mardi 4 mai 2010

Armor vache

Chers contribuables, merci à vous de payer avec vos impôts les profits d'Intermarché, du promoteur Giboire et de quelques propriétaires fonciers pas vraiment dans le besoin", voilà ce que Robert Bellliot pourra dire lors de ses prochains vœux à la population. Incroyable mais pourtant vrai, l'argent public est donné pour assurer des profits privés. Un nouvel exemple de l'incurie de la gestion Belliot.

Jeudi 29 avril, en urgence, le maire de Pornichet convoque un Conseil municipal. Quel dossier majeur justifie un tel empressement ? Évidemment, comme d'habitude, on a droit au silence radio. Il faut dire qu'il est délicat d'expliquer publiquement que l'on cherche à satisfaire l'appétit d'un promoteur en lançant une opération d'urbanisme en entrée de ville sur 7,5 ha. Par contre, il ne semble pas délicat de dire que les Pornichétins paieront puisque c'est écrit en toutes lettres dans la délibération du Conseil municipal.

Urbanisme de mauvais goût

A l'époque Lambert, un projet avait été esquissé pour cette entrée de ville sous le nom de Parc d'Armor. Un urbaniste de référence nationale, François Grether, avait été sollicité. Des réunions de travail avec les heureux propriétaires fonciers et Intermarché avaient permis de dégager un consensus autour d'un projet qui se voulait une référence par la qualité paysagère et urbaine de l'entrée de ville projetée, par les techniques douces de gestion des eaux pluviales et par la qualité de l'insertion urbaine du supermarché.

Avec la défaite de l'équipe Lambert, les cartes ont été rebattues et certains propriétaires ont même eu le plaisir de placer leur progéniture au Conseil municipal. Cette fois-ci, peu importe la qualité, place au business. Promoteur de haut vol, propriétaires fonciers habitués aux opérations immobilières, professionnels de la grande distribution... tous les acteurs de cette pièce d'un théâtre d'ombre ont vite fait de convaincre les peu compétents Belliot et Goût de l'intérêt de leur laisser les mains libres.

Un programme immobilier conjuguant pour 220 familles logements individuels et collectifs dans un environnement de qualité, éloigné des nuisances du boulevard d'entrée de ville et de la voie ferrée ? Trop ambitieux sans doute. Une variété de logements permettant de s'inscrire avec l'environnement pavillonnaire à l'ouest et avec la silhouette des immeubles au sud ? Trop cohérent probablement. 60 logements locatifs sociaux en coeur de quartier ? Trop peu rémunérateur pour des promoteurs qui préfèrent, avec l'assentiment des élus, les reléguer le long de la voie ferrée.

Reconstruire un supermarché répondant aux exigences environnementales de notre temps et doté d'un parking paysager le tout en retrait du cône de vue de l'entrée de ville ? Trop ambitieux là encore, une bonne vieille boîte de métal tout juste relookée fera bien l'affaire.

Une zone inconstructible sur les hauteurs du camping de l'Oasis pour végétaliser l'entrée de ville ? Inutile, à la mairie on communique sur la politique de l'arbre, cela suffit bien, inutile d'en planter...

En Conseil municipal, toute honte bue, Robert Belliot a osé présenter un schéma du projet d'aménagement digne d'un élève du primaire préférant laisser son promoteur faire lui-même le véritable projet. C'est vrai que depuis que l'évitable La Baule + a publié une photo de notre maire bras dessus bras dessous avec le boss de la famille Giboire, ce promoteur se croit chez lui à Pornichet.

Cochons payeurs

Ce n'est pas le tout de faire un projet médiocre, encore ne faudrait-il pas empêcher les partenaires de cette affaire de faire de gros bénéfices. Pas simple quand on sait que pour ce type de projet d'une surface significative (à titre de comparaison cela fait tout de même la moitié d'un gros quartier comme l'Ile Pré), la pratique veut que les bénéficiaires de l'opération (promoteurs, propriétaires fonciers...) assurent les coûts directs (viabilisation, création de carrefours, refonte de voiries impactées, gestion des eaux pluviales...) et indirects (besoins supplémentaires en services et équipements publics). C'est la règle partout en France.

Le législateur, dans sa légendaire sagesse, a même créé un outil juridique pour cela, le PUP pour Projet Urbain Partenarial. Mais, à Pornichet, on ne fait rien comme ailleurs et notre maire, c'est de notoriété publique, est beaucoup plus intelligent que tout le monde.

Alors, à Pornichet, le maire propose de signer un PUP avec un promoteur et des propriétaires fonciers en offrant comme cerise sur le gateau un joli chèque de 1 200 000 € ponctionné sur les Pornichétins. Il est vraiment trop fort ce Bob le Bidouilleur : les promoteurs de la terre entière en aurait rêvé, lui, il le fait mais avec des motivations forcément sociales...

Faire largement supporter les coûts induits de l'opération d'habitat par le promoteur ? Vous n'y pensez pas, le malheureux a déjà besoin du renfort de caméras vidéos pour tenter de vendre ses appartements de la place de la Gare à plus de 4.000 € du m² alors...

Faire peser une partie des coûts provenant de l'opération d'aménagement sur les propriétaires fonciers ? Point trop n'en faut ! Les malheureux, un revers de fortune est si vite arrivé, et puis, ce sont des entrepreneurs eux, qui ne font que valoriser leurs arpents de sable achetés à vils prix...

Imposer à Intermarché un toit végétalisé et une partie de parking en superstructures pour compenser l'imperméabilisation des sols ? Comme vous y allez ! Ces gens là font du commerce pas de l'écologie et puis les Pornichétins ont financé des ouvrages hydrauliques XXL sans rechigner, alors...

Incompétence ou inconscience ? Avec Robert Belliot, difficile de se faire un avis tranché. Il prépare un cataclysme financier pour la commune à l'horizon 2012/2014 mais continue sans vergogne de creuser un puits sans fond en faisant 1,2 M€ de cadeaux d'argent public à des acteurs privés de l'immobilier et des affaires. Stupéfiant. On pensait ces scénarios réservés au Sud de la France, on avait juste oublier que pour notre maire, Pornichet est au Sud... de la Bretagne !

dimanche 25 avril 2010

Crise de régime

Tendez l'oreille et écoutez les craquements qui proviennent du 120 avenue du Général de Gaulle, haut lieu du belliotisme éclairé. Depuis la rentrée 2009, les lézardes apparaissent, les divisions s'expriment au grand jour et le règne Belliot semble entrer dans une ère volcanique.

Tous pour un, un pour tous. Le serment, de mars 2008, de l'équipe conservatrice conduite par le, pas encore (officiellement), UMP Robert Belliot, a résisté le temps d'un court état de grâce. Rapidement, plusieurs conseillers municipaux ont eu du mal à trouver leur place dans un collectif martyrisé par un clan structuré autour d'un triangle maléfique composé du maire, de son très politique directeur de cabinet, Gwénolé Bouessel, et de son (normalement) très neutre fonctionnaire faisant office de directeur général des Services de la commune, Didier Cressot. Malheur à ceux qui ne sont pas en cour ou osent émettre un doute sur le bien fondé des décisions municipales...

Trois de chute

Pour mesurer l'unité d'une équipe, il suffit souvent de se limiter à observer les absences en séance du Conseil municipal. Naturellement l'inorganisation chronique de la municipalité, qui la rend incapable de présenter un calendrier prévisionnel des jours et horaires des séances de Conseil municipal, peut compliquer ponctuellement la présence des conseillers municipaux, y compris UMP. Mais, au-delà de ces contingences, des constantes apparaissent.
  • Mlle Dallois. Elle a le record des absences (8 sur 11) et a purement et simplement disparu sans donner de procuration à aucun de ses colistiers depuis la mi-janvier. Autant dire que Mlle Dallois n'est plus qu'une conseillère municipale virtuelle.
  • M. Lehuic. Il réussit la même performance que Mlle Dallois avec 8 absences sur les 11 derniers conseils municipaux. Il n'a été aperçu qu'à une seule reprise en séance depuis septembre 2009. Est-il encore un membre de l'équipe Belliot ?
  • Mme de la Fuente. Elle cumule six absences consécutives et ne prend plus la peine de donner un pouvoir à un colistier. Étrange coïncidence, elle a disparu de la circulation depuis sa prise de position courageuse de soutien au Président de l'OMS, Claude Bonnet, et à son bureau, abattu par un « pu-putsch » mené par les sbires de l'Hôtel de Ville. Retrait temporaire ? Excommunication ? Prise de distance irréversible ? En attendant une clarification (retour ou démission), la municipalité Belliot a perdu cette jeune femme.
Deux portés disparus

En plus de comporter 3 conseillers municipaux perpétuellement absents, l'équipe Belliot peut s'enorgueillir de deux MIA1, perdus au combat en bon français : Mme Dupont-Contival et M. Loret.
  • Mme Dupont-Contival, qui suivait notamment les affaires scolaires, constituait un élément de poids du dispositif Belliot. Son franc-parler et sa faible propension à la diplomatie semblent avoir heurté les chastes oreilles du clan Belliot. Une prise de bec un peu plus forte qu'à l'accoutumée l'aurait rendue « "souffrante" au point de la voir disparaître depuis bientôt deux mois de toute activité municipale. Naturellement, nous ne doutons pas de ses problèmes de santé et lui souhaitons un prompt rétablissement, par exemple pour le prochain conseil municipal qui traitera de questions foncières qui ne manqueront pas de « l'intéresser »...
  • M. Loret présente un cas encore différent. Pur produit RPR, il semble avoir quelques difficultés à se fondre dans le moule ultra-réac du clan Belliot. Les récents arbitrages en matière de subventions à la vie associative semblent lui avoir provoqué une forte indigestion au point qu'il aurait demandé à être relevé de ses fonctions de conseiller municipal subdélégué à la vie associative. Lors du dernier conseil municipal, il a préféré s'éloigner de la salle du Conseil municipal, et son remplaçant annoncé, M. Robin, risquant d'être un parfait pompier-pyromane, a laissé le micro au légitimiste et inimitable M. Geay, pour présenter les subventions 2010 aux associations.
3 absents permanents, 2 subdélégués en rupture de ban, il va falloir rapidement rouvrir Quai des Arts pour permettre tous ces remakes du Malade imaginaire. En tout cas, avec 20% de l'équipe Belliot déjà en dissidence, ce n'est pas terrible la cohésion d'équipe pour le DRH Belliot. Nul doute que lors du prochain goûter des anciens, Bobby la main de fer devra chanter une version adapté du standard de Ray Ventura et de ses collégiens :

Allô, allô, Didier, quelles nouvelles
Absent depuis quinze jours,

Au bout du fil je vous appelle

Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, monsieur le Maire
Tout va très bien, tout va très bien

Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise

On déplore un tout petit rien

Un incident, une bêtise,

La mort de votre équipe municipale
Mais à part ça, Monsieur le Maire
, tout va très bien, tout va très bien !

1 (Missing In Action dans la jargon de l'US Army)

vendredi 9 avril 2010

Bouclier paysager

Si Sarko s'arc-boute à son bouclier fiscal, notre « très cher » maire lui reste droit dans ses bottes pour fouler un parc paysager aussi dispendieux qu'inutile. Au regard des perspectives financières de la commune, un seul geste s'impose : transformer le parc paysager en prairie humide, mais Robert Belliot est-il capable d'auto-critique ?

Face à des comptes publics touchant des fonds abyssaux, même les thuriféraires de la Sarkozie ont éprouvé le besoin d'ouvrir le débat sur le bien fondé du maintien du bouclier fiscal symbole de la bande du Fouquet's. A Pornichet, il est tout autant légitime de s'interroger sur le bien fondé de choix municipaux budgetivores et de demander au chef suprême local de revoir ses positions. « Il n'y a aucun mal à changer d'avis. Pourvu que ce soit dans le bon sens » disait Winston Churchill, Robert Belliot ferait bien de s'en inspirer.

Silence, on coule !

Terrible soirée que celle du dernier Conseil municipal avec une ville dont les finances vont droit dans le mur sans que le pilote ou ses mécanos ne semblent capables de l'arrêter. Depuis 18 mois, le Poulpe s'inquiète des dépenses somptuaires annoncées par Robert Belliot pour tenir ses promesses électorales. Lâcher 200.000 € par-ci, 300.000 € par là était déjà inquiétant mais voilà maintenant que l'unité de compte bondit au million d'euros.

Le Poulpe en fait trop diriez vous. Que nenni ! Pour s'en convaincre, et au-delà d'un budget 2010 en trompe l'œil et dont la sincérité est plus que douteuse (le compte administratif 2010 qui sera publié au printemps 2011 le démontrera fatalement), la municipalité Belliot a ouvert les vannes de l'hydraulique, de l'hippodrome et du parc paysager pour 17 M€.

Face à l'énormité des sommes engagées, il convient d'être précis et de se référer aux chiffres communiqués au conseil municipal :
  • Tribunes de l'hippodrome : 7,5 M€ de dépenses pour1,3 M€ de subventions espérées.
  • Parc paysager : 6,3 M€ de dépenses pour 0,3 M€ de subventions escomptées.
  • Travaux de sécurisation hydraulique : 4,4 M€ pour 0,3 M€ de subventions attendues.
17,2 M€ de dépenses engagées pour 0,9 M€ de subventions espérées, l'ardoise est vertigineuse surtout lorsqu'on observe une dégradation de la capacité d'autofinancement de la commune qui va, visiblement, peiner ces prochaines années à dépasser les 2 M€/an. Avec ces trois opérations seulement, Robert Belliot engage l'équivalent de 8 ans de ressources de la commune sans parler des coûts de fonctionnement que cela induira.

Pour mémoire, en 13 ans, les municipalités Lambert ont investi environ 30 M€, tout en parvenant à équiper la commune (halles, médiathèque, groupe scolaire, locaux sportifs et associatifs, petite-enfance, péri-scolaire, serres...), à réduire l'endettement tout en maîtrisant la fiscalité. En comparaison, avec Robert Belliot, la gestion des finances communales relève plus de la magie noire que de l'orthodoxie monétariste.

Dans le même temps, l'incomparable Bobby continue à avoir bourse déliée pour respecter d'autres promesses électorales (vidéo-surveillance, espace Flammarion, travaux sur les équipements sportifs, capitalisation de 2 sociétés d'économie mixte, ancienne digue du port d'échouage...). Il persévère dans son entêtement sans avoir en face les ressources financières pour payer toutes ses envies. Certes, il peut masquer ces deux prochaines années la débâcle annoncée en vendant à l'encan « les bijoux de famille » amassés par l'équipe Lambert pour structurer un développement harmonieux et socialement équilibré de la commune, mais cela ne saurait durer.

Les faits seront têtus et soit Robert Belliot prend rapidement la mesure de la situation et fait volte-face, soit Pornichet va payer longtemps le passage à sa tête de Bobby la dépense.

Le courage de dire non

Errare humanum est, perseverare diabolicum. Pour Robert Belliot, il est encore temps d'arrêter la machine financière infernale qu'il est en train d'enclencher. Si les travaux hydrauliques ne font que reprendre les investissements prévus par la municipalité Lambert (mais le passage inutile au regard de la nature des dommages potentiels d'une sécurité de niveau demi-centennal à centennal alourdit singulièrement la facture), si les tribunes répondent à une logique potentiellement touristico-économique (même si le projet Lambert était plus ambitieux et reposait pour l'essentiel sur un financement privé contrairement au projet Belliot moins cohérent et quasi exclusivement financé par la commune), le parc paysager, lui, constitue un projet franchement contestable.

Quel intérêt de dépenser autant d'argent dans une ville de cette taille qui dispose de 7 km d'un littoral envié et entièrement accessible ? Quel intérêt à se perdre dans un espace considérable (l'équivalent du jardin du Luxembourg à Paris) alors que Pornichet regorge de chemins agréables et d'espaces publics ouverts sur l'océan ? Quel intérêt de vouloir coute que coute un parc aux contours tellement mal définis que son coût a quasi doublé en 12 mois (3,6 M€ annoncé lors du concours d'architecte/paysagiste, 6,3 M€ comme base de la délibération du dernier conseil municipal) ?

Ce parc échappe à ses initiateurs, son coût devient insupportable pour les contribuables d'aujourd'hui et plus encore de demain, et son besoin toujours aussi peu avéré. Il semble qu'au sein même de l'équipe Belliot le doute augmente puisqu'elle s'est résolue, en contradiction avec ses engagements électoraux, à sévèrement relever les impôts locaux (+0,47 points pour la taxe d'habitation soit +4% en valeur). Il faut que la municipalité sache arrêter les frais tant qu'il en est encore temps. C'est de sa seule responsabilité. Ni l'opposition, ni les pouvoirs publics n'ont les moyens d'infléchir les choses. L'abime financier qui s'annonce pour Pornichet est encore évitable si une majorité des 24 membres de l'équipe Belliot parvient à prendre ses responsabilités et à se montrer digne de son mandat.


Pour l'avenir de Pornichet et de ses habitants, personne ne peut se résoudre à penser que la triste constatation du dramaturge britannique Somerset Maughan lorsqu'il écrivait que « comme tous les hommes faibles, il tenait absolument à ne pas changer d'avis » aurait une déclinaison locale. En renonçant à ce parc paysager, Robert Belliot gagnerait en crédit voire en respectabilité. On veut y croire...

jeudi 1 avril 2010

Problème d'Agenda

Ce mercredi 31 mars, le conseil municipal de la ville de Pornichet a décidé de s'engager dans une démarche d'Agenda 21. Avec ce nouvel acte de communication, Robert Belliot n'a d'autre but que de chercher à se forger une image de maire éco-responsable. Seul problème, mais de taille, son Agenda pue déjà l'odeur du pétrole souillant l'accord qu'il a signé avec le pollueur avéré qu'est Total. Mauvais début mais joli pied de nez !

Les débuts du municipe Belliot resteront à jamais souillés par le pétrole qui dégoulinait du chèque encaissé, en mai 2008, par le nouveau maire UMP pour arrêter les poursuites de la Ville de Pornichet contre Total après la marée noire de l'Erika. A la différence de Mesquer, Le Croisic ou Houat, Pornichet, par la décision d'une nouvelle majorité servile, devenait le déshonorant symbole, avec La Baule, que tout s'achète avec l'argent, même l'oubli d'une « catastrophe écologique comme la France n'en avait jamais connu » pour reprendre les attendus de la Cour d'Appel de Paris dans son jugement rendu cette semaine.

Clause toujours

Toute honte bue, Robert Belliot et son adjointe Roudeix ont donc décidé de faire prendre la vessie de la politique de l'arbre pour une lanterne du développement durable. Formidable est d'ailleurs la prose municipale pour justifier l'engagement dans la démarche Agenda 21 . On peut lire sur le site Internet de la commune qu'avec « l’attribution du label « Quatre Fleurs », assorti de la mention spéciale « Fleur d’Or », Pornichet signe son engagement dans la protection de l’environnement ». Le développement durable réduit aux Quatre fleurs, obtenues à Pornichet depuis plus d'une décennie, cela donne une certaine idée de la hauteur de vue de Belliot & Co.

Malheureusement pour Bobby le Mazouté, il va être difficile de se cacher derrière 4 fleurs même bien grosses pour crédibiliser son Agenda 21. En effet, cette démarche renvoie à la Conférence pour l'Environnement de Rio, en 1992, et propose un cadre de travail aux collectivités locales et à leurs habitants pour mettre en œuvre les concepts de développement durable. N'en déplaise au Che Guevarra du chèvrefeuille, l'Agenda 21 comprend évidemment un volet environnemental mais aussi un volet économique et, notre maire l'oublie souvent, un volet social.

Vert (forcément) de rage de s'être fait doubler par la CARENE, qui a lancé depuis plusieurs mois un ambitieux projet d'Agenda 21, titillé par une association locale Pornichet Forum que son DGS préféré qualifie de pastèque (vert à l'extérieur, rouge à l'intérieur pour reprendre la terminologie de la droite libérale) et face aux menaces à répétition de démission de sa passionnaria à la sauce Prosimar, Anne-Catherine Roudeix, Robert Belliot a décidé d'endosser un habit vert bien mité. Mettant un épais mouchoir sur ses convictions profondes, il décide d'occuper coûte que coûte le terrain de la communication en lançant sa procédure Agenda 21.

Son premier coup de communication passe par l'instrumentalisation de l'œuvre de Yann Arthus-Bertrand avec sa projection à Quai des Arts. Comme pour bien démontrer la sincérité et la profondeur de sa conversion écolo, Robert Belliot a noyé en quelques jours Pornichet de tracts et d'affiches promotionnelles, a utilisé tous les fichiers municipaux disponibles (médiathèque, Quai des Arts, jeunesse, vie associative...) pour bombarder de mails et d'invitation papier les Pornichétins et noyer d'auto-promotion ses énergivores panneaux électroniques. Avec Belliot, l'environnement trépasse sous la propagande.

Du goudron et des plumes

Malheureusement pour notre Géant vert, la justice de notre bon pays vient de couvrir d'un pétrole gluant la bande-annonce de son opération Agenda 21. La Cour d'Appel de Paris a rendu un jugement historique qui, n'en déplaise à Total, Rina, Métaireau ou Belliot, reconnaît « le préjudice écologique » à la plus grande joie des collectivités locales (Région des Pays-de-la-Loire, Département de Loire-Atlantique, communes de Batz-sur-mer, Le Croisic, Saint-Brévin...) et associations (Robin des bois, LPO...) qui ont toujours refusé de négocier leur silence contre les subsides puants de Total.

Après avoir accepté de vendre le silence des Pornichétins contre une poignée de boulettes de pétrodollars, Robert Belliot compte-t-il à présent négocier des subsides de l'agro-business pour passer sous silence les millions de m3 d'algues vertes qui prolifèrent chaque année sur nos plages dopées par les nitrates agricoles. Ou alors Bobby le Mazouté compte taire la sur-mortalité des abeilles locales pour laquelle la responsabilité des world company des pesticides est souvent engagée ?

Le jugement de la Cour d'Appel de Paris, en reconnaissant que l'atteinte à un écosystème constitue un préjudice ouvre la voie à de nouveaux contentieux. Plutôt que de lancer une fumeuse campagne Agenda 21, le verdâtre maire de Pornichet devrait plutôt porter plainte contre l'État pour son incurie dans la gestion des pollutions récurrentes d'algues vertes. Mais peut-être que Robert Belliot est gêné aux entournures après les propos de son Président bling-bling sur la nécessité de laisser la FNSEA et les grands céréaliers tranquilles avec les contraintes environnementales dans un esprit très business as usual.


En lançant l'Agenda 21 local concomitamment à la condamnation de ses amis de Total, l'hypocrisie et la démagogie de Robert Belliot suintent déjà. A semer sur des sols mazoutés, le maire UMP de Pornichet pourrait bien manger son blé en vert et son indigestion fera un grand plaisir à tous ceux qui sont convaincus que le développement durable est une notion qui suppose un nouveau modèle de société que seules les forces de progrès sont capables de faire émerger.


jeudi 25 mars 2010

Au pied du mur

Depuis 2 ans jour pour jour, Robert Belliot dirige le sort de la commune de Pornichet. Entre démagogie constante, communication forcenée, cavalerie financière et despotisme mal éclairé, difficile de prendre le recul nécessaire pour trier le bon grain de l'ivraie. Mais des dominantes apparaissent et cela ne manque pas d'inquiéter...

Avec l'arrivée aux affaires de Robert Belliot, beaucoup craignaient un coup d'arrêt au développement de la commune. A l'épreuve des faits, Bob le Bafouilleur surprend son monde en voulant mettre en place une politique étrange : des dépenses comme jamais mais moins de recettes que nécessaire. Voilà qui laisse présager des réveils douloureux.

La stratégie du coucou

Une fois les vapeurs de la victoire dissipées, le réveil est souvent douloureux pour le nouvel élu et Robert Belliot n'a pas échappé à la règle, loin s'en faut. Après une belle série de dérapages mal contrôlés (censure de l'opposition en Conseil municipal, absence de nomination d'adjoint pour des secteurs clés comme le tourisme ou les affaires scolaires, destruction d'une maisonnette amiantée sans protection, mise en sens unique de la voie le long de laquelle il habite, cadeau financier fait à l'aérodrome de La Baule, renoncement à lutter contre le pollueur Total en échange d'un chèque malodorant...), Robert Belliot a découvert les cadeaux laissés par Jacques Lambert : des finances saines, des services compétents, des projets bien ficelés et prêts à être mis en œuvre, bref tout ce qui faut pour bien démarrer un mandat. Évidemment, le nouveau maire pérorait urbi et orbi sur le calamiteux héritage tout en organisant mezzo voce la captation à son profit de tous les projets engagés mais pas encore lisibles par la population.

Dès lors, Robert Belliot s'est mué en prestidigitateur de talent pour faire du neuf avec du vieux. Doté d'un estomac hors du commun, Bobby le Falsificateur s'est arrogé sans vergogne l'héritage Lambert pour faire prospérer sa petite entreprise politique. Comme une parabole, Robert Belliot a bouclé la boucle de l'héritage en allant du Pouligou (centre de loisirs municipal) au Pouligou (terrain multisports) et en captant au passage les nouvelles serres municipales, la cuisine centrale, l'office de restauration de l'école Gambetta, la nouvelle couverture des courts du Ninon Tennis Club, les vestiaires au port d'échouage pour le club de kayak, les aménagement de la CARENE sur le littoral de Bonne-Source, les pompes de refoulement des eaux pluviales, la sécurisation aux 4 Vents de la route d'Escoublac (mais la mise en oeuvre laisse à désirer...), le programme d'entretien de la voirie et des bâtiments communaux, le terrain synthétique de football... Décidément pour Robert Belliot, la continuité républicaine a présenté bien des vertus.

Naturellement, il a souhaité mettre sa lourde patte sur des questions secondaires mais onéreuses : panneaux électroniques de propagande, multiplication des potelets anti-stationnement pour faire plaisir à quelques-uns, travaux inutiles de construction d'un nouveau mini-poste de police municipale, installation sarkozienne de caméras de surveillance, transfert irréfléchi du skate-park, multiplication dispendieuse de parkings occupés finalement quelques dizaines d'heures par an, acquisitions ou cessions foncières douteuses... La répétition d'opérations de 100, 200, 300 ou 400.000 € finit par peser sur les finances communales au point que le nouvel édile pornichétin a du rapidement appeler à l'aide ses copains de l'UMP pour bénéficier d'une avance de trésorerie au titre du plan de Relance post crise.

La négation infantile

C'est dans ce contexte que Robert Belliot s'est résigné à placer son action au long cours dans les pas de Jacques Lambert mais avec un gros bémol. L'équipe Lambert avait élaboré un projet de ville à 20 ans reposant notamment sur une vision prospective des finances communales, équilibrant les investissements projetés par des recettes essentiellement foncières. Voilà un schéma beaucoup trop compliqué pour Robert Belliot.

Pour ce dernier, cohérence et sagesse semblent rayées de son vocabulaire. Tel un gamin capricieux, il espère obtenir la même recette que son prédécesseur mais en changeant systématiquement des ingrédients. L'indigestion guette...

Les pompes de rejet des eaux pluviales et le bassin tampon d'assainissement à l'intérieur des pistes de l'hippodrome plutôt qu'en centre-ville ? La mise en sécurité hydraulique de Pornichet , c'est une volonté de Lambert, alors non et non, Bob l'épongeur ne fera pas tout à fait pareil, et il décide de mettre ces infrastructures onéreuses et disgracieuses en plein centre-ville quitte à pénaliser les générations futures.

L'hippodrome transformé en complexe de loisirs avec de nouvelles pistes, une nouvelle tribune, des restaurants, le Casino, un hôte, un parking et le boulevard de Saint-Nazaire rénové le tout avec un financement essentiellement Casino + Région ? Cela a trop la saveur d'Hippocampe, Robert Belliot lui conserve la réalisation de l'hippodrome mais fait peser son financement sur le contribuable pornichétin. En plus, il maintient le casino sur son site ancestral le vouant à un déclin inexorable et sacrifie 200 logements (et les recettes foncières qui vont avec) sur le secteur Gambetta / 8 mai pour construire un parking supplémentaire et accueillir un hypothétique hôtel en plein carrefour.

Les boulevards d'entrée de ville transformés en belles avenues plantées et habitées grâce à un équilibre entre investissements sur l'espace public et valorisation des réserves foncières constituées par la commune ? Trop cohérent, trop pertinent, trop Lambert. Et Robert Belliot de tricoter péniblement un plan local d'urbanisme réactionnaire pénalisant gravement les recettes potentielles de la commune sur les entrées de ville, restreignant drastiquement l'offre future de logements sur Pornichet et nuisant à l'harmonie d'entrées de ville équilibrées.

Tout à sa névrose de s'émanciper de l'héritage Lambert, Robert Belliot est capable des pires inepties. Ainsi, il décide de réaliser un terrain de football en synthétique sur le seul terrain communal ne répondant pas aux normes des matchs officiels. C'est déjà très fort ! Mais, il va plus loin en supprimant aire de jeux sportifs et stade de foot du parc des sports Louis Mahé pour implanter une maison de retraite. Ce simple exemple illustre malheureusement le niveau de réflexion qui préside aux orientations de l'action municipale.


Après deux ans à dénaturer les projets préparés par l'équipe Lambert et alors que des équipements touristiques hérités de l'ancienne municpalité devraient prochainement être livrés (Bois de la Grée, Tourelles), le Roi est nu ! Il lui faut à présent concevoir un projet cohérent et finançable pour le Pornichet d'aujourd'hui et plus encore de demain. Pas simple pour un maire qui vit dans une autre époque...

vendredi 19 mars 2010

Paranoïa anti-démocratique

Calomnies, mensonges, paroles dilatoires, mesures vexatoires à l'égard de l'opposition, épuration technique dans les services municipaux... Robert Belliot a, depuis le début de son mandat, une étrange conception des principes démocratiques. Il a encore franchi un nouveau stade ces derniers jours en restreignant drastiquement l'information reçue par les élus d'opposition.

Au début de son mandat, de nombreux observateurs ont mis sur le compte de maladresses les errements démocratiques de Robert Belliot. Mais, plus le temps passe et plus les méthodes du maire suscitent l'émoi de nombreux républicains.

Méthodes bordures

A peine élu, le Plekszy-Gladz1 de Ker Bon Accueil décide de tordre le cou au débat démocratique. Il commence par censurer les interventions de l'opposition en Conseil municipal en supprimant les compte-rendus exhaustifs des séances pour les remplacer par de simples relevés de décision. Cette oukase empêche de facto les citoyens de connaître la teneur des débats entre la majorité municipale et son opposition.

Ensuite, il caporalise les conseils de quartier en interdisant par le fait du prince à tel ou tel citoyen de pouvoir postuler à ces instances. Les amis de Mme Gallerneau, qui avaient eu la mauvaise idée de participer aux élections municipales, ce qui, dans la vision démocratique de Robert Belliot semble constituer un pêché mortel, se voient ainsi ostraciser. Si tu n'es pas un ami, tu es un ennemi semble dès lors constituer l'état psychologique du maire UMP.

Toujours aussi mal à l'aise avec le débat démocratique, Robert Belliot décide, dans une lecture à tout le moins tordue du Code général des Collectivités Locales, d'inventer des questions orales... posées par écrit. Sublime précaution pour tenter de masquer le vide abyssale de sa réflexion, son Éminence de Ker Bon Accueil exige d'avoir les questions 5 jours avant la tenue du Conseil municipal. Il fait ainsi d'une pierre deux coups, il limite les questions de son opposition et s'abrite derrière des réponses rédigées par ses collaborateurs.

Les Syldaves attaquent

De plus en plus paranoïaque, le Plekszy-Gladz pornichétin se décide à clouer au pilori tous ceux qui osent véhiculer autre chose que les paroles du chef. Dans un pathétique numéro d'acteur, il se lance au début d'un Conseil municipal dans une diatribe anti-blogs, outils maléfiques accusés d'armer le bras vengeur de pitoyables petits délinquants qui avaient eu l'outrecuidance de s 'attaquer à son joli panneau de propagande situé en entrée de ville. Voyant derrière chaque blog critique, un félon syldave, il multiplie les propos vengeurs et fait donner la verve de son secrétaire de mairie pour vouer aux gémonies les pourfendeurs de la bien-pensance. Ne doutant de rien dans la République Sarko-Hortefienne, il menace de saisir la justice pour faire taire ces outils sataniques.

Pas à une mesquinerie près, le maître de la principauté bordure de Pornichet, tord le coup aux principes démocratiques en n'invitant plus les élus d'opposition aux cérémonies des vœux. Derrière ces mesquineries symboliques parmi biens d'autres, qui illustrent la grandeur d'âme de notre maire, se cachent la véritable dérive anti-démocratique du municipe Belliot.

Dernier exemple en date, la suppression, dans les dossiers de séance du Conseil municipal, remis à tous les élus, de la copie des arrêtés municipaux pris par le maire pour assurer la gestion courante de la commune. En complexifiant singulièrement l'accès à cette forme d'information, Robert Belliot donne le sentiment de vouloir masquer des pratiques suspectes. Pourquoi cherche-t-il à soustraire au contrôle démocratique des décisions prises dans le secret de son bureau, qui sont pourtant souvent plus importantes que nombre de délibérations présentées en séance du Conseil municipal ?

Ulcéré par l'esprit un tantinet critique de la presse locale, le grand Chambellan pornichétin décide parallèlement de couper l'accès à l'information de la presse locale. Contrairement à une tradition bien établie, ici et ailleurs du reste, la presse locale n'a plus à sa disposition les dossiers de séance des conseils municipaux. Veut-il ainsi empêcher correspondants locaux et journalistes de décortiquer les délibérations municipales en leur imposant une seule source d'information, celle distillée par le service de communication de son directeur de cabinet UMP ?

Comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, le maitre borduro-pornichétin finit par exiger de ses thuriféraires l'ouverture d'un blog qui fera passer la Pravda de la grande époque pour un dangereux journal critique. Et comme certains esprits locaux continuent à se rebeller devant la toute puissance municipale, Ker Bon Accueil, comme infecté par un méchant virus en provenance des Hauts-de-Seine, fait donner sa garde prétorienne pour discréditer les récalcitrants : intervention auprès de journalistes locaux de la presse écrite, attaques fielleuses contre des web-journalistes, pressions en tous genres sur d'autres... Pornichet commence à avoir une drôle d'odeur.

Fragile dans la maîtrise des dossiers, incapable d'animer un véritable débat en conseil municipal ou communautaire, de plus en plus critiqué en interne par des colistiers qui commencent à s'affranchir en votant contre le maître de cérémonie... la paranoïa semble devenir le syndrome mortifère d'une politique erratique. Et beaucoup de se demander pourquoi Robert Belliot cherche-t-il tant à contrôler l'information ? Que cherche-t-il à masquer ? Quels errements veut-il dissimuler ? Qu'a-t-il à se reprocher ?

1 Pour les tintinophiles débutants, Plekszy-Gladz est l'autocrate dirigeant la Bordurie et en conflit permanent avec les voisins de Syldavie. L'élégant drapeau de la Bordurie illustre cet article. Tout rapport de l'attribut pileux avec un quelconque personnage serait naturellement fortuit...

mardi 9 mars 2010

Pompeux

Depuis 8 mois, l'accès au cœur de Pornichet constitue un vrai gymkhana simplement pour respecter le bon plaisir d'un maire qui, par caprice, voire incompétence, a décidé d'handicaper pour des décennies sa ville en plaçant à son entrée des ouvrages d'assainissement XXL. Avec Robert Belliot, seul le pire est certain.

Jamais en peine de démagogie, Robert Belliot a fait de la question des inondations un des fondements de sa stratégie de sape du travail conduit par la municipalité Lambert. Victime d'un rare phénomène d'auto-intoxication, il a fini par se convaincre de sa compétence pour le plus grand malheur du Pornichet d'aujourd'hui et de demain.

Caprice irresponsable

Depuis bientôt 10 ans, la Ville de Pornichet consacre un part importante de sa capacité d'investissement à juguler les risques d'inondations gravement accentués par la réalisation, au début des années 1990, de la RD392 qui dessert Pornichet depuis la Route Bleue. Renforcement des pompes, création de bassins de rétention et doublement de la canalisation reliant le secteur de l'hippodrome à la mer, Pornichet a fortement investi pour sa sécurité hydraulique. En 2007, le maire d'alors, Jacques Lambert, a même engagé la commune dans une démarche contraignante d'élaboration d'un plan directeur de gestion des eaux pluviales.

Parallèlement, l'équipe Lambert avait décidé de profiter des travaux de l'hippodrome pour repositionner les pompes de relevage, aujourd'hui situées entre le rond-point de l'hippodrome et la piste de galop, et d'installer dans le même ouvrage des pompes de poussée, le tout à l'intérieur des nouvelles pistes. L'objectif était double : sécuriser les conditions d'intervention des techniciens sur les pompes et mieux organiser le sous-sol de l'entrée de ville pour permettre son évolution à terme. Mieux encore, la municipalité Lambert avait obtenu de la Carene l'intégration dans le même ouvrage d'un bassin de rétention des eaux usées, construit en remplacement de celui situé à côté de l'école Gambetta. Un seul site, une seule opération de génie civil, le tout pour une meilleure insertion dans l'espace urbain, cela apparaissait séduisant et malin.

Sauf que Super Bobby, tel un gamin mal élevé, a piqué sa crise dès son arrivée à l'Hôtel de Ville, rien que pour le plaisir de ne pas suivre le projet Lambert. Il décide alors que les pompes seront positionnées au beau milieu du rond-point de l'hippodrome, n'en déplaise à la logique, à l'accessibilité du centre-ville et à la préservation de l'avenir. Résultat, Pornichet va pouvoir ajouter dans ses plaquettes de l'office du tourisme l'originalité d'avoir deux énormes ouvrages de génie civil en cœur de ville : la bunker enterré des pompes de gestion des eaux pluviales et la casemate semi-enterrée de gestion des eaux usées située sur le parking du 8 mai.

Avenir insulté

Toute à sa démagogie court-termiste, Robert Belliot, et son conseiller spécial en tuyaux bons ou percés, Frédéric Trichet (par ailleurs patron de la Saur, société gestionnaire de l'assainissement de Cap Atlantique mais aussi du netoyage des plages et de la gestion/maintenance des ouvrages... d'eaux pluviales de Pornichet), ont délibérément tiré une lourde créance sur l'avenir de la commune.

En décidant de strier l'entrée de ville de tuyaux et d'ouvrages fort onéreux, ils rendent quasi impossible le déplacement de ces équipements avant des décennies et obèrent en conséquence toute réorganisation de ce morceau de ville qui ne demande pourtant qu'à offrir un peu plus d'urbanité et de qualité. Ces deux grands penseurs n'ont sans doute jamais vu de photos de ce secteur dans les années 1970, lorsque l'entrée dans Pornichet se faisait tout simplement par une courbe reliant le boulevard de l'hippodrome à l'ilot de l'espace Camille Flammarion. Dommage, ils auraient peut-être compris le sens du mot humilité et mieux mesurer le fait que la première responsabilité d'un élu local est de préserver l'avenir pour les générations futures.

Plus affligeant encore, le saccage du site du 8 mai / Gambetta par la présence d'un imposant ouvrage d'assainissement des eaux usées. En laissant actuellement s'installer sur ce site un tel ouvrage, Robert Belliot amoindrit gravement le potentiel de ce quartier qui aurait pu accueillir des habitants et des services en complément d'un parking optimisé. Notre despote peu éclairé se fait fort d'implanter sur ce site un hôtel de standing, on ne peut que lui souhaiter bon courage ou alors bon séjours à ses futurs hôtes.

En pénalisant la circulation à l'entrée de Pornichet depuis 8 mois, Robert Belliot n'aurait pas pu faire meilleure démonstration de l'incohérence et de l'irresponsabilité d'implanter à cet endroit d'importants et couteux d'ouvrages de génie civil. Incapable de prendre la hauteur nécessaire à l'exercice de sa tache, il préfère enterrer l'avenir de Pornichet sous une gangue de béton et de tuyaux. Nul doute que les élus et contribuables pornichétins de 2030 ou 2040 maudiront l'action de cet obscur maire des années 2010 qui leur aura légué un lourd et bien indigeste héritage.







Ici ou ailleurs, la libre parole, l'esprit critique, la vigilance citoyenne dérangent. Contre toutes les pressions et oppressions, Pornichet le Poulpe s'associe à la journée mondiale contre la cyber-censure.

mardi 2 mars 2010

Petits arrangements entre amis

Commune désargentée vend, dans quartier huppé, foncier, initialement destiné à du logement social, pour 1 M€. Aucune chance de voir une telle annonce fleurir dans le supplément immobilier d'Ouest-France, Robert Belliot préfère vendre les bijoux de famille à de discrets (nouveaux ?) amis. De jolies marges pour les copains, des recettes pour financer l'herbe d'un parc paysager et surtout pas de logement social dans la carte postale, la vente des serres municipales constitue un parfait révélateur de la politique municipale.

En décembre, Robert Belliot et quelques affidés décident de spolier le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de sa propriété foncière qui accueillait jusque là les serres municipales. Par un obscur tour de passe-passe, le CCAS est contraint de vendre 1 € symbolique ce foncier d'exception.


Du social, jamais !

Lors des séances du Conseil municipal du 10 décembre 2009 et du 18 février 2010, Robert Belliot a organisé la spoliation du CCAS et fait un bras d'honneur à l'État en refusant de construire du logement social sur du foncier communal situé en centre-ville. En cédant à un promoteur les parcelles AY n°53, n° 725 et n° 726 d'une surface de 1.998 m², Robert Belliot a clairement signifié à ses amis de la Pointe du Bec : "du social à Pornichet jamais, et encore moins ici !". Après un sens interdit pour rester bien tranquillement entre soi, il pose un interdit social à ce quartier huppé : "accès autorisés uniquement aux riverains disposant de revenus confortables".

L'ensemble parcellaire, avec notamment son accès étroit, se prêtait difficilement à une opération immobilière classique de type immeuble. Par contre, les archives municipales contiennent des projets d'habitat individuel dense utilisant le vocabulaire architectural des maisons du "quartier des pêcheurs" permettant de construire 8 à 10 maisons urbaines. Encore faudrait-il que Super Bobby comprenne que le patrimoine ne se résume pas à la Belle Époque et aux demeures de villégiature de l'aristocratie.

Lové au cœur de la Pointe du Bec et des maisons de pêcheurs du secteur, ce site ne présentait visiblement pas pour le sécuritaire social André Lejeune et l'antisocial Robert Belliot les qualités pour loger des familles pornichétines modestes travaillant dans les commerces et services locaux. Il est vrai qu'un site à moins de 300 m des commerces, du réseau de bus urbain et interurbain, de la médiathèque, du centre associatif communal et des écoles publiques ne présente pas toutes les garanties pour l'insertion sociale des familles de salariés de l'économie locale... Assis sur son strapontin de la liste Béchu pour les régionales, Robert Belliot n'a pas du lire que son équipe entendait "accompagner la rénovation des logements locatifs sociaux et la construction de logements neufs".

Du pognon, toujours !

Le discret M. D... a eu la bonne idée de rencontrer fortuitement, forcément fortuitement, notre éminent Maire, qui, dans sa grande sagesse, a donné son accord pour céder à ce malin (pléonasme ?) promoteur un site municipal de grand intérêt. "Ni vu, ni connu, j't'embrouille" est en passe de devenir le nouveau slogan publicitaire de Pornichet.

Il est comme cela notre Bobby, pourquoi dire non à quelqu'un de sympathique qui veut le bien de notre commune en évitant une horde de logements sociaux et en offrant au maire un joli chèque pour éponger les dettes abyssales qu'il s'obstine à creuser.

Évidemment, la vente annoncée par les professionnels locaux de l'immobilier de 3 parcelles pour la modique sommes de 430.000 € pièce laisse augurer d'un joli bénéfice pour le nouvel ami de notre maire. C'est la vision belliotiste du "travailler plus pour gagner plus" :

  1. J'appelle mon ami Bobby,
  2. Il spolie le CCAS, me fait un PLU sur-mesure puis me vend pour 1 M€ un écrin de 2.000 m² à la Pointe du Bec,
  3. J'aménage pour environ 0,15 M€ le foncier et le découpe en 3 lots,
  4. Je perçois 1,290 M€ de cessions foncières,
  5. Je fais une jolie marge de 140.000 €, 12% de rentabilité pas mal pour quelques heures de travail,
  6. Je n'oublie pas d'envoyer une carte de vœux l'an prochain à mon ami Bobby en lui proposant de renouveler l'opération sur d'autres fonciers amassés à l'époque Lambert.
  7. Je propose un nouveau slogan à l'UMP «Belliotisez plus pour gagner plus ! »


Ce nouvel épisode de la triste saga municipale a au moins le mérite de jeter une lumière crue sur les méthodes et les objectifs de l'équipe Belliot : toujours moins d'esprit républicain, toujours moins de social. Seule éclaircie dans cette triste affaire, un membre (mais un seul... pour le moment ?) de l'équipe Belliot a profité d'un vote à bulletin secret pour joindre sa voix aux élus de gauche. Bonne nouvelle, l'équipe Belliot a au moins un membre qui sait conjuguer ensemble moralité et social, c'est toujours cela de pris...

jeudi 11 février 2010

Le cave se rebiffe

Inutile de convoquer le Grisbi ou les Tontons flingueurs, le premier tome de la trilogie d'Albert Simonin est suffisante pour résumer l'incroyable comédie dans laquelle s'est lancé le premier édile pornichétin avec pour ambition avouée : devenir maire de Saint-Nazaire.

Nous aurions pu reprendre le contenu de l'interview de Super Belliot, parue dans l'édition du lundi 8 février dernier d'Ouest-France, dans laquelle le maire de Pornichet multiplie mensonges et digressions égotiques avant d'annoncer son intérêt pour la mairie de Saint-Nazaire. Nous aurions pu rependre l'article de Presse-Océan du 5 février relatif à la pathétique mascarade orchestrée par Robert Belliot et titré "l'UMP dans une cour de récré". Nous aurions pu évoquer les brèves de l'Echo de la Presqu'île du 5 février qui se gaussait de l'incapacité de Robert Belliot à exprimer quelques idées dans l'adversité. Mais, finalement, nous avons opté pour une reprise quasi intégrale des dialogues d'Audiard dans la version cinématographique du Cave se rebiffe pour mieux exprimer le pathétique de la situation.

Silence, moteur, ça tourne !

Une salle glauque, suintant les haines recuites, est le théâtre d'une réunion des rescapés UMP de la circonscription de Saint-Nazaire. Ils préparent, dans l'optique des élections régionales, la venue de leur leader angevin et craignent une possible arrivée soudaine de son vaguemestre, Bobby.

  • Maud : À quoi je le reconnaitrais ?
  • Jean-Louis : Un beau brun, avec des petites bacchantes, grand, l'air c... !
  • Maud : Ça court les rues, les grands c... !
  • Jean-Louis : Ouais ! Mais celui-là c'est un gabarit exceptionnel ! Si la conne... se mesurait, il servirait de mètre étalon !
  • Bobby (en voiture vers Saint-Nazaire avec son dircab et son secrétaire de mairie) : Et dites-vous bien dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est favoriser la réussite des médiocres. C'est pour ça que je viens à Saint-Naz !
  • Jean-Louis (apprenant la venue de Bobby) : j'aime autant vous dire que pour moi Monsieur Bobby avec ses costards tissés en Écosse à Roubaix, ses boutons de manchettes en simili et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, et ben c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation. Parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons. Et encore les rois, ils arrivent à l'heure. Parce que j'en ai connu moi, mon cher maître, des rois, et puis pas des petits. Rien que du micheton garanti Appel de Cochin. C'est pour vous dire que pour votre ami Bobby, ses grands airs, il peut se les cloquer dans le baba.
  • Un militant inconnu (choqué) : Oh mon cher maître, je vous en prie, hein ! Entre le baron Édouard et un traine-patin comme Bobby, il y a une marge.
  • Jean-Louis (à mi-voix pensant aux élections régionales et à l'appétit politique de Bobby) : Dire qu'il suffit de mettre un gigot au four pour voir venir les emmerdeurs,
  • Bobby (à son arrivée, dévisagé par les militants UMP de la circonscription de Saint-Nazaire) : C'est marrant que vous m'ayez reconnu tout de suite !
  • Arthur (un chefaillon local) : On m'avait fait un portrait parlé ! Je ne pouvais pas me tromper.
  • Arthur (encore) : Écoute-moi bien, mon petit Robert ! Le bon Dieu t'a donné une main exceptionnelle. Il aurait pu te créer honnête, il t'a même épargné ça ! Alors tu ne penses pas que tu devrais laisser certains avantages aux déshérités ? Aux caves, à ceux qui en ont vraiment besoin ?
  • Bobby (bafouillant) : Besoin de quoi ?
  • Arthur : De faire un mandat comme conseiller régional !
  • Jean-Louis (s'adressant à Bobby) : Je connais ton honnêteté mais je connais aussi mes classiques. Depuis Adam se laissant enlever une côte et Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont foiré étaient basées sur la confiance. Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.
  • Maud (espérant encore une place éligible) : L'honnêteté, ça se paye !
  • Double Chopine (blaze d'un chef de l'UMP 44 défendant la 17ème place de Bobby) : Eh bien Messieurs, ce cave a une paluche qui vaut de l'or. Une main raphaëlienne ! Nous tenons un petit prodige, et j'aime mieux vous dire que l'affaire s'annonce grandiose.
  • Maud (geignant en constatant sa relégation au fond de la liste UMP, victime des méthodes de Bobby) : Il m'a fait la malle ! À moi sa petite reine.
  • Jean-Louis (cinglant) : C'est bien la seule chose qu'on ne puisse pas lui reprocher !
  • Jean-Louis (encore, craignant un désastre électoral avec la présence de Bobby sur la liste UMP) : Dans un parti, quand le chef ne ramène pas un certain volume de voix, l'autorité devient, ni plus, ni moins, d'la tyrannie !... Et l'autoritaire, un simple emmerdeur prétentieux !...
  • Arthur (interpelant vivement Double Chopine) : S'il est aussi fortiche que tu l'dis, ce... ce Bobby, y doit avoir de gros appétits ! Combien y va encore nous piquer comme mandats ?
  • Double Chopine : Si un homme comme ça entre dans la course pour la mairie de Saint-Nazaire, ça n'a pas d'prix !... Parce qu'avec lui, y'a pas d'problème... C'est comme si on s'associait avec Balkany... Les méthodes, on pourra les montrer à Sarko !...
  • Jean-Louis : T’es là pour longtemps j’espère ?
  • Double Chopine (suppléant un Bobby brusquement atone) : En principe non, mais t’sais dans les affaires politiques on sait jamais. Tu t’déplaces pour trois semaines et pis tu peux rester vingt piges à la mairie, ça c’est vu.
  • Maud (en apparté, mal à l'aise devant le silence assourdissant de Bobby) : Avec lui c'est pas facile à savoir. Il n'était déjà pas causant avant. Maintenant il n'ouvre plus la bouche que pour manger.
  • Jean-Louis (exaspéré par l'arrogance de Bobby et n'y tenant plus) : Mais pourquoi j'm'énerverais ? Monsieur joue les lointains ! D'ailleurs, j'peux très bien lui claquer la gueule sans m'énerver !
  • Double Chopine (fataliste) : l'éducation, ça s'apprend pas.
  • Jean-Louis (menaçant Bobby) : Bon, bah puisque t’en es pas encore là, alors écoute-moi. Dis toi bien qu’tes p’tites misères avec les blogs et la presse c’est rien à coté de c’qui t’attends si tu persistes dans tes rêveries. Parce que dans la politique à Saint-Nazaire, alors là tu vas la comprendre ta douleur. Tu vas y laisser ta santé. Tu vas les découvrir les vicieux, pas ceux qu’tu connais d’habitude. Moi j’te parle des vrais, ceux qu’ont les grandes dents. Y vont t’béqueter tout cru les vilains. Note bien j’sais pas pourquoi j’te raconte ça puisque tu s’ras enchristé avant d’avoir touché un petit bulletin.
  • Bobby (murmurant, un peu inquiet) : Tu crois ?
  • Jean-Louis (subitement hilare) : C’est un coup sûr, tu vaux cent contre un dans l’parcours. Tiens prend un beignet là. Tu vas voir c’est bon, c’est un présage.

Devant cette série Z, nombre d'électeurs pornichétins doivent se demander à qui profite cette mascarade ? A la gauche pornichétine et nazairienne, certainement. A des amis de Robert Belliot probablement comme messieurs Trichet ou Bossy trop heureux d'expédier sur une voie de garage un maire bien encombrant. A Christophe Priou ou Yves Métaireau, certainement, soulagés qu'ils sont de ne pas avoir sur leur porte-bagage le narcissique maire de Pornichet. Une fois encore, les grands perdants sont les Pornichétins !


jeudi 4 février 2010

De bonnes nouvelles

"Il a le melon !". Référence fruitière d'un compagnon UMP pour Robert Belliot qui se prend pour le super-héros de la droite nazairienne. Trop à l'étroit à Pornichet, not'bon maire veut bouter le socialiste hors de Saint-Nazaire et cela en fait rire beaucoup...

Battling Bob est en campagne. Émoustillé par sa 17ème place sur la liste de l'UMP pour les régionales, il met les gants contre... ses compagnons de l'UMP. A en croire l'excellent Pornichet Infos, repris par Ouest-France, notre Cassus Clay des mémés à caniche a fait le coup de poings dans une « amicale » réunion des UMP de la 8ème circonscription, celle de Saint-Nazaire.

Pornichet se débarrasse de Belliot

Mais que venait donc faire notre héros local dans le pugilat politique de la droite nazairienne ? Y mettre de l'ordre, voilà tout ! En effet, comme nous vous l'annoncions en novembre dernier notre roi des rings ambitionnent rien de moins que de mener la droite à Saint-Nazaire, lors des prochaines municipales. Ne vous méprenez pas chers lecteurs, le Poulpe ne fume pas ses tentacules, il tient ce scoop du leader de la droite nazairienne, pas moins.

En navigant sur le net, il est plaisant de découvrir l'improbable blog de Jean-Louis Garnier, figure de la droite à Saint-Nazaire et tête de liste UMP aux dernières municipales. Dans un article fielleusement intitulé : "Des nouvelles du déjà candidat à la mairie de Saint-Nazaire : Belliot Robert", l'auteur exprime sa conviction que les Nazairiens sauront reconnaître le talent de not'bon maire puisqu'il est déjà parvenu à plomber les finances de Pornichet et à déstabiliser les services municipaux. Visiblement bien informé, l'auteur décrit notre cher maire comme un « autocrate », ce qui – naturellement – n'est pas sans nous surprendre...

Quelle honte de calomnier ainsi le chantre de la démocratie locale. L'homme qui a créé des comités de quartier absolument pas instrumentalisés. Le maire qui a remarquablement concerté la rédaction de son PLU au point de laisser aux riches cacochymes de Prosimar le soin de le rédiger. L'édile qui soutient pleinement les grosses associations locales comme l'Office du Tourisme ou l'Office Municipal des Sports du moment que les dangereux gauchistes qui les dirigeaient soient passés par-dessus bord.

Certes, dans leur grande magnanimité, les Pornichétins sont près, tels les Herblinois en leur temps avec Jean-Marc Ayrault, à faire don de leur grand maire à leurs voisins. Le prix à payer sera rude pour notre commune car comment l'UMP parviendra-t-elle à dénicher un leader aussi compétent, aussi bon gestionnaire, aussi visionnaire ? Le doute nous assaille...

De mauvais citoyens pornichétins, peu au fait probablement des enjeux, ont osé se réjouir de la nouvelle. En effet, en franchissant les Jaunais, le Rubicon local qui sépare Pornichet de Saint-Nazaire, ils considèrent que Robert Belliot garantirait aux Pornichétins que son passage et ses ravages n'auraient duré que 6 ans. Et franchement, il sera si difficile de faire tomber Saint-Nazaire à droite, qu'il serait sage que Robert Belliot consacre immédiatement son énergie à préparer cette mère des batailles, quitte à abandonner dès à présent son frêle esquif pornichétin.

La Carene reste à gauche

Un bonheur n'arrivant jamais seul, l'annonce du parachutage de l'actuel maire de Pornichet sur Saint-Nazaire garantit quasiment à la gauche carenienne de conserver les commandes de l'intercommunalité. Dans un contexte compliqué de succession de Joël Batteux, les Samzun, Provost ou autres prétendants doivent voir d'un bon œil Robert Belliot se croire un destin nazairien.

David Samzun, l'adjoint à l'urbanisme de Saint-Nazaire et vice-président de la Carene chargé de l'habitat, ne s'y est pas trompé en transformant, à chaque conseil communautaire, Robert Belliot en punching-ball. Les spécialistes du noble art ont judicieusement observé que soumis à un telle volée de coups, même un sac de frappe réagirait davantage que Robert Belliot... Mais Super Bobby encaisse, ahanant quelques borborygmes faute de pouvoir mettre en ordre ses insondables pensées sous la grêle de coups.

Avec Robert Belliot comme leader, la gauche nazairienne se voit offrir un bien faible sparring-partner et devrait sans grande peine gagner le combat de la mairie de Saint-Nazaire et par ricochet celui de la Carene. Voilà une bonne nouvelle !


Plus de Belliot à Pornichet, la gauche à la tête de la Carene, le schéma esquissé par la droite nazairienne présente bien des avantages. Le Poulpe encourage vivement les conseillers politiques de Robert Belliot, son dir-cab et son improbable directeur général des services, à poursuivre cette stratégie. Ils auront ainsi droit à l'éternelle reconnaissance des citoyens pornichétins et nazairiens...