mercredi 29 avril 2009

UMPérialisme

Pour un maire apolitique, Robert Belliot fait fort. Il ne gère pas sa ville mais par contre il passe son temps à envoyer des invitations à tous ses copains de la bonne vieille droite réac pour venir passer un joli week-end aux frais des Pornichétins. Jamais l'Hôtel de Ville n'avait aussi bien porté son nom...

Vous avez aimé la présence des élus UMP de La Baule le soir des municipales dans la salle du Conseil de Pornichet, vous avez apprécié la venue de Devedjian en ministre de la crise, vous avez gouté la visite de l'ultra-sarkozyste Préfet des Pays-de-la-Loire, vous allez adorer celle du petit hobereau du Maine-Anjou, le sieur Béchu, tête de liste UMP aux Européennes, qui vient porter la bonne parole ce week-end à Pornichet.

Dehors les sportifs

Avec Robert Belliot, on ne finasse pas. L'UMP décide au dernier moment de venir en Loire-Atlantique, pas de problème, Robert Belliot vire de manière pour le moins cavalière les clubs sportifs de la salle Guy Aubry pour tenir meeting en bon adepte de la très sarkozyste « casse toi pov' con »... de sportif naturellement.

Il avait déjà fait le coup lors des municipales en exigeant la même salle quitte à solliciter les moyens d'une commune voisine pour l'équiper. Ce coup-ci, c'est encore plus fort. Sans sommation et à la dernière minute, la salle est réquisitionnée et ces malotrus de sportifs n'ont plus qu'à essayer de joindre leurs adhérents pour expliquer l'annulation de leur compétition ou de leur entrainement.

Les Pornichétins sponsorisent l'UMP

Robert Belliot ose tout et surtout le pire comme l'a démontré sa première année de maire. Aussi, il ne s'embarrasse pas des règles en vigueur en matière d'utilisation des salles de sport et fait primer la politique partisane sur la pratique sportive.

Normalement, ces salles ne sont réglementairement pas destinées à autres choses qu'au sport, mais après tout, à l'UMP entre Sarko et Villepin, c'est assez sportif ! Bob l'UMPiste a déjà transformé Quai des Arts en salle des fêtes, il cherche maintenant à transformer les salles de sport en QG de l'UMP. On attend l'avis de l'OMS sur ce changement d'affectation.

Évidemment, ce meeting UMP va se tenir à grands renforts de moyens mis à disposition par la commune de Pornichet. A croire finalement que les 10.800 contribuables pornichétins ont tous leur carte à l'UMP. Pornichet n'a plus un maire qui voulait gérer sa ville en bon père de famille, mais tout simplement un maire qui veut gérer sa commune pour sa famille.

Pour les prochaines semaines, on annonce Christique Boutin, à l'occasion de ses vacances sur la Côte d'Amour mais pas Rachida Dati, Pornichet manquant cruellement de boutiques de son standing. Allez Bob, encore un effort, dès que l'hôtel de luxe des Tourelles sera construit, tu vas bien avoir Sarko himself.

mardi 21 avril 2009

Commerces en berne

En petit père des tiroirs-caisses, le maire de Pornichet avait multiplié les promesses électorales les plus grotesques. 12 mois plus tard, le bilan est cinglant : les commerces ferment comme jamais et des commerçants pétitionnent contre le maire.

Difficile de se cacher derrière quatre sapins de Noël pour faire croire que l'on dispose d'une politique efficace pour le développement du commerce local. Robert Belliot s'y est essayé pour son plus grand malheur.

Des promesses, des promesses...

Homme pragmatique s'il en est, Robert Belliot ne croit pas aux stratégies complexes et patiemment élaborées. Il préfère la politique de gribouille.

Je promets de "référencer les commerces dans le site Internet de la Ville". Euh Bob, l'annuaire électronique çà fonctionne depuis plusieurs décennies.

Je promets "d'aider aux animations commerciales". Euh, vu le succès du mini-marché de Noël, autant directement verser l'argent des contribuables pornichétins à quelques commerçants dans le besoin.

Je promets "d'élargir l'offre d'hébergements". Euh Bob, pourquoi as-tu laisser fermer l'hôtel Maéva de la place du Marché et empêché l'installation d'un hôtel du côté de l'hippodrome ? Heureusement que grâce à l'action de l'équipe Lambert vont bientôt s'ouvrir de jolis complexes dédiés au tourisme aux Tourelles et du côté des Redonnées.

Des habitants pour consommer

Difficile à comprendre pour un maire perclus de certitudes surannées, mais le soutien au commerce dans une ville comme Pornichet exige une approche globale. Ce n'est pas trois pancartes, deux foires aux oignons et une enquête marketing menée par de jeunes étudiants qui permettent un développement du commerce local.

Petit bréviaire des actions à conduire pour un maire sans vision stratégique :

  1. Un dossier FISAC tu monteras et animeras. Cette procédure étatique conduite par Jacques Lambert et qui profite encore aux commerçants pornichétins permet d'engager des actions collectives de promotion et de réaliser des travaux d'amélioration des commerces et des vitrines.

  2. Des habitants permanents tu installeras dans ton centre-ville et tes centres de quartier. Même le légendaire président de l'Union des Commerçants de La Baule a compris que le résident secondaire est moins intéressant pour le commerce local qu'une famille vivant et consommant toute l'année. Plutôt que d'insulter le projet Hippocampe avec les habitants qu'il supposait, de vider le centre-ville à coup de parkings et de refuser le logement locatif, il aurait mieux fallu faire amende honorable... pour le plus grand plaisir des commerçants locaux.

  3. Une urbanisation de la campagne tu éviteras. Simple à comprendre mais si on habite loin des commerces, on doit prendre sa voiture et alors bonjour les centres commerciaux de périphérie...

  4. Une politique de stationnement tu organiseras. Inutile de faire le malin avec trois arbustes sur la voie commerçante qui souffre le plus en terme de stationnement, il faudrait plutôt organiser un stationnement gratuit à durée limitée pour assurer un accès aisé des clients aux commerces. Et puis, Bob, ta police serait plus utile à faire cela plutôt que de traquer le jeune en goguette dans le quartier de la gare pour faire plaisir à un promoteur immobilier.

  5. La grande distribution tu maîtriseras. Plutôt que de souhaiter le déplacement et l'agrandissement de Carrefour Market sur le Parc d'Activités Pornichet Atlantique ou de bâtir un Plan Local d'Urbanisme sur mesure pour permettre à Intermarché de s'étendre le long de l'avenue du Baulois (quelle belle entrée de ville !), un maire ferait mieux de réfléchir à la fonction du commerce de proximité.

  6. Le développement commercial tu souhaiteras. Plutôt que de vouer aux gémonies les centaines de m² de surfaces commerciales prévues par Hippocampe en centre-ville, un maire averti et pertinent devrait comprendre le besoin de renforcer l'offre commerciale locale pour faire de sa commune un lieu de shopping avec de jolies marques et de belles enseignes. Dans le commerce, le malthusianisme s'apparente souvent au déclin.

Avec une volée de commerçants au Conseil Municipal, on pourrait croire que le commerce local baigne dans la félicité. Que nenni, jamais depuis les années 1970 autant de commerces n'ont été fermés à Pornichet. Et, comme un symptôme du malaise municipal, la Présidente d'une association aux ordres de la municipalité aurait, aux dires mêmes de zélotes de la municipalité, participé à une pétition dénonçant la gestion de l'avenue De Gaulle par not' bon maire. A ces commerçants...



jeudi 9 avril 2009

Aux sombres héros de l'amer

C'était écrit, l'été 2009 ne se lèverait pas à Pornichet pour le très exigeant Farniente Festival. Ben ouais, à Pornichet, on préfère anonner Jean-Françouais de Nantes plutôt que de découvrir des pratiques artistiques exigeantes. Ainsi va Pornichet !

En octobre dernier, le Poulpe agitait ses tentacules pour s'insurger du procès d'intention fait par la nouvelle municipalité UMP de Pornichet à l'égard du Farniente Festival, un rendez-vous conciliant musiques actuelles, arts plastiques et vidéo. Six mois plus tard, les choses sont claires, à Pornichet, les élus préfèrent installer des caméras pour surveiller la jeunesse plutôt que de soutenir un festival qui leur était destiné.

Vide de la pensée

Entre une association locale fédérant les énergies et les talents créatifs bien au-delà de Pornichet et une municipalité UMP tétanisée par la jeunesse, le choc des cultures était inévitable.

Comme annoncé lors de la séance du Conseil Municipal destiné au budget 2009, la Ville de Pornichet retire son soutien financier et logistique à cette manifestation culturelle. Plus fort encore, elle lui interdit l'occupation du domaine public communal pour être bien certaine de ne pas voir la Pointe de Congrigoux s'effondrer sous les assauts répétés des siestes musicales ou apéros sonores proposés par ce festival.

L'excellent magazine culturel, Pulsomatic, a ce mois-ci, relaté les avatars rencontrés par les organisateurs du Farniente Festival avec la municipalité Belliot. L'acharnement de ce magazine a été récompensé puisque l'inaudible Dominique Salomon, qui serait maire-adjointe en charge de la culture, a péniblement cherché à justifier la position de la nouvelle équipe municipale. "J’avoue que je n’ai jamais vu le festival Farniente, mais il ne correspond peut-être pas à notre vision de la culture à Pornichet" a expliqué l'adjointe pornichétine.

N'est-ce pas merveilleux ? En langage clair, elle explique que ce festival souffre d'un délit d'exigence culturelle fondé qui plus est sur le quand dira-t-on. Même le regretté sénateur-maire Chauty, qui aimait prendre les bains à Bonne-Source après avoir interdit les spectacles de Bedos dans sa bonne ville de Nantes, n'aurait pas osé.

Dans cette même interview, l'ineffable Dominique Salomon explique que le public attend une offre familiale et d'humour. Comme avant goût 2009, on nous annonce un très conceptuel festival de chants de marins placé sous la baguette d'un joueur d'orgue de barbarie. Pour l'humour, on attend avec intérêt Bigard ou Dieudonné, histoire de faire dans le léger.

Absence de courage

Au fait, si le Farniente Festival quitte Pornichet, ce n'est évidemment pas de la faute des élus belliotistes mais de la Carene, qui a cessé de soutenir les Renc'Arts, comme du reste toutes les autres manifestations culturelles ou festives du territoire pour se conformer au nouveau cadre réglementaire dicté par l'Etat.

Sérieusement, que pèse le Farniente Festival dans le budget communal ? 0,03 % du budget 2008, même pas le prix d'une caméra que Big Brother Belliot va installer en centre-ville. En clair, le Farniente Festival ne coutait évidemment rien à une commune capable de payer un aérodrome privé à des PDG sanglés dans leurs golden-parachutes ou de construire un bout de parc paysager dans une commune riche d'un littoral accessible à tous et d'espaces naturels encore inviolés.

Jeunesse, culture, musique, fête, ambition, qualité... autant de termes qui collaient bien au Farniente Festival, autant de mots qui n'ont plus "droit de cité" à Pornichet. Triste épilogue pour un festival. Triste époque pour notre commune.


samedi 4 avril 2009

Pornichet bat en retraite

20 ans d'existence pour la Maison de Retraite de la Côté d'Amour. 20 ans que Pornichet a offert un terrain pour cet équipement. 20 ans que La Baule prétend rechercher un terrain. Après un conflit ouvert avec la municipalité Lambert, voilà que l'équipe Belliot se plie une nouvelle fois aux volontés bauloises.

Installée entre l'hôtel de ville et l'hippodrome, la Maison de retraite de la Côte d'Amour est devenue une référence. Qualité des logements et des services proposés, évolution constante du cadre de vie offert aux 80 résidents, cet équipement demeure particulièrement attractif, la longue liste d'attente en témoigne.

Un partenariat pornichéto-baulois

A l’origine, un Sivu, syndicat intercommunal à vocation unique, a été créé, le 2 juin 1997, à l’initiative des communes de Pornichet et de La Baule, pour construire deux maisons de retraite, une sur chaque commune, sur la base d'un foncier offert par chacune des collectivités (article 2 des statuts du Sivu).

A l'initiative de la municipalité Empereur, Pornichet a, la première, proposé un terrain, celui là même sur lequel est aujourd'hui implantée la Résidence de la Côte d'Amour.

Par délibération en date du 14 Mars 2000, l'équivalent du conseil d'administration du Sivu décida de confier la gestion de l’équipement à une association ad hoc, en précisant les conditions de location ( loyer, charges…), mais sans évoquer la répartition du nombre de lits entre les 2 collectivités. En signe de bonne entente, et dans l'attente de la réalisation d'une maison de retraite à but non lucratif côté baulois, Pornichet et La Baule se répartissaient les places disponibles, 40 places pour des Pornichétins, 40 places pour des Baulois. Sauf que, 20 ans plus tard, la situation est inchangée.

Commune recherche retraités, faibles revenus s'abstenir

La Baule affiche gaillardement 4 maisons de retraite ou assimilées, ayant tous comme particularité, formidablement bauloise, d'être destinées à une population disposant de revenus largement supérieurs à ceux de la majorité des retraités de notre pays.

Face aux besoins, les élus baulois cherchent, certainement sans relâche, depuis des années, un site d'implantation pour une maison de retraite publique. Par hasard probablement, La Baule a, ces dernières années, malencontreusement vendu un foncier pour permettre la construction d'une maison de retraite (le Doyenné)... 100% privé et à but très lucratif, puisque propriété d'un fond de pension anglo-américain, Bridgepoint.

Année après année, les élus baulois donnaient des gages du genre « on envisage une restructuration du foyer logement La Bôle Eden pour le reconvertir en maison de retraite » (conseil syndical du 7 septembre 2000), puis ils ont parlé d'acquérir l'ancienne Polyclinique de la forêt avant de laisser Harmonie mutualité l'acheter. Paroles, paroles, paroles... Dalida doit faire florès dans les maisons de retraite bauloises.

Légitimement exaspérée, la municipalité Lambert avait durci le ton souhaitant récupérer au plus vite les 40 places occupées encore aujourd'hui par des Baulois. Malheureusement, la municipalité d'Yves Métaireau semble s'accommoder sans difficulté de voir ses retraités peu fortunés quitter La Baule pour s'installer dans un équipement qui au final n'aura couté qu'aux Pornichétins.

Bien conscients de la baulo-dépendance qui frappe Robert Belliot, les représentants baulois à la Maison de Retraite ont clairement affiché, fin 2008, leur volonté de statu quo. Devant cette position pour la première fois assumée, la municipalité pornichétine n'a pas réagit. On ne se fâche pas entre voisins tout de même...

Décidément avec Robert Belliot, Pornichet dit un peu trop souvent "Bienvenue à La Baule"...


vendredi 27 mars 2009

Chèques en bois

Pénible semaine avec un Conseil municipal animé par le premier budget de l'ère Belliot et un maire fidèle à lui-même dans la médiocrité et le refus du débat. Dans le droit fil de sa campagne, Bobby préfère mettre en péril les finances communales plutôt que d'assumer ses dépenses en augmentant les impôts.

Étrange soirée pendant laquelle beaucoup regrettaient mezzo voce la pusillanimité du maire à utiliser l'arme fiscale pour tenir ses promesses. En présentant son premier budget, Robert Belliot est entré dans l'histoire locale. Pour la première fois depuis le début des années 1990, Pornichet dégage moins d'un million d'euros d'autofinancement.

Un budget bidouillé

Pas simple d'offrir au richissime PMU un hippodrome flambant neuf financé par les seuls contribuables et de vouloir sortir un bout de parc paysager sans augmenter les impôts. Alors, la fin justifiant les moyens, l'équipe Belliot a décidé de prendre ses rêves pour des réalités.

Les casinos du Groupe Partouche connaissent une baisse de leur produit brut des jeux de 20%, à Pornichet, on parie que les taxes sur le casino ne baisseront que de 13%. Le groupement des agences immobilières FNAIM annoncent une année 2009 désastreuse pour les transactions immobilières notamment dans l'ancien. Pas de problème à Pornichet, les prévisions de recettes issues des droits de mutation liés à la vente de logements sont à peine diminuées. Rien que sur ces deux postes budgétaires, on peut craindre sans pessimisme aucun un trou d'environ 500.000 €.

Côté dépenses, l'équipe Belliot prend une hypothèse très basse d'évolution de la masse salariale, quitte à devoir boucher les trous enfin d'exercice et surtout jette par la fenêtre l'argent communal en finançant l'outil de travail du PMU qu'est l'hippodrome, en subventionnant grassement l'aérodrome de La Baule pour le plus grand plaisir de quelques nantis et en achetant à tours de bras des véhicules.

Pour cacher la misère, Robert Belliot est obligé de recourir à des expédients en demandant à son copain Devedjian, le peu fréquentable secrétaire d'Etat à la Crise, de reverser à la commune, avec quelques mois d'avance, l'argent que l'Etat devait à Pornichet au titre de la TVA liée à aux investissements des années 2007 et 2008. Autant de recettes qui manqueront aux budgets 2010 et 2011.

Explosion de la dette

Même en tripatouillant le budget, Robert Belliot ne fait pas de miracle, il doit combler un trou abyssal de 5,1 M€. Dans un tel contexte, un maire responsable dispose de 3 solutions : soit il baisse la toile en diminuant ses investissements, soit il augmente la pression fiscale, soit il creuse la dette. Tout imprégné de sa campagne démago, Bobby le dépensier veut tenir ses irréalistes promesses dispendieuses et se refuse à augmenter la pression fiscale. Alors il creuse, creuse, creuse et creuse encore la dette avec l'espoir que les Pornichétins n'y verront que du feu.

En obligeant la commune à emprunter au moins 5,1 M€, Robert Belliot rompt avec la modération de Jacques Lambert, qui refusait d'endetter inconsidérément la commune.En 2008, le dernier budget de l'ère Lambert s'appuyait sur 2,5 M€ d'emprunt pour financer des équipements au service de toute la population (centre horticole et centre de loisirs). La comparaison est douloureuse.


En refusant d'utiliser l'outil fiscal, Robert Belliot fait comme Sarkozy, il demande aux prochaines générations de payer pour le manque de courage de celle d'aujourd'hui. Au fait, Démago et Mégalo, ce n'est pas (?) le slogan de l'équipe Belliot mais le nom d'un groupe de rock décapant et le titre d'un ses opus. Bientôt sur la scène de Quai des Arts ?

samedi 21 mars 2009

Souriez, vous êtes filmés !

Souriez, vous êtes filmés va devenir le nouveau slogan promotionnel de Pornichet. En bon élève du sarko-poujadisme, le maire de Pornichet demande, ce lundi, en conseil municipal, l'aval de ses petits camarades pour installer un système de vidéo-surveillance. A Pornichet 1984 se joue en 2009.

Depuis le début des années 1990, la vidéo-surveillance se développe sans frein partout en France malgré une efficacité douteuse, si l'on en juge par un rapport d'information du Sénat, publié le 17 décembre 2008. En effet, rien ne permet d'affirmer que ces centaines de milliers de caméras servent à lutter contre la délinquance. Le constat est assez piteux pour les municipalités, les collectivités ou les sociétés qui ont investi lourdement dans ces systèmes depuis une quinzaine d'années. Mais Robert Belliot n'en a que faire tout à son phantasme sécuritaire pour rassurer son électorat.

Libertés publiques

Certes, aujourd'hui, évoquer les libertés publiques pour contester le bien fondé d'une politique de la vidéo-surveillance semble être d'un archaïsme total et pourtant... Au Royaume-Uni, un sujet de sa Très Gracieuse Majesté peut être vidéo-surveillé jusqu'à 300 fois par jour. Est-ce de cette société dont nous voulons ?

Qui peut contester que la vidéo-surveillance est attentatoire à la liberté fondamentale de circuler sans entrave ni surveillance ? Qui peut contester que la vidéo-surveillance est attentatoires à la vie privée et constitue un outil de contrôle social ?

Les fans de Jean-Pierre Pernaud rétorqueront fielleusement : "Pourquoi s’opposer à la vidéo-surveillance si on a rien à se reprocher ?". Ils oublient juste qu' un principe de justice veut que toute personne soit considérée in­nocente jusqu’au jour où il est établi qu’elle est coupable. Or, la vidéo-surveillance inverse la situation : tout le monde devient fautif ou suspect potentiel et sous couvert du bien-être sécuritaire, les libertés reculent. Chaque citoyen est placé en situation de suspect permanent, quel progrès !

Cher et inefficace

Installer, entretenir et faire vivre de la vidéo-surveillance coute très cher. Même La Baule, qui s'est doté de quelques caméras en 2002, fait profil bas et n'envisage pas de déployer plus avant ses caméras au regard de la faiblesse des résultats et des coûts de fonctionnement.

L'insupportable Balkany, à Levallois-Perret, a lui même reconnu l'inefficacité couteuse de ce joujou sécuritaire et liberticide. Avec 3 millions d'euros dépensés en 1993, le shérif du 9-2 surfait sur le tout sécuritaire derrière ses caméras. Un audit commandité par lui-même, deux ans plus tard, concluait que "la vidéo-surveillance présentait un coût de fonctionnement considérable pour une efficacité dfficile à chiffrer".

La lutte contre la petite délinquance ou les incivilités implique un visionnage maximal des images en temps réel, une communication fluide entre les opérateurs et la police et une excellente réactivité des services de police. Mais, en pratique, la détection des délits en temps réel est rare pour des raisons techniques, les relations entre opérateurs et policiers dépendent d’éléments parfaitement subjectifs et la réactivité des forces de l’ordre est fonction de leurs priorités et de leurs moyens du moment. Robert Belliot n'a visiblement pas encore pensé à ces évidences.

Dans le même ordre d'idée, le maire de Pornichet n'a pas encore compris que l'installation de caméras de vidéo-surveillance ne ferait que déplacer la délinquance dans d’autres lieux. Ce sont les habitants du quartier de Mazy qui vont être contents. La scientifique du CNRS, Dominique Pécaud, met en garde les élus locaux en soulignant que "la petite délinquance s'adapte à la vidéo-surveillance. Elle se transforme, même. Elle est plus violente, plus agressive."

Malheureusement en matière de sécurité comme sur bien d'autres sujets, Robert Belliot préfère la démagogie du discours à l'efficacité de l'action publique. C'est aussi une manière de faire de la politique...

jeudi 12 mars 2009

Du mazout sur le chéquier

L'actualité nationale fait la part belle au cynisme de Total qui engrange 13,9 milliards d'euros de profits sur le dos des automobilistes avant de supprimer 555 postes de travail. De Margerie, le big boss du pétrolier, peut venir sans crainte en vacances à Pornichet. Ici, avec le nouveau maire, tout s'achète, même l'honneur.

Flash back. 26 mai 2008, la majorité du tout nouveau maire de Pornichet vote, le doigt sur la couture du pantalon, l'arrêt des poursuites contre le géant pétrolier Total. En quelques secondes, malgré une opposition véhémente, le maire de Pornichet se couche devant la morgue des pollueurs, même si une semaine plus tôt, l'estuaire de la Loire avait encore eu le plaisir de gouter au breuvage nauséeux de Total.

Monsieur 0,003 %

Préférant la couardise bauloise au courage des élus de Mesquer, le maire de Pornichet a choisi d'oublier les plages goudronnées de Pornichet, l'énergie déployée par des milliers de bénévoles et par les employés communaux, le traumatisme des amoureux du littoral, pour toucher un chèque de 500.000 €. Cette obole, versée par le groupé pétrolier, représente 0,003 % de ses profits 2008. Total pollue et donne un pourboire à un maire qui les en remercie. Affligeant.

500.000 euros, c'est le prix que Robert Belliot considère comme acceptable pour avoir le droit de polluer en toute impunité. A Pornichet, il est plus facile de faire la chasse aux jeunes éméchés dans le quartier de la gare que de mettre un baron de la Bourse de Paris devant ses responsabilités.

Mesquer gagne devant le Conseil d'État et fait reconnaître la responsabilité de pollueur de Total, Robert Belliot reste droit dans ses bottes tachées de mazout. En six mois, Total déverse à deux reprises du pétrole en Loire et pollue la baie de Pornichet – La Baule, Robert Belliot déplie tranquillement sa serviette souillées de boulettes de pétrole. Avec la nouvelle municipalité, l'argent n'a pas d'odeur, même lorsqu'elle suinte d'hydrocarbures.

Joli papier

A une époque où certains s'achètent une bonne conscience écologique à coup de panneaux solaires, il est agréable de lire dans la presse locale quelques vérités.

Dans un papier titré "l'argent plus fort que la justice", le journaliste Christophe Jaumet, au détour de l'édition du 8 mars 2009 de Ouest-France Dimanche, évoque les maires qui ont préféré négocier avec Total, oubliant au passage de citer le maire de Pornichet. Morceaux choisis :

  • "Les maires ont choisi d'empocher vite l'argent [de Total] pour leurs projets communaux. Tant pis pour les beaux principes écologiques, la défense de l'environnement, la condamnation des pollueurs."
  • "Tant mieux pour Total, qui sort ses millions pour se payer un droit à polluer et s'éviter une mauvaise pub au tribunal. Un chèque et on passe l'éponge. Pourtant la raffinerie n'a pas fait de cadeaux aux communes, il y a un an. Un défaut d'entretien, une fuite de fioul, une marée noire dans l'estuaire de la Loire. Les rives de Paimboeuf englués dans le gazole visqueux, la plage de La Baule tachetée de boulettes. Trois mois de nettoyage, une image salie, la colère des habitants... et l'indignation des élus, sur le coup !"

Le texte est limpide, la dénonciation juste, mais à Pornichet, on attend un mécénat de Total pour se payer un morceaux du parc paysager cher à Robert Belliot. On a les valeurs que l'on peut...

vendredi 6 mars 2009

Hymne à la culture

A Pornichet, la politique culturelle de la municipalité Belliot se résumait jusqu'à présent à remplacer le très pointu Farniente Festival par un improbable rassemblement de chants de marins. Les choses avancent dans le bon sens... avec un concours pour composer un hymne pour notre chère commune.

Quelle réponse pour Pornichet face à la crise historique que le monde connaît ? Quel avenir pour les finances communales avec un casino en déclin ? Comment trouver des partenaires pour financer un hippodrome / parc paysager ? Voilà à quoi nos élus travaillent... enfin devraient travailler.

Un hymne pour Pornichet

En fait, au détour des travaux fort officiels de la commission municipale s'occupant de la culture, Mme Salomon, l'adjointe de Robert Belliot en charge du dossier, a indiqué la volonté de la municipalité de doter Pornichet d'un hymne communal. Voilà un magnifique projet porteur d'une image moderne et pas kitsch du tout. Les membres de la dite commission ont même eu droit à un débat majeur pour savoir s'il valait mieux lancer un concours ou faire appel à un professionnel.

Voir les manifestations sportives locales débuter avec de fiers athlètes la main sur le coeur hurlant à plein poumon l'hymne pornichétin, quelle émotion ! Désigner chaque matin un petit Pornichétin pour hisser, le port altier, les couleurs communales dans son école sous le chant mélodieux de ses camarades entonnant l'hymne local, quel respect de la tradition ! Ah, les voeux de Robert Belliot se clôturant avec une brochette d'élus au garde à vous scandant les paisibles paroles de l'ode pornichétine, quel bonheur !

Inspiration

Inutile de lancer un concours ou de dépenser les deniers publics avec un créateur improbable. L'inculture et la méconnaissance du patrimoine musical local par la nouvelle municipalité lui a fait oublier que l'association Cantadune a, au tournant des années 2000, composée dans un esprit plutôt décalé un inoubliable "à Pornichet". Au détour d'un couplet, on croit même lire une sorte de prémonition sur le Pornichet made in Belliot :

"À Pornichet, on peut aussi rester couché
Passer des heures à ne rien faire,
Oublier tout et puis se taire, mmm mmm
Quand le soleil descend au loin
Bascule au-dessus des Evens
La nuit appelle, elle nous appelle."

Sinon, une autre création couleur sépia, la nouvelle couleur officielle de Pornichet, peut aussi faire l'affaire. Oeuvre magistrale des immenses Claude Chantal et Yvon Noël (Guy Lux a du bien les connaître), cette chanson de 1958 qui débute par un vibrant et tellement belliotissime "Pornichet doit combler toutes vos exigences" s'achève par un refrain qui a fait date dans la création française :

"Ici, c'est le Tahiti
Où se dore la belle,

Le Tahiti rêvé
Sous le ciel des Bretons"


Encore une fois, ces artistes, trop vite oubliés par le showbiz, ont eu la prés-science qu'au début du XXIème la question bretonne aurait à Pornichet une acuité telle que le dauphin local se draperait du Gwen ha Du.

Allez encore un petit effort et Pornichet accueillera l'été prochain le retour d'Intervilles et son Office du Tourisme relégué en comité des fêtes de l'Union des Commerçants proposera son succès des années 60 qu'était l'inoubliable concours des anomalies dans les vitrines. Vraiment, Pornichet prépare l'avenir et fait le pari de l'intelligence... Cela mérite bien une petite chanson.



lundi 2 mars 2009

Désorganisation budgétaire

Un an plus tard, Robert Belliot n'habite toujours pas le costume de maire de Pornichet. En campagne électorale permanente, il oublie de gérer la commune. Le débat d'orientation budgétaire, qui s'est tenu la semaine dernière en Conseil municipal, a été un sommet d'indigence.

Exercice imposé de l'hiver, le Débat d'orientation budgétaire doit permettre au maire de présenter une photographie des finances communales, d'évoquer le contexte économique locale et nationale, d'annoncer les perspectives de recettes et de dépenses et naturellement d'offrir une vision prospective des finances locales. A Pornichet, on innove avec une vision "au ras des pâquerettes".

Catalogue sans avenir

A Pornichet, le maire a jugé inutile de responsabiliser un colistier en lui confiant les finances. Résultat, personne ne s'occupe de gérer la commune. Le dernier Conseil municipal en a offert une inquiétante illustration. Un à un, les élus majoritaires ont annoné les opérations envisagées pour l'année comme une réponse au catalogue de promesses démagogiques fourni par Robert Belliot durant la campagne municipale. Ce dernier a quasiment joué au muet du sérail comme s'il était dépassé par la question des finances communales.

Évidemment une Barquera + des serres municipales + des pompes + de l'entretien courant + des achats de voitures + des dizaines d'autres choses ne font pas un budget et encore moins un débat d'orientations budgétaires. Quelles dotations de l'Etat pour 2009 ? Quels fonds de concours de la Carene ? Quelles perspectives de court et moyen terme pour les recettes provenant du Casino ? Quelle évolution pour 2009 des recettes issues des transactions immobilières ? Quels financements pour la tribune de l'hippodrome, les pompes et le parc paysager ? Comme d'habitude, le maire s'est noyé dans des réponses mensongères, absconses et compréhensibles que de lui-même.

Au-delà du niveau navrant des débats, malgré l'intervention très calme et argumentée de Jacques Lambert, observons simplement trois points :

  • la politique de l'habitat est abandonnée et le logement social renvoyé à Saint-Nazaire,

  • la politique touristique est abandonnée, l'Office du Tourisme n'a plus qu'une fonction d'animation sans portée économique,

  • la politique budgétaire pluri-annuelle est abandonnée pour une gestion à la petite semaine.

Poches percées

Le dernier examen des finances communales par la sourcilleuse Chambre régionale des Comptes avait valu un satisfecit à l'ancienne municipalité. Seul bémol : Pornichet disposait d'une trésorerie trop importante.

Avec Robert Belliot, visiblement tout change puisque 12 mois après son arrivée à l'Hôtel de Ville, il est déjà obligé de faire les poches de son ami Devedjian pour boucler son budget 2009. En effet, l'ex militant d'extrême-droite est venu à Pornichet pour donner en 2009 à Robert Belliot le million d'euros de Tva que la commune devait initialement toucher en 2009 et 2010. En clair, super Sarko ne donne pas un centime à Pornichet, il se contente de rembourser en anticipant de quelques mois la TVA payée pour les actions de l'équipe Lambert (tennis couverts, centre de loisirs, serres municipales...).

Grâce à ce tour de passe-passe, Robert Belliot va chercher à faire croire qu'il a les moyens de ses investissements annoncés pour 2009. Il oublie simplement qu'avec une vision pluriannuelle la situation financière de la commune resterait inchangée. Dans une entreprise normalement gérée, ces pratiques ressemblent fort à de la cavalerie. Cela tombe bien pour l'hippodrome...

lundi 23 février 2009

Feu rouge pour la prévention routière

A Pornichet, on recrute à prix d'or un militaire en retraite pour espérer améliorer le confort des rares habitants du quartier de la gare mais on supprime la prévention routière pour les scolaires. Pas banal !

En janvier dernier, le Conseil municipal a adopté le principe du recrutement d'un chargé de mission prévention pour "sécuriser" le quartier de la gare en attendant la très hypothétique antenne de la police nationale dans ce quartier. D'après nos informations, ce militaire en retraite aurait pris ses quartiers récemment dans le nid d'aigle du 3ème étage de l'Hôtel de Ville.

Les retraités aisés votent...

Ce chargé de mission au salaire de cadre sup (en complément naturellement de sa retraite militaire) a pour mission de "coordonner, d’organiser et de suivre les actions à mener en matière de prévention et de sécurité". On peut donc se demander légitimement à quoi sert la police municipale, d'autant que cet éminent spécialiste s'installe pour 3 ans renouvelable mais sans lien hiérarchique avec celle-ci.

Ce nouveau shérif répond à la "fixette" du maire de Pornichet sur le quartier de la Gare, qui serait à ses yeux une zone de nom droit digne du Chicago des Incorruptibles. Les quelques riverains de ce quartier sont parvenus à se faire tellement entendre du maire que tout devient possible même de matraquer les bars, restaurants et sandwicheries du quartier. On peut s'interroger si cette volonté municipale d'endormir le quartier de la gare ne répond pas à la ferme sollicitude d'un groupe immobilier car, comme chacun sait, pour faire du bon business, rien ne vaut le calme....

Ce groupe immobilier a fait main basse sur le quartier à l'époque où tout se vendait à n'importe quel prix. A la tête de trois opérations. L'une est achevée avenue Lucie, l'autre en projet à la place du Café des Voyageurs et la troisième en cours de finition face à la Gare SNCF. Or, le promoteur sent passer le vent du boulet. Récemment dans l'édition locale de Ouest-France du 6 février 2009, il se lamentait sur la difficulté d'écouler ses produits pornichétins. Étonnant de peiner à écouler des produits à près de 3.500 € le m² dans un quartier pour le moins festif et donc bruyant.

... pas les enfants

A Pornichet la sécurité vaut pour les retraités aisés pas pour les enfants. Les rédacteurs du Poulpe ont été contactés par des enseignants pornichétins ulcérés. Robert Belliot a envoyé sa Police municipale informer les enseignants que les actions de prévention routière conduites dans les écoles primaires de Pornichet seraient purement et simplement supprimées à la prochaine rentrée.

Cette action a eu droit à une photo dans le dernier magazine municipal. Un diplôme a été mis en place par la commune pour les élèves qui suivaient cette formation. Les plus grands pouvaient même sous l'égide de la Police municipale, utiliser la piste de prévention routière disponible au parc paysager de Saint-Nazaire. Comment Robert Belliot et son alter ego sécuritaire, M. Bachelier, peuvent-ils se contredire à ce point ? Incohérence, incompétence, fait du prince ?


Certains citoyens au fait de la vie municipale, mais aux pensées forcément négatives, expliquaient mezzo voce que la commune allait à vau-l'eau. Difficile tout de même de croire que personne parmi les équipiers du maire ne soit capable de lui faire entendre raison sur ce sujet de prévention routière comme sur bien d'autres... En tout cas, nous serions nombreux à aimer les entendre.