A Pornichet, c’est
une chose aujourd’hui communément admise, les finances communales ont viré au
rouge vif. Entre coupes claires et braderies, le maire et son équipe sont loin
de gérer en « bon père de famille » la commune et son patrimoine.
Entre amateurisme et
clientélisme, le mandat Belliot restera celui du grand gaspillage de l’argent
public. Devenir sponsor du PMU avec l’argent du contribuable, vouloir un parc
paysager XXL dans un espace pour le moins incertain, financer à l’aveuglette des
Sailtica, des conférences Labarrière
ou autres Hissez Ho, recourir chaque
année à l’emprunt pour payer les fins de mois, multiplier les réceptions et
invitations en tous genres… au final cela pèse lourd sur les finances d’une
commune.
A sec
Evidemment, il n’y a pas de
miracle. Pour boucler les fins de mois, il faut couper dans les dépenses
courantes, repousser des investissements programmés, dégrader le service
apporté à l’usager-contribuable…
La voirie n’a jamais été en aussi
mauvais état, il faudra s’en accommoder. Little
Bobby jette ici ou là quelques pelletées de goudron pour cacher la misère
mais les rustines ne masquent pas le délabrement général. Pour cacher la
misère, on multiplie les droits à construire et on demande l’obole à un gentil
promoteur qui vend ses appartements à plus de 4.000 € le m². En novlangue
municipale, cela s’appelle un PUP pour Projet Urbain Partenarial. Et, tant pis
si le projet immobilier dégrade la situation en crachant ses voitures en pleine
courbe ou au cœur de commerces. La pauvre avenue de Saint-Sébastien, dévolue à
l’anarchie immobilière, va ainsi être pastillée de mesures palliatives qui sont
tout sauf un traitement urbain cohérent.
La vitrine littorale étant moins
importante que quelques dizaines de chevaux, la municipalité sabre à tout va.
La promenade côtière de Bonne-Source souffre d’un entretien insuffisant, pas de
problème, à la mairie on arrache les planches pourries et on les remplace… par
du géotextile couvert d’une improbable écorce. Terminé le passage sur ce tronçon
de 200 mètres pour les handicapés et les poussettes et bonjour l’image
désastreuse de Pornichet.
Les équipements sportifs et de
loisirs nécessitent un entretien régulier. Trop cher pour des finances
communales exsangues. Le port d’échouage peut bien rester dans sa gangue de
vase, les salles des sports prendre l’eau à chaque averse, les sentiers de
randonnée se délabrer jour après jour… Little
Bobby n’en a cure du moment qu’il peut s’afficher avec Nolwenn Leroy ou
trinquer avec un Téléphone en
dérangement.
Braderie
Naturellement ce n’est pas à la
petite cuillère que Little Bobby peut
combler un gouffre, alors il passe à la vitesse au-dessus. Vous avez détesté la
vente en catimini du patrimoine foncier des serres municipales de la Pointe du
Bec, de parcelles communales avenue des Cupressus… vous allez abhorrer les
nouveaux épisodes en cours de tournage.
Il faut des sous et vite, alors Little Bobby vend le foncier de
l’ancienne station-service avec en prime deux cours de tennis à un promoteur
hôtelier pour une opération dont l’intérêt laisse songeur jusqu’aux
professionnels du tourisme.
Il faut des sous et vite, alors Little Bobby, au détour d’une cérémonie
pour l’anniversaire d’une centenaire, annonce de but en blanc que la Ville
compte céder à Atlantique Habitations (dont le Crédit Mutuel est actionnaire à
67 %...) la maison de retraite de l’avenue des Palombes et à la Fondation Cemavie. Et tant pis pour
l’avenir de ses résidents !
Il faut des sous et vite, alors Little Bobby confirme sa volonté de
céder à la fondation (du Crédit Mutuel…) Cémavie le foncier du stade Louis Mahé
pour implanter un jour une nouvelle maison de retraite. Et tant pis pour les
sportifs petits ou grands !
Il faut des sous et vite, alors Little Bobby vend les locaux de la
direction de l’Office du Tourisme, situés au-dessus de la Biscuiterie des
Marais et expulse le personnel dans la sous-pente d’un ancien logement de la
Poste quitte à ne plus respecter aucunement l’accessibilité handicapés de ces
locaux publics. Et tant pis pour l’image touristique de Pornichet.
Il faut des sous et vite, alors Little Bobby va-t-il vendre Quai des
Arts maintenant que Souchon chante sous les tribunes de l’hippodrome ? Alors
Little Bobby va-t-il vendre l’école
Gambetta sous prétexte que les effectifs scolaires s’effondrent ? Alors, Little Bobby va-t-il vendre la
médiathèque et fournir des Ipad à toute la population ? Alors, Little Bobby va-t-il vendre le parking
Jacques Prévert puisque les bénéficiaires des associations caritatives n’ont
pas tous les moyens de venir en voiture ? Alors Little Bobby va-t-il vendre la concession des plages à un grand
groupe hôtelier ? Si les voix s’achètent, une chose est certaine,
Pornichet ne doit pas être vendu.





