jeté…

Résultat, Pornichet se retrouve avec sans doute le supermarché le plus hideux qui ait été construit depuis des années dans la région. Mur aveugle en bardage de couleur douteuse, place de l’automobile amplifiée, zones techniques bruyantes et dangereuses au contact des logements riverains, taillis sacrifiés, accès depuis l’avenue Flammarion encore plus accidentogène… C’est un pur festival.

Comment blâmer les propriétaires de cet établissement ? Naturellement, ils auraient pu avoir plaisir à élaborer un supermarché de nouvelle génération qui ne se contente pas de quelques taches de vert pour brandir l’étendard commode du développement durable. Mais, si la mairie elle-même a tiré le projet vers le bas, ils ont eu beau jeu d’en faire le moins possible, quitte à se dire, que dans la prochaine décennie, ils devront revoir leur copie.

Visiblement Robert Belliot n’a pas cherché à voir ce qu’il était possible de faire en matière d’intégration même minimale de ce type d’équipement. Il aurait pu aller au Croisic voir l'Intermarché, ou regarder le Super U de Montoir-de-Bretagne ou d’Herbignac, peut-être même pousser jusqu’au Super U de Nantes-Dalby ou de Rennes-Saint-Jacques voire jusqu’à Thonon-les-Bains découvrir le nouvel Intermarché… Partout, la boite d’acier a laissé place à un élément urbain, partout… sauf à Pornichet.

Être maire c’est savoir gérer efficacement les finances de la commune. Robert Belliot est bien en peine. Être maire c’est savoir préparer sa ville pour l’avenir tout en embellissant le présent. Robert Belliot en est incapable. Vivement 2014 !

lundi 3 octobre 2011

Le martyr de Saint-Sébastien

 Les archers du béton, armés par les sommités de l’Hôtel de Ville ont décidé de sacrifier l’avenue de Saint-Sébastien sous une gangue immobilière aussi soudaine que dénuée de toute réflexion urbaine. Un nouveau gâchis à porter au débit du roi des bricolos, Robert Belliot.
Nous allions voir ce que nous allions voir. Avec Robert Belliot, les immeubles seront rares et bas, la qualité de vie dans les quartiers préservée et l’agenda 21 sera le phare de la pensée. Pour voir on voit… L’avenue de Saint-Sébastien a longtemps assuré la fonction d’entrée de ville sur l’axe Saint-Nazaire – Pornichet avant que la 4 voies ne soulage cette avenue. Alors qu’une réflexion était engagée pour la requalifier et la sécuriser, Robert Belliot a décidé, comme pour le reste, de jeter les bonnes idées et simplement d’acheter des pots de peinture blanche. Zébras, pointillés, panneaux… toute la panoplie (auto)routière a été sortie pour rendre la situation… ubuesque et anxiogène pour les usagers et riverains.
Solde des années Sarko
Les amis du Fouquet’s le savent mieux que quiconque. Quoi qu’il arrive en mai prochain, les amis de Sarko ont trop siphonné le budget de la Nation pour que les dispositions fiscales ultra-avantageuses accordées aux Français les plus aisés ne soient pas rabotées. Résultat, c’est la course à l’échalote ou plutôt à l’oseille. Lamotte, Ataraxia, Bouygues, Eiffage… sortent en urgence des programmes immobiliers qui sommeillaient dans leurs cartons. Objectif : vendre un maximum d’appartements aux peu regardants investisseurs en faisant miroiter les derniers feux de la loi Scellier.
Entre un PLU ni fait ni à faire, la privatisation à l’année de la moitié du boulevard de l’hippodrome pour 20 réunions hippiques par an et une absence de schéma directeur d’urbanisme pour toute l’épaisseur allant de l’avenue de Saint-Sébastien à la rive de la voie express côté hippodrome / cimetière, les riverains de l’avenue de Saint-Sébastien vont être sévèrement touchés.
Encore une fois, le sectarisme et/ou l’incompétence de Robert Belliot et de ses affidés va se payer au prix fort. En arrivant à l’Hôtel de Ville, ils disposaient d’un schéma d’urbanisme prêt à l’emploi pour tout ce quartier. Les questions de circulation avaient été étudiées finement et des solutions préparées avec l'évolution de la voie express en boulevard urbain soulageant du trafic de transit interquartiers l’avenue de Saint-Sébastien et organisation de sorties d’immeubles directement sur ce boulevard. L'urbanisme avait lui aussi fait l'objet de réflexion avec une volumétrie des constructions allant crescendo de l'avenue de Saint-Sébastien aux rives de l'hippodrome tout en préservant des coeurs d'ilots verts.
Bref tout était à disposition pour embellir l’entrée de ville, proposer une offre variée de logements pour tous les publics et offrir une nouvelle qualité de vie aux riverains de l’avenue de Saint-Sébastien.
C’était évidemment trop cohérent pour un adepte du bricolage à courte vue comme Robert Belliot. Il a tout jeté au feu et a laissé le marché faire son œuvre avec ses tares habituelles : aveuglement, égoïsme, absence de vision de long terme… Le plus grave est sans doute dans le fait que les incohérences du mandat Belliot pour tout ce secteur empêcheront pour des décennies une évolution cohérente et qualitative du quartier. Dramatique !
Quatre cents
400, c’est le nombre de logements annoncés à court terme le long de l’avenue de Sébastien, depuis les sites de l’ex garage Gouessant et de l’ex station Shell jusqu’à l’angle de l’avenue des Ecoles. Il se murmure que ce chiffre astronomique en l’absence d’une vision globale pourrait croître encore davantage avec l’urbanisation du site de l’actuel camping de Saint-Sébastien, propriété de l’Evêché. Aujourd’hui, environ 300 à 350 logements bordent l’avenue de Saint-Sébastien. Demain, ce sera plus du double et Robert Belliot s’en lave les mains.
Son inénarrable zélote à la sécurité, M. Bachelier, pourtant riverain de cette même avenue et proclamé référent en urbanisme du secteur (les services de la commune donnent son contact pour toute information sur les projets en cours), use de propos dilatoires, y compris devant les questions de l’opposition en séance du Conseil municipal. Ce dernier semble en fait un adepte de la valse à trois temps.
Premier temps, il cherche à entrainer les riverains dans sa danse sur l’air de tout ira bien vous verrez, on demandera aux promoteurs de payer un peu et aux contribuables pornichétins beaucoup pour réaliser quelques aménagements (souvent incohérents voire dangereux) sur l’avenue de Saint-Sébastien.
Deuxième temps, ses pas de danse s’accélèrent comme s’il était pris de panique et il multiplie les promesses à tout va à la cadence d'un derviche-tourneur.
Troisième temps, il ne tient pas ses promesses et la vie des riverains de Saint-Sébastien et des usagers de cette voie va se jouer à la loterie. A titre d'exemple,l'équipe Belliot autorise 100 logements au cœur du bourg de Saint-Sébastien mais sans projet de refonte de cette partie de l’avenue. Elle autorise aussi une grosse opération d’Ataraxia sur l’impasse des Elfes, en pleine courbe, et l’ancien administrateur de la caisse locale du Crédit Mutuel (dont Ataraxia est la filiale immobilière), le sieur Bachelier, promet avec sa casquette d'élu un trottoir de sécurité aux riverains de l’impasse et un traitement efficace du carrefour. Pourtant rien n'apparaît dans le permis de construire et d’aménager du promoteur. Des promesses, des promesses et au final, l’angoisse pour les riverains.
Gérer une mairie à fort potentiel ne se résume pas à naviguer à vue, au gré de ses intérêts ou de ceux de ses amis. Cela exige d’avoir un cap, de recourir à des compétences pour définir des stratégies, des orientations, des exigences. Dans cette triste période où la France n’est plus qu’une « Ripoublique » du sarkozysme agonisant, Pornichet ne relève pas le niveau. Les mauvaises langues expliquent que la vente en cours d’une partie des ouvrages de la Médiathèque devrait suffisamment renflouer les caisses pour offrir aux élus de la majorité la nouvelle édition de Gérer une mairie pour les nuls ! Il est temps…

samedi 24 septembre 2011

Ethique en toc

Dramatique. Cette rentrée de septembre est dramatique pour Pornichet. Depuis l’été 2008 notre blog n’a de cesse de mettre en garde la population sur la réalité du mandat Belliot. Ces jours-ci, ce n’est pas le Poulpe, l’opposition ou les "socialos-communistes" de la CARENE qui sonnent le tocsin mais la justice et l’Etat sarkozyste. Aujourd’hui, Pornichet est mis au ban de la République et les Pornichétins avec.
Depuis le printemps 2008, nombreux sont les Pornichétins à s’interroger sur la capacité réelle de Robert Belliot à tenir la délicate barre du navire pornichétin. Balloté au gré des intérêts de riches propriétaires qui peuplent les associations de défense de leur patrimoine, jouet de lobbys conservateurs et égoïstes en diable, "démonétiseur" de la parole publique par ses revirements incessants, Robert Belliot s’affirme comme un barreur de petit temps. En une semaine, trois tempêtes viennent de le drosser sur le sable de ses ambitions : une mise sous tutelle, des assertions mensongères et une condamnation.
Tiens, voilà du Bouttin !
Encore imprégné de son inculture urbaine, Robert Belliot a cherché à se défendre de sa mise sous tutelle par le Préfet en expliquant son refus de "faire des barres". Toujours aussi dépassé par son époque, Robert Belliot ne connaît du logement social que les pires erreurs urbaines des années 60/70. Heureusement, Silène, l’opérateur de logements de l’agglomération nazairienne vient d’ouvrir une boutique d’information. Espérons que le Président de Silène et vice-président de la Carène en charge de l’habitat, David Samzun, le conviera à une visite de cette antenne et à une balade dans Saint-Nazaire à la découverte du logement social.
A Pornichet, Robert Belliot pourrait aussi aller voir ce qu’est vraiment le logement social. Il verra, s’il ôte ses œillères, que le logement social peut être harmonieux, bien tenu et offrir des logements que les occupants de programmes privés peuvent envier.
Devant le Préfet comme devant une presse incrédule, Robert Belliot ne semble toujours pas avoir compris ce qu’est le logement social. Il confond les logements défiscalisés plafonnant pendant une durée limitée le montant des loyers avec le véritable logement social. Celui-ci, géré par un bailleur social, offre des conditions de logement à tous et pas seulement aux classes moyennes.
Même la très droitière Christine Bouttin l’a compris, puisqu'elle a offert à l’Etat la possibilité de mettre sous tutelle les vilains petits canards qui refuse ntd’appliquer les lois sur le logement social. Robert Belliot a l’air malin d’endosser maintenant le costume mité de Caliméro.
Indignité
Au-delà du caractère pathétique et de l’attitude parfois ignominieuse de Robert Belliot à l’égard du logement social, ce dernier donne une triste image de la vie publique. Comme Sarkozy et ses copains de la Droite populaire, Robert Belliot accrédite les inclinations les plus nauséeuses de la nature humaine : individualisme, égoïsme, rejet de l’autre, xénophobie sociale… Lorsque le politique s’ingénie à flatter les bas instincts, il n’est pas étonnant de voir flamber le vote extrémiste.
Il faut vraiment que la droite démocrate-chrétienne de Loire-Atlantique soit en perdition morale et électorale pour accepter de faire le lit des ambitions personnelles de Robert Belliot en accordant un strapontin aux élections sénatoriales à la transparente Catherine Garçon, 1ère adjointe et fan de la première heure de Robert Belliot.
Démagogue en chef, Robert Belliot a fait monter au front son association-lige, Ensemble pour Pornichet et son président UMP pour appeler à un départ de la Carène. Au-delà d’une tactique de positionnement interne à la droite locale et d’une tentative d’écran de fumée avant l’annonce de la mise sous tutelle de la commune, Robert Belliot n’a pas hésité à laisser jeter en pâture des chiffres erronés pour ne pas dire mensongers pour faire croire que l’intérêt financier de Pornichet serait d’aller à Cap Atlantique. Même la pourtant pusillanime presse locale s’est offusquée des chiffres et de la méthode.
La réalité des pratiques made in Belliot vient du reste d’être sévèrement sanctionnée par la justice. Le tribunal administratif de Nantes a condamné la commune pour harcèlement moral à l’égard d’une de ses employées. Brillant pour un maire qui passe son temps à jouer de son image d’ancien DRH. Non seulement la commune est condamnée pour harcèlement moral pour des faits datant de 2009/10, non seulement elle est condamnée à verser 2.000 € de dommage et intérêts à la plaignante mais en plus elle va devoir payer au salarié l’assistance d’un avocat pour attaquer la maire au civil et au pénal. C’est certainement ce que l’on appelle une gestion de bon père de famille.
Autre exemple des mœurs de l’Hôtel de Ville, le fait que Robert Belliot ne digère pas sa défaite des dernières cantonales. Il se refuse à offrir une salle municipale pour les permanences mensuelles du conseiller général UMP et "oublie" de l’inviter aux réceptions municipales comme il est de bon ton. Visiblement, à l’école, le petit Robert n’a pas trouvé la page qui traitait de l’esprit républicain. Encore une carence…

Symbole de l’absence de toute morale publique dans son action municipale, Robert Belliot vient d’attaquer l’arrêté préfectoral qui place la commune sous tutelle. Quel bel exemple que celui d’un élu qui pourfend la jeunesse éméchée du quartier de la gare à coup de caméras vidéo et de CRS mais qui ne reconnaît pas ses propres actes délictueux. Comment dès lors s’étonner que la presse locale met comme phrase de la semaine (Ouest-France Dimanche du 18/09) une saillie d’un Pornichétin qui se demande « pourquoi faudrait-il construire des logements Hlm ? Ces gens-là finiront bien par hériter de leurs parents ! » Si la parole peut se libérer à ce point pour proférer de tels propos obscènes, c’est bien que le ver est dans le fruit et que la honte n’a pas fini de s’abattre sur Pornichet. A qui la responsabilité écrasante ?

mardi 13 septembre 2011

Curatelle


Gloire sur Pornichet. Notre ville est la première commune de France, depuis les lois de Décentralisation,  à se retrouver de la sorte sous la tutelle de l’Etat. Ce dernier s’est hâté lentement pour prendre la mesure de la politique anti-républicaine à l’œuvre dans notre ville, mais enfin, il vient d’agir et de jeter une lumière aussi crue qu’infamante sur Pornichet.

Flash-back. Comme la plupart des stations balnéaires, la commune n’a jamais vraiment eu de politique foncière si ce n’est au gré de ses besoins pour localiser des équipements publics. Avec l’arrivée aux affaires de l’équipe Lambert, en 1995, les choses changent. Consciente que la pression littorale allait déclencher une hausse des prix excluant de la commune ses forces vives, la municipalité d’alors décida de consacrer dix années durant le tiers de ses investissements à des acquisitions foncières pour la plupart en centre-ville et le long des principaux boulevards urbains. Cette accumulation historique de réserves foncières devait permettre d’imaginer une évolution programmée sur une quinzaine d’années des espaces centraux de Pornichet avec un volume de constructions significatif agrémenté de 30% de logements sociaux.

Belliot est arrivé-é-é

Avec la municipalité Belliot, cette vision prospective et exigeante est jetée aux orties. Place au bricolage permanent, aux arrangements douteux (Parc d’Armor, serres municipales…), à l’incurie en matière d’urbanisme (PLU anti-Grenelle de l’Environnement, lotissement du Pouligou, urbanisation sauvage de l’avenue de Saint-Sébastien…).

Refusant une vision d’ensemble et collant au racisme social d’une partie de son électorat, Robert Belliot met tout en œuvre pour bloquer l’évolution de Pornichet et surtout éviter d’accueillir les logements à loyer modéré qui permettraient aux salariés de l’économie locale de «vivre et travailler au pays ».

Les affrontements avec la Carène sont réguliers sur la question du logement social mais aussi avec l’Etat. Un missi dominici de ce dernier est venu rappeler au maire, dès 2009, les responsabilités qui lui incombaient en matière de logement social. Il a souligné que la Loi lui faisait injonction d’entrer dans un processus d’accélération de la production de véritables logements sociaux, pas ces logements qu’Ataraxia, Lamotte et autres Bouygues présentent comme du logement social mais qui ne sont que des produits de défiscalisation à loyer limité pendant 9 ans.

Mais, le refus répété de la municipalité Belliot de signer un accord de rattrapage étalé dans le temps a durablement irrité les services de l’Etat. Ils ont compris que le maire n’avait que faire des lois de la République. Un peu de clairvoyance (ou moins de protections politiques) aurait permis à l’Etat de tirer le signal d’alarme dès la rédaction du dernier PLU.

Mais, les temps changent, et les attirances partisanes de Robert Belliot oscillant au gré de ses foucades, l’Etat finit par se lasser de protéger ce personnage de moins en moins recommandable. Avant l’été, le Préfet a convoqué le maire de Pornichet pour le sommer de prendre les mesures nécessaires pour utiliser le foncier chèrement acquis à l’époque Lambert afin de construire les logements sociaux nécessaires à la vie de la commune. Plutôt que de faire des parkings, la Préfecture veut des logements et le dit clairement.

Les Pornichétins paient encore la note

Au terme de cette rencontre, le Préfet, excédé par la morgue ou l’incompétence de Robert Belliot, lui seul le sait, a informé le maire qu’un arrêté préfectoral allait être signé durant l’été pour dessaisir la commune de sa compétence en matière de politique foncière et pour doubler l’amende qui pèse sur Pornichet en la faisant passer de 250.000 € annuel à 500.000 €.

Concrètement, toute vente de foncier, nu ou bâti, dont la commune est légalement informée au titre des Déclarations d’Intention d’Aliéner (DIA) émises par un notaire, fera l’objet d’un examen par les services de l’Etat qui décidera de l’intérêt ou non de préempter le foncier cessible pour y construire du logement social.

Le coup est particulièrement rude pour Robert Belliot. A cause de son aveuglement antisocial, de sa politique de classe, de son incompétence, Pornichet est mise sous tutelle. La commune abandonne ses droits faute de respecter les lois de la République. C’est plus qu’un camouflet, c’est une gifle cinglante et une honte pour notre commune.

Déjà en proie à des difficultés de trésorerie en fin de mois, la Ville de Pornichet va devoir payer une amende colossale, correspondant à environ 25% de sa capacité d’investissement annuel et ce sont les Pornichétins qui paieront encore la note de la politique Belliot.

Comme par hasard, cette sanction historique est rendue publique quelques jours après l’annonce par les porte-paroles officiels de Robert Belliot de leur volonté de faire sortir Pornichet de la CARENE pour rejoindre la peu regardante, au moins en terme de logement social, La Baule. Ce rideau de fumée ne doit pas cacher que l’injonction faite à Robert Belliot de produire massivement du logement social ne vient pas de la CARENE mais bien de l’Etat sarkozyste. Le coup n’en est que plus rude !

Mis au ban de la République par l’inacceptable politique de Robert Belliot, Pornichet vaut mieux que son (encore) maire. Ce dernier devrait méditer une colère de l’Abbé Pierre lorsqu’il demanda : « sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous auriez pu donner les clés d’un vrai logement » !

dimanche 4 septembre 2011

Brèves de parapluie


Incroyable ! Non, le soleil n’a pas tourné uniquement autour des pistes de l’hippodrome cet été. Oui, Robert Belliot nous a encore gratifiés de ses pathétiques fanfaronnades. Morceaux choisis.
Breizhoo spirit
Il n’y pas plus fervent que les nouveaux convertis. Depuis qu’il a enfourché la Jument de Michao (et son petit poulain), Roparzh Belliot nous fait manger du chant de marins et du breton à toutes les sauces. Sans doute frustré qu’un Chouchen Tour n’ait pas remplacé le défunt et gratuit Ricard Live Music, le maire de Pornizhan cherche à concurrencer l’énigmatique Patricia Gallerneau dans la quète du Graal de la bretonnitude.
Toutes affaires cessantes, Pornichet, au mépris des arrêtés municipaux interdisant l’affichage sauvage, s’est couvert d’une immaculée petite bretonne donnant rendez-vous à ses fans bouyguisés de la Star Ac’. Si le concert fut de belle tenue, les dessous de la demoiselle semblent bien opaques.
Le site officiel de la Ville de Pornichet, transformé durant tout le mois d’aout en attaché de presse de l’artiste de la Mercury Records, a claironné la présence de 5.000 spectateurs (payants ?). Un résultat très honnête si c’est le cas, sauf que personne ne sait qui a payé l’opération. Ville de Pornichet et ses services municipaux, Office du Tourisme de plus en plus souvent relégué à payer la douloureuse, SEM gestionnaire de l’hippodrome… En tout état de cause, le contribuable serait légitimement en droit de connaître le coût réel de ce caprice belliotiste.
Hippomobile
Les lecteurs assidus de ce blog savent que nous considérons comme aberrant la manière dont a été implanté le nouvel hippodrome de Pornichet. En écartant le projet initial, pourtant validé par le monde des courses, qui positionnait l’ensemble tribunes/restaurant au débouché du centre-ville (et faisait courir les chevaux corde à droite), Robert Belliot pénalise Pornichet et le fonctionnement de son hippodrome pour plusieurs décennies.
Il suffit de constater les jours de course la manière dont le public accède au site pour observer les mêmes dysfonctionnements qu’avec le précédent hippodrome. Les voitures stationnent en tout impunité le long du boulevard de Saint-Nazaire (pardon… du Comte de Moulin de Rochefort) et les piétons deviennent les proies des automobilistes prisonniers de leur unique file de circulation. Les piétons s’offrent un gymkhana entre les voitures circulant sur les boulevards et ronds-points du secteur tout en cherchant l’entrée de cet hippodrome, située encore plus loin qu’autrefois. Les fléchages ringards de la société des courses signalent le parking du 8 mai comme étant le parking de l'hippodrome. Bref, personne ne comprend rien à la manière d'accéder au site, sauf les VIP à 4 roues qui peuvent ranger leurs grosses cylindrées au ras de la tribune et des pistes.
Même les images des courses diffusées par Equidia, souvent devant des gradins largement dégarnis, ne valorisent pas Pornichet. On y voit un hippodrome à la teinte blafarde cerné par une marée de voitures, bien loin de l’image balnéaire que devrait porter notre commune. Nul doute que le futur jardin des eaux stagnantes et des odeurs rémanentes aura bien du mal à renverser la vapeur.
Secret bien gardé par une société des courses aux ordres, il est à ce jour difficile d’obtenir un bilan public de ce premier été du nouvel hippodrome. Les études initiales reposaient sur l’hypothèse d’une croissance de 50% des entrées par rapport aux années précédentes. Certains membres de la société des courses reconnaissent mezzo voce que l’objectif est loin d’être atteint.
Preuve de l’inquiétude des promoteurs de cet équipement hippique payé par les seuls contribuables, les pages des résultats hippiques de la presse locale ne font plus référence, contrairement aux années précédentes, au nombre d’entrées payantes. Et comme, on peut douter qu’une réunion hippique en plein mois de novembre déchaine les foules, le maire risque de fumer (de rage) sous toque d'autant que du côté des couloirs du boulevard Malesherbes à Paris, des pontifes de la Fédération des courses ne cachent plus leur inquiétude devant l'amateurisme de la municipalité et de la société des courses.
Ringard
Quelle triste image Pornichet a donné cet été à ses visiteurs d’un jour ou de toujours ! Entre un boulevard le long de l’hippodrome qui semble à l’abandon derrière d’incongrues barrières forestières et d’hideux blocs de cailloux, un supermarché neuf et moche comme jamais, des norias de parkings vides, des herses de chantier, un bâtiment municipal à l’état squelettique, un affichage sauvage omniprésent sur le mobilier urbain, un front de mer noyé sous les voitures ventouses… Pornichet avait furieusement un air ringard.
Symbole de cette ville cul par-dessus tête, les navettes chères à Robert Belliot. Conduites par de malheureux chauffeurs devenus au fil des jours de plus en plus neurasthéniques à force de tourner seuls dans Pornichet tels des poissons rouges dans leur bocal. Comment s’étonner que ces véhicules ne servent en rien à diminuer le poids de l’automobile lorsqu’on assiste à une augmentation continue des espaces dévolus à cette dernière dans le centre-ville. A Saint-Nazaire, le stationnement a été chassé du front de mer, et il n’y a jamais eu autant de monde à le fréquenter, il faudrait peut-être que nos éminences locales regardent la réalité des choses… Un jour peut-être, Robert Belliot comprendra que pour fonctionner le transport en commun a besoin d’une limitation résolue de la place de l’automobile dans la ville ?
En attendant, c’est encore une fois les contribuables qui paient doublement les incohérences de leur maire, en payant du foncier pour stationner quelques jours par an des voitures et en payant des navettes de bus dont la seule fonction semble être de donner un peu de contenu au famélique Agenda 21 de cette chère Mme Roudeix.

Nous aurions pu aussi parler d’une volonté belliotiste de sortie de la CARENE, de l’affligeant discours de la Garden-Party du 14 juillet, des nouvelles turbulences de la majorité municipale, de procédures judiciaires en cours, de l’inquiétude des hôteliers, de la réduction programmée des moyens dévolus au festival des Renc’Arts, de l’absence de renouvellement des animations estivales, de la triste image du quartier des halles sale et impraticable jusque tard dans l’après-midi les jours de marché, de la volonté du maire de mettre les éoliennes à Montoir plutôt qu’au large du Pouliguen… mais nul doute que Robert Belliot nous offrira ces prochains mois de nombreuses occasions de revenir sur ses errements. Robert, on sait pouvoir compter sur toi !

jeudi 28 juillet 2011

Web-tu là ?

Enfin, Robert Belliot ne va pas ouvrir son ordinateur en se demandant quelle turpitude de sa gestion municipale, les citoyens engagés de Pornichet le Poulpe vont encore dénoncer.

Comme chaque été, le Poulpe déplie ses tentacules acérées à d'autres latitudes, dans une eau beaucoup plus claire que celle qui dégouline de l'Hôtel de Ville de Pornichet.

Mais Bobby et ses sbires devraient tout de même se méfier, le Poulpe à tout plein d'amis prêts à nourrir le Web, même en août, si la bande de l'Hôtel de Ville commettaient ses errements hebdomadaires.

Si Happy Pornichet vous laisse sur votre faim, ce que l'on peut comprendre, lisez donc le dernier opus de la saga du Poulpe, écrit par le polardeux Pierre Cherruau et le journaliste Renaud Dély. Il s'intitule la vacance du Petit Nicolas (éditions Baleine), et cela s'annonce corrosif à souhait et idéal pour revenir en septembre, remonté comme une pendule, pour mener la lutte contre les valeurs et les méthodes des occupants temporaires de l'Hôtel de Ville.

Bon été.

samedi 23 juillet 2011

L’être et le Guéant


Devant le scepticisme général de la population à l’égard du bien-fondé de dépenser plus de 15 M€ d’argent communal dans un hippodrome, Robert Belliot ressort son arme fatale : la sécurité. Manque de chance, le dernier rapport local sur la délinquance démontre que la méthode Belliot c’est du pipeau !

Ah ! l’été à Pornichet, ce ciel bleu (parfois) et ses rues bleues aux couleurs des forces de l’ordre, cela fait kiffer un max Super Belliot. CRS, Police nationale, Police municipale, officine privée, à pied, à vélo, en tricycle (si, si, on les a vus), en voiture, en camion, dans les avenues, sur les places, sur les plages, le jour, la nuit, on n’y voit que du bleu... Enfin, le maire de Pornichet voudrait nous le faire croire.

Place Beauvau

Menton martial, pose virile, Robert Belliot a sollicité tout ce qui incarne la sécurité pour un joli coup de com articulé autour d’une seule idée : “prévention et sécurité : des effectifs supplémentaires à Pornichet”, sous-entendu c’est grace à Bobby. Sauf que communication et information, ce n’est pas la même chose.

Pourtant le pieux journal Ouest-France va devoir partir à confesse. En effet, comme trop souvent (ah les compte-rendus des conseils municipaux glorifiant l’action du Grand Leader et coupant toute analyse de l’opposition avec une efficacité que ne renieraient pas les services syriens de ce brave Assad), le quotidien catho, dans son édition du 19 juillet, a repris sans une once d’analyse critique la logorrhée municipale. Ce n’est pourtant pas la chaleur estivale qui pourrait justifier un assoupissement de la vigilance journalistique du rédac-chef local.

Le titre du communiqué de presse municipal est repris tel quel par l’article de Ouest-France. La photo d’illustration est la même que celle qui figure sur le site Internet municipal. Plusieurs paragraphes sont même des copier-coller du dit communiqué municipal. Mieux encore, par un raccourci que même Super Bobby n’aurait pas osé faire, l’article du localier indique que “Pornichet double les équipes de renfort”.

L’urgence quotidienne ne devrait tout de même pas empêcher de réfléchir deux minutes sur les assertions de l’ex-UMP pornichétin. Dans les faits, jamais les plages n’ont compté aussi peu de policiers. Les coupes sombres gouvernementales sont passées par là et le CRS body-buildé dans son Tshirt moulant jumelles aux yeux tient plus du souvenir que de la réalité. Et, ce ne sont pas 2 policiers sur des tricycles dignes des Playmobil qui changeront grand chose à l’affaire.

En outre, les moyens de police nationale, principalement des CRS, ne sont pas uniquement affectés à Pornichet mais couvrent Le Pouliguen, La Baule et Pornichet, ce n'est pas tout à fait la même chose...

Enfin, il est intéressant de noter que rien n'est dit sur la vidéo-surveillance, l'alpha et l'oméga de la politique sécuritaire de Super Bobby. La mairie serait-elle gênée aux entournures avec ce dispendieux dispositif qui n'apporte pas de résultat mesurable ? Serait-elle gênée par une incapacité à gérer effectivement ce dispositif ? Serait-elle gênée par les 60.000 € d'argent public bientôt dépensés en vidéo-surveillance sur l'hippodrome ? Serait-elle gênée par le dernier rapport de la Cour des Comptes qui dénonce ces dispositifs au regard des « risques de dérives dans l'utilisation notamment en terme de respect de la vie privée » ?

Passe ton Bachelier d'abord

En fait, on peut penser que la dérive droite sécuritaire de Robert Belliot est surtout un contre-feu au rapport annuel de l'Agence de Développement Durable de la Région Nazairienne sur la délinquance dans la CARENE et dans CAP Atlantique. Cette structure para-publique, dont le maire de Pornichet est un administrateur, n'a pas pour habitude de rédiger des brulots.
Aussi, lorsqu'elle écrit que Pornichet présente « un taux de criminalité » de 67 ‰ (contre 87 ‰ à Saint-Nazaire, 73 ‰ à La Baule et 47 ‰ au Pouliguen), il n'a pas de quoi fanfaronner. D'autant que cette même analyse précise que la hausse des actes de délinquance « résulte principalement d'un plus grand nombre de faits enregistrés à Pornichet ». 
 
Ces chiffres présentés aux élus locaux et aux représentants de l'État ont déclenché une violente saillie du Monsieur Sécurité de Pornichet, Daniel Bachelier. Devant un parterre d'élus et de fonctionnaires médusés, il a nié les évidences et – en tout petit Guéant qu'il est – a dénoncé cette étude et les statistiques qui l'alimentent.

Incapable de comprendre la méthodologie de cette étude récurrente depuis de nombreuses années ni l'origine policière des chiffres, il a voulu casser le thermomètre pour endiguer la fièvre. Visiblement, le sieur Bachelier est comme son maire, incapable de bosser ses dossiers pour les maîtriser et tout aussi incapable de regarder la réalité en face.

A jouer avec la sécurité, beaucoup d'élus de droite et d'extrême-droite se sont brûlés, y compris Sarkozy avec sa honteuse sortie grenobloise de l'été 2010. Visiblement, cela n'empêche pas Robert Belliot et ses affidés de poursuivre dans cette veine sécuritaire quitte à dépenser des centaines de milliers d'euros inefficaces. En fait, si insécurité massive il y a à Pornichet, c'est plutôt celle de la gestion des deniers publics...



dimanche 17 juillet 2011

Grande Braderie

Si les caisses du PMU sont pleines, celles de Pornichet sont vides. 15 jours après un Conseil municipal surréaliste de fatuité, Robert Belliot, le roi de la dépense, fait les fonds de tiroir en vendant les bijoux de famille. Dernier exemple en date : l'Office du Tourisme.
Chaque semaine une nouvelle plus consternante que la précédente met à nu la gestion calamiteuse de l'équipe Belliot. Cette semaine, au détour des annonces légales, le lecteur assidu découvre que Robert Belliot vend les locaux de l'Office du Tourisme. Dans une municipalité qui a le communiqué de presse facile, on aurait pu s'attendre à quelques informations par exemple sur un des dispendieux panneaux vidéos avec une annonce du genre : “collectivité locale vend patrimoine communal, urgent cause faillite”.
Les caisses sont vides
N'en déplaise à Robert Belliot, la situation financière de la commune est alarmante. Incapables de l'expliquer, le maire et son adjoint-petit comptable ont délégué le secrétaire de mairie pour expliquer lors du conseil municipal de juin l'état des finances. L'emphase allant souvent de pair avec la suffisance, le fonctionnaire envoyé en mission politique devait convaincre que si des – (moins) apparaissent dans le compte administratif 2010 de la commune (l'équivalent du bilan comptable), il fallait les comprendre comme des éléments positifs. Pas simple et pas crédible.
Les finances communales sont en crise pour au moins 4 raisons :
  • Robert Belliot n'assume pas sa politique dispendieuse. Il masque le train de vie pharaonique de la commune en recourant discrètement à l'emprunt, tellement moins visible que l'impôt. En plus, l'essentiel de la charge de la dette pèsera sur le prochain maire, alors se dit Bobby, pourquoi s'en faire ?
  • Robert Belliot n'a toujours pas pris conscience des exigences des finances publiques. Il dépense à tout va sans stratégie financière, il ne gère pas son stock de dettes transformant des emprunts longtemps à taux faibles en bombes à retardement et il n'augmente pas les recettes fiscales de la commune pour ne pas déplaire à sa clientèle de retraités aisés.
  • Robert Belliot est incapable de mobiliser le privé pour conduire sa politique d'investissement. L'hippodrome, les pompes, le parc paysager, les espaces publics autour d'opérations immobilières, les (possibles) panneaux photovoltaiques, les panneaux vidéo... tout est financé par l'argent public.
  • Robert Belliot conduit une politique dépensière par une gestion clientéliste de la commune. Réceptions à tout va, subventions XXL à quelques associations en vue à l'Hôtel de Ville, sponsoring sportif très très ciblé, travaux de voirie sélectifs... Et comme l'absence de vision stratégique et la volonté de napalmiser Pornichet sous les parkings entrainent des acquisitions foncières onéreuses et désordonnées, le navire prend l'eau.
Chez ma tante
Depuis quelques mois, Robert Belliot semble un peu géné aux entournures sur l'état des finances communales et cherche à masquer ses passages réguliers au Mont-de-Piété.
Conscient qu'il ne pourra pas toujours dire que tout est de la faute de l'affreuse municipalité socialiste qui a eu l'outrecuidance de multiplier les services à une population, qui dans la psychée belliotiste, ne demanderait que de la police et de la propreté, Bobby la Dépense vend à l'encan le patrimoine communal. Il oublie juste qu'en agissant ainsi, il appauvrit Pornichet, mais est-ce vraiement un problème pour lui ?
Pour écoper, l'équipe Belliot avait en toute discrétion spolié le CCAS en l'obligeant à céder à la commune pour 1 euro symbolique le site des anciennes serres municipales à la Pointe du Bec pour la revendre sans concurrence un million d'euros.
Quelques semaines, plus tard, il faut se pencher sur la rubrique des petites annonces de la presse locale pour voir de nouveaux biens immobiliers communaux situés avenue Outtier être cédés. Quelques semaines encore après, le CCAS est encore mis à contribution pour céder du côté d'Ermur un foncier pourtant stratégique afin d'organiser à terme une voirie convenable entre la Villès-Davaud et le centre de Pornichet.
Ce coup-ci, ce sont les locaux de la Direction de l'Office du Tourisme et de la Direction de Quai des Arts qui sont mis en vente, dans le cadre, une fois n'est pas coutume, d'une véritable procédure. Les 280 m², situé au-dessus de la Biscuiterie des Marais, avaient été âprement négociés du temps de la munipalité Lambert dans le cadre de la cession de l'assiette foncière des anciennes halles. L'Office du Tourisme n'avait plus de directeur, maintenant, il n'a plus de locaux et sans doute plus beaucoup d'ambition. Navrant !
Symbole de l'indécence à l'oeuvre en ce moment, les salariés eux-mêmes (et leur Présidente ?) ont appris la nouvelle... en lisant la presse. Quelle élégance !
D'un côté des dépenses somptuaires et des acquisitions immobilières incohérentes (locaux pour les adjoints avenue des Petites Orphelines par exemple), de l'autre une négation de la réalité financière. La petite musique que joue les derniers grognards du belliotisme ressemble à s'y méprendre à celle de l'orchestre du Titanic s'enfoncant inexorablement vers les abysses.