samedi 5 septembre 2009

Brèves de parasol

A l'ombre des pins pornichétins, tout n'aurait pu être qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté au plus grand plaisir de notre cher premier édile. Mais, dans la touffeur d'un beau mois d'août, Bobby la Bronzette a encore fait des siennes.

La vérité sort de l'assiette

Au détour d'une soirée, un couple d'estivants s'attable dans une crêperie du centre-ville récemment rénovée. Désireux d'éveiller leurs papilles aux mets locaux, ils lisent attentivement la carte et s'enquièrent du contenu d'une appétissante galette appelée la Pornichétine. Sans malignité aucune, la patronne répond «la Pornichétine, c'est une andouille».

A la table voisine, un client s'étouffe de rire en entendant la réponse et tout de go de demander à la restauratrice confuse si l'appellation et le contenu constituaient un hommage à la municipalité en place... En voilà un qui va être mis au régime sec.

Sa suffisance

Belle soirée pour la dernière levée des Renc'Arts 2009 et joli spectacle en perspective. Au milieu d'une programmation moins mordante que d'habitude (censure ? Auto-censure ?) la grande nouveauté de la cuvée 2009 était l'apparition d'un carré VIP pour permettre à nos chers édiles de profiter dans les meilleures conditions des spectacles.

Cette dernière soirée n'échappe pas à la règle et un espace réservé jure au milieu du millier de spectateurs comprimés et à la recherche du moindre m² respirable. Tel le Roi-Soleil, le maire de Pornichet fend la foule et gaillardement prend place, seul, au milieu de son carré plein... de vide.

A la fin du spectacle, un mal-pensant a lancé à la cantonade « pendant le spectacle, j'ai cru que le maire était un despote éclairé, mais maintenant que les lumières se sont éteintes... ». Encore un qui rigolera moins lorsque les sicaires de l'Hôtel de Ville le surveilleront par la magie des caméras de surveillance.

Bus de riches

Enivré de son succès et incapable de cesser ses promesses démagogiques, Robert Belliot promet, à l'aube de l'été 2008, de raser gratis. Du jour au lendemain, sans la moindre réflexion financière, il exige de la Carene la mise en place deux fois par semaine d'une ligne gratuite de bus pour relier les quartiers au marché. L'expérience se déroule cahin-caha et ne rencontre pas vraiment son public. Par contre, le contribuable pornichétin a le droit de payer cette foucade municipale de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Une famille des hauteurs de Sainte-Marguerite se souvient cet été de l'expérience de 2008. Voyant un arrêt de bus près de chez elle comportant la mention spéciale de la navette du marché, elle décide de tenter l'expérience.

A l'heure dument inscrite sur le panonceau, un bus vide se présente. Le chauffeur ouvre aimablement la porte et indique courtoisement que la tarif est de 1,25 € par personne, adulte comme enfant, et que le billet étant valable une heure, il faudra évidemment reprendre un billet au retour. Surprise que ce service annoncé comme gratuit soit devenu subitement payant, la petite famille fait rapidement son calcul. 10 € pour faire son marché, cela va faire cher la salade et les tomates.

Pour eux comme pour beaucoup de Pornichet la vinaigrette de la politique municipale a pris un goût bien aigre.


Perte de sens

A Paris, le 15 août rime traditionnellement avec travaux. Les édiles locaux profitent de déferlante des Parisiens vers les plages pour engager de multiples interventions particulièrement pénalisantes pour la circulation routière. Histoire de ne pas désorienter nos amis parisiens, Robert Belliot a eu une idée géniale, faire lui aussi des travaux XXL à Pornichet au 15 août. Au moins, avec les embouteillages créés, il évite ainsi aux Parisiens d'éprouver des difficultés de réadaptation au retour des vacances dans le trafic de la capitale.

Sournoisement, les édile municipaux ont profité d'une nuit du week-end du 15 août pour réduire les voies au rond-point de l'hippodrome. Au réveil, les Pornichétins ont eu droit à une vision cauchemardesque. De Sainte-Marguerite, Bonne-Source ou Saint-Sébastien, l'accès au centre de Pornichet était quasi impossible, un bouchon inextricable se formait autour du carrefour engorgé de l'avenue des Paludiers. La folie municipale des sens interdits ne facilitait évidemment pas la situation, certains se croyaient dans un remake du légendaire sketch de Raymond Devos, le plaisir des sens.

L'amateurisme de la municipalité en matière de circulation s'étant déjà exprimé au printemps dernier avec la fermeture du boulevard de Saint-Nazaire en même temps que celui la route d'Ermur, de la route de la Villès-Mahaud et de la route de la Villès-Babin, il est extravagant de voir les mêmes inepties se reproduire, qui plus est le week-end le plus chargé de l'année. Errare humanum est perseverare diabolicum...


Si le premier été de la parenthèse Belliot aura été marqué par la gabegie de travaux aussi hideux que superfétatoires sur le parking du 8 mai, l'été 2009 aura donc été celui de la boursouflure égotique avec une multiplication de petits signes (carré VIP aux Renc'Arts, travaux pharaoniques en pleine saison touristique, dépenses sécuritaires inutiles à la gare ou sur les plages, stade de foot synthétique ne respectant pas les normes de la Fédération française...) qui dénotent les tentations despotiques d'un homme fermé au dialogue. Il y a fort à craindre que des jours sombres s'annoncent pour les Pornichétins.

dimanche 2 août 2009

Rendez-vous à la rentrée

Fidèle à son habitude, le Poulpe ne va pas jeter d'encre durant tout le mois d'août, mais, au regard de l'actualité locale, il reste en veille, à quelques brasses des plages pornichétines.

Le Poulpe est certes en vacances, mais il demeure un citoyen et rappelle à tous les Pornichétins l'ouverture vers la mi-août (la date n'est pas encore officielle) de l'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Pornichet.

Ces dernières semaines, le Poulpe a décortiqué certains aspects de ce PLU pour aider le plus grand nombre de Pornichétins à prendre conscience des enjeux. L'heure n'est plus de savoir si Pornichet doit défendre son passé mais bien d'espérer que notre commune ait encore un avenir. Le commissaire enquêteur se fera un plaisir de consigner vos observations, ne vous gênez surtout pas...

A bientôt !

samedi 25 juillet 2009

Saveurs d'autrefois

A partir du 15 août, les Pornichétins vont pouvoir, à l'occasion de l'enquête publique, faire part de leurs observations sur le nouveau Plan Local d'Urbanisme (PLU). Entre vision passéiste de Pornichet et inculture architecturale, l'équipe Belliot laisse présager d'un futur bien triste pour notre commune. La preuve en images !

Si le PLU est parfois perçu comme un document austère, compréhensible de quelques élus initiés et d'associations (en temps normal...) vigilantes, il comporte aussi un vaste volet réglementaire qui s'imposera à tous les Pornichétins, ceux d'aujourd'hui qui veulent faire évoluer leur logement et ceux de demain qui voudront s'y installer.

Idées fixes

En arrivant aux affaires, Robert Belliot et son acolyte Jean-Pierre Gout ont rapidement démontré leur méconnaissance de l'urbanisme et de l'architecture. Pas une séance de la commission dédiée aux permis de construire qui n'apportait son lot d'avis d'opportunité en contradiction avec la réglementation en vigueur. Pas un projet qui ne devait offenser le mauvais goût (jeu de mot) de l'adjoint à l'urbanisme au risque d'être rejeté dans le secret de son bureau sans même passer devant la commission ad hoc. Armés de certitudes dignes du café du commerce, les Pieds nickelés de l'urbanisme ont, malgré leur inculture, au moins dans ces domaines, cherché à devenir les parangons du bon goût (sans jeu de mot évidemment).

Parmi leurs "fixettes" : les toits plats, les fenêtres horizontales et les bardages de toutes natures. Sans même faire l'effort de comprendre la raison d'être de ces choix architecturaux ou techniques, ils ont décidé de vouer aux gémonies ce trio, à leurs yeux, scélérat. "Le toit symétrique à 45° dorénavant tu chériras", ont-ils psalmodié à longueur de page du règlement du PLU. "L'enduit ou la pierre tu imposeras" ont repris en chœur leurs apôtres de Prosimar, PEP et autres associations en cour. "Le Pornichétin se débrouillera" ont répondu les hérétiques.

Insulte à l'avenir

Lorsqu'on est incompétent, on cherche souvent le salut dans des règles les plus strictes possibles quitte à les rendre absurdes. C'est le choix fait par les élus pornichétins avec ce PLU. Incapables de comprendre la ville d'aujourd'hui et plus encore celle de demain, ils se réfugient dans un passé mythifié, antérieur à la première guerre mondiale, celui où la grande bourgeoisie répandait son oisiveté et sa richesse dans une architecture qui cherchait surtout à être remarquée.

Pour ceux qui peinent à comprendre la régression en cours, l'équipe du Poulpe a procédé à une analyse lexicale du règlement du PLU proposé par la majorité UMP. Le résultat est au-delà de la caricature. Si les mots social ou architecture contemporaine apparaissent 2 fois, les mots patrimoine s'inscrivent 48 fois, restauration 51 fois, protection 68 fois et interdit 111 fois. A Pornichet, dorénavant, il est interdit de ne pas interdire...

Cette incapacité à sortir d'un schéma dépassé abouti à rendre délibérément impossible des évolutions de l'habitat actuel et à stériliser dans une banale unité l'avenir.

Vous vouliez agrandir votre logement au Moulin d'Argent ou à l'Ile Pré ? Les nouvelles règles d'emprise maximale au sol vont vous en empêcher.

Vous vouliez bâtir une maison contemporaine ? L'originalité, c'est terminé, foncez plutôt chez le premier pavillonniste venu pour choisir une maison sur catalogue.

En banalisant à l'extrême toutes les constructions, les duettistes Belliot et Gout prétendent défendre une commune qu'en fait ils ne comprennent pas. Ils veulent rendre uniforme une ville née pour être originale. Ils veulent banaliser une ville née pour être disparate. Espérons simplement que les véritables amoureux et connaisseurs de l'architecture balnéaire auront le courage lors de l'enquête publique de dénoncer le contre-sens historique pour ne pas dire l'insulte qui est faite à Pornichet.

Aussi, pour bien montrer le caractère redoutablement concret des règles édictées par le nouveau PLU, nous avons décidé de photographier des constructions pornichétines en précisant, règlement du PLU à l'appui, ce qui n'aurait pas été possible de faire au regard des règles que veulent édicter le maléfique duo de l'Hôtel de Ville. Une promenade pour mieux comprendre la nécessité de se faire entendre du commissaire enquêteur dès le 15 août prochain.

NB : conformément à la législation en vigueur, l'ensemble des photos a été réalisé depuis l'espace public et les éléments pouvant servir à localiser une construction ont été masqués.

Pour voir confortablement les photos, cliquez, sous l'encadré de photos, sur "plein écran".

jeudi 16 juillet 2009

Canada Dry

Ça a la couleur d'Hippocampe, le goût d'Hippocampe, mais ce n'est pas Hippocampe et c'est là que c'est dramatique pour la commune de Pornichet et ses habitants. Après avoir pourfendu Hippocampe avec une démagogie outrancière, voilà que Robert Belliot adopte finalement la stratégie du coucou en occupant le nid façonné par l'équipe Lambert. Seul problème, mais de taille, cette fois-ci ce sont les Pornichétins qui paieront l'addition.

Un projet majeur à "l'échelle locale, de l'agglomération, régionale, nationale". Un projet pour "les habitants, les touristes, les familles, les turfistes et les entreprises". Un projet structuré par des considérations "sociales, environnementales et économiques"... Cela ne vous rappelle rien ? Ce n'est pas du Lambert mais bien du Belliot dans le texte à la plus grande stupeur de ses chers électeurs.

Parole, parole, parole

Depuis plusieurs mois, Robert Belliot conduit une stratégie de communication fondée sur l'intox permanente. Cette fois-ci, il délivre sur le site Internet de la commune et en boîte aux lettres un document présentant le projet en cours sur le secteur de l'hippodrome. Fidèle à son credo, plus c'est gros, plus çà passe, il déroule un projet pharaonique avec tout et son contraire.

En bon adepte du pilotage à vue, le maire de Pornichet modifie chaque mois le projet de l'hippodrome. Une administration fragilise sa toute puissance en invoquant la nécessaire préservation du déjà légendaire trèfle de Micheli, pas de problème, l'hippodrome se veut l'égal de Terra Botanica, l'énorme projet angevin de parc du végétal. Le culte du parking est anachronique avec une époque qui remet en cause la voiture reine, pas de problème, Super Bobby sort le green washing et repeint en vert son projet à coups d'énergies renouvelables.

Et en Monsieur +, le maire de Pornichet ajoute un jardin des sens avec des "plantes sélectionnées pour leurs qualités acoustiques", vous avez bien lu acoustiques. Probablement, des plantes habituées à entendre des promesses... Vous en voulez encore ? Pas de problème, Bobby le money maker nous sort son observatoire des énergies renouvelables. Vous êtes repus ? Attendez encore, vous allez avoir droit à un parcours sportif, à un espace bien-être et à des aires de jeux pour les enfants. Et puis pour finir, Super Bobby vous offre un busway, un boulevard urbain pacifié, de nouveaux parkings en centre-ville et, si l'on en croit l'image présentée par Robert Belliot, une urbanisation massive de Saint-Sébastien avec une forêt de petits immeubles. Ouf, la crise de foie ou de foi pour son électorat conservateur n'est pas loin.

L'addition s'il vous plait !

Passe que notre maire déjà légendaire prenne ses rêves pour des réalités. Passe que Super Bobby cherche à faire prendre à ses administrés des vessies pour des lanternes. Mais à un moment les faits sont têtus. Face à cette profusion, il est temps de sortir la calculette.

Petit tableau comparatif entre le projet Hippocampe et le projet HyperBelliot :



Hippocampe

HyperBelliot

Travaux hydrauliques

5 M€ dont 3,5 M€ pour Pornichet

5 M€ dont 3,5 M€ pour les Pornichétins

Complexe Hippodrome

25 M€ dont 3 M€ pour Pornichet, l'essentiel de l'investissement étant supporté par le groupe Partouche

25 M€ environ dont 12 M€ au moins pour les Pornichétins

Boulevard de la République

3 M€ dont moins de 1 M€ pour Pornichet le reste étant financé par une participation liée aux droits à construire le long de ce boulevard.

3 M€ intégralement à la charge des Pornichétins

8 mai / Gambetta

3 M€ intégralement financés par une participation liée aux droits à construire le long de ce boulevard.

3 M€ intégralement à la charge des Pornichétins

Ce tableau indicatif donne une idée du gouffre qui s'ouvre devant les finances communales. A lui seul le projet HyperBelliot suppose de vidanger les poches des Pornichétins de plus de 20 M€ au plus grand plaisir du PMU dont Pornichet devient de facto le sponsor.

Pour mémoire, en deux mandats Lambert, le montant des investissements financés par les Pornichétins a été inférieur à 30 M€. Avec le projet HyperBelliot, Pornichet fonce vers les abysses à moins de consacrer l'intégralité de ses moyens à l'hippodrome. Explosion de la dette ? Explosion des impôts locaux ? Explosion de la suffisance du nouveau maire ? En tout état de cause, l'avenir sera explosif surtout pour les jeunes ménages qui peinent déjà à s'établir à Pornichet.

Entre un projet urbain cohérent et financièrement responsable et une enflure égotique urbanistiquement non pensée et financièrement irresponsable, la différence d'approche saute aux yeux. Les Pornichétins ont voté contre une ville conviviale, dynamique et responsable, ils auront droit à une ville-dortoir, exsangue et dépassée. Le Pornichétin a sans doute ce qu'il mérite...

mercredi 8 juillet 2009

Souffler n'est pas jouer

Grande première au dernier conseil municipal de Pornichet avec la présence, dans le dos du maire et de ses principaux adjoints, d'une belle brochette de fonctionnaires municipaux. Probablement conscients de l'insuffisance (euphémisme) de ses élus, le nouveau chef des services municipaux semble avoir battu le rappel mais, à la tête de la mairie de Pornichet, souffler n'est pas jouer et encore moins diriger...

Sale période pour Robert Belliot, le maire de Pornichet. Pas une semaine ne se passe sans que son image et sa crédibilité ne soient sérieusement écornées par ses insuffisances à répétition. Un maire à bout de souffle ? Dramatique en 3 actes !

Acte 1 : la Carene

Mardi 23 juin, la Carene est réunie pour sa séance mensuelle. Au menu, l'avis de la Communauté d'agglomération sur le Plan Local d'Urbanisme (Plu) de Pornichet. Le Président de séance, Joël Batteux, donne la parole à Robert Belliot pour lui permettre de présenter son Plu. L'élu pornichétin se dérobe et veut donner la parole à son souffleur en chef qu'est l'urbaniste qui a écrit, sous sa dictée, le nouveau Plu. Rappel au règlement du Président de la Carene qui explique que, conformément aux pratiques en vigueur au sein de cette institution, c'est au maire de Pornichet et à lui seul de présenter son projet d'urbanisme et pas à un technicien.

Panique chez Robert Belliot, qui hésite, bafouille, jette des regards désespérés vers les autres conseillers communautaires pornichétins. Sous pression, il décide de lire quelques lignes écrites pour normalement conclure la présentation de son urbaniste. Après avoir anonné des propos insipides et incantatoires, il termine sa très brève intervention sans avoir le moins du monde présenté les objectifs de son Plu.

Croulant ensuite sous des interventions sans pitié ("vous faites de Pornichet une ville-dortoir de Saint-Nazaire", "à ce rythme il faudra 120 ans pour atteindre l'objectif de 20% de logements sociaux", "un Plu fait d'imprécisions et de précipitation"...), Robert Belliot reste impassible, comme sonné, et parvient finalement à prononcer quelques mots en reprenant ses sempiternels slogans de campagne. Effectivement, un souffleur aurait été le bienvenu...

Acte 2 : le Conseil municipal de Saint-Nazaire

Saint-Nazaire, commune limitrophe de Pornichet, est légalement invitée à émettre un avis sur le Plu pornichétin. Sans surprise, la majorité des élus nazairiens, y compris le Modem, a adopté, comme la Carene du reste, un avis réservé, qui équivaut à un sévère carton jaune.

L'appareil UMP décide alors de sauver le soldat Belliot en faisant monter au front, tel Napoléon au Pont d'Arcole, le leader local, Jean-Louis Garnier. Homme de passion et de fougue, ce dernier se lance dans une défense de commande du Plu pornichétin. Maîtrisant l'art oratoire, le chef des UMP nazairiens a droit aux félicitation de Joël Batteux qui, fielleusement, commente la performance en s'exclamant : "voilà une plaidoirie dont l'abondance n'a rien à voir avec la sécheresse des commentaires de Robert Belliot au Conseil communautaire. C'est Jean-Louis Garnier qui aurait du se présenter à Pornichet" a conclu le premier édile nazairien.

Si Robert Belliot manque de souffle, il semble avoir un successeur tout désigné...

Acte 3 : le Conseil municipal de Pornichet

A nouveau chef de service, nouveau cérémonial au Conseil municipal. Portée sur les fonds baptismaux lors de la séance du 22 juin dernier, cette nouvelle organisation spatiale a laissé une étrange impression.

Le nouveau patron des services municipaux a sans doute demandé à ses "responsables de pôle", pour prendre la terminologie en vigueur, de serrer les rangs derrière l'équipe municipale. L'idée était peut-être sympa mais l'effet s'est avéré dévastateur. Jamais, la vacuité et l'incompétence des principaux élus municipaux n'ont été mieux mises en exergue que lors de cette séance où les fonctionnaires semblaient être les souffleurs d'élus en perdition.

Entre des fonctionnaires mal à l'aise (je souffle ou je ne souffle pas) et des élus pétrifiés de dire des bêtises et incapables de faire autre chose que de répéter mécaniquement les chuchotements de leurs souffleurs, l'image de la démocratie représentative n'en n'est pas sortie grandie. Delarue avait popularisé l'oreillette, Belliot réhabilitera-t-il les souffleurs comme au théâtre ?

Si les hésitations de Robert Belliot lors de ses premières interventions à la tête de la commune avait fait sourire, l'incapacité du maire à endosser les habits de la fonction ne fait plus rire du tout. Peu importe s'il a dilapidé en quelques mois son crédit personnel auprès de ses interlocuteurs. Plus grave et plus désolant est de constater qu'aujourd'hui c'est Pornichet et les Pornichétins qui sont la risée des élus des autres communes, des services de l'État et des partenaires de la commune. Pornichet semble à présent jouer un triste remake de A bout de souffle , mais n'est pas Godard qui veut !


mardi 30 juin 2009

Footez moi le camp !

Vous avez aimé les parkings dans les dunes, le PLU version Belliot vous offre à présent la suppression d'un espace vert et d'un terrain de foot pour permettre une vaste opération immobilière. Entre des jeunes qui pratiquent des activités sportives et des retraités aisés qui viennent chercher la vue sur mer, le maire de Pornichet a tranché. Bel exemple pour la jeunesse...

2 hectares à 200 m de la mer, un rêve de promoteurs que Robert Belliot et son acolyte Jean-Pierre Goût se sont empressés d'exaucer, en catimini évidemment, à l'occasion de la révision du Plan Local d'Urbanisme. Pendant que les deux illusionnistes de l'Hôtel de Ville parlent avec des trémolos dans la voix de la politique de l'arbre, de préservation du patrimoine ou de parkings à gogo, le PLU est infesté de mauvais coups portés à Pornichet et aux Pornichétins.

J'aime pas les jeunes

"Plus je vieillis, moins j'aime les jeunes". Cette citation acerbe du dessinateur Georges Wolinski semble devenir la devise de la politique municipale. Après avoir décidé de mettre la jeunesse sous surveillance vidéo, voilà que la municipalité Belliot décide de leur retirer un stade de foot et un espace vert qui faisait le plaisir des petits et des grands pour jouer entre copains au foot, au frisbee, au rugby...

Le site du stade Louis Mahé, le stade historique de Pornichet, était jusqu'à présent préservé de la voracité rarement désintéressée des promoteurs grâce à un zonage en ULb. Un tel classement destinait ce site à des équipements sportifs et de loisirs, en l'occurrence un terrain de football en stabilisé destiné pour l'essentiel aux gamins de l'ESP Foot et au foot-loisir, et un espace vert ouvert librement à des activités physiques diverses. Les seules constructions du site étaient les vestiaires

Il faut croire que la présence de cette jeunesse en short hérisse notre bon maire ou quelques voisins irascibles qui savent se faire entendre d'une mairie qui « veut faire plaisir ». En tout cas, en toute discrétion, le site du stade Louis Mahé passe pour l'essentiel en UBa, en clair en zone constructibles pour de petits immeubles. Histoire de la jouer mesquin, une petite enclave du site reste en ULb, mais au regard de la surface résiduelle, les footeux vont devoir se mettre à la pétanque...

Gated community

L'ouverture à l'urbanisation de ce site aiguise les appétits des promoteurs immobiliers de tout poil. L'un deux n'a pas caché au détour d'un échange informel son ambition de faire de ce site une enclave hyper sécurisée pour retraités aisés.

Il imaginait un ensemble de petites résidences disposant d'une foule de services permettant de passer au mieux du statut de jeune retraité à celui de senior très âgé Quel programme ! L'idée sous-jacente de ce projet est de copier les gated communities américains, ces quartiers privés ultra-sécurisés et destinés aux plus fortunés.


Elu par un électorat majoritairement âgé et/ou disposant d'une résidence secondaire, Robert Belliot fait la politique de son électorat. Il surfe sur les attentes sécuritaires et patrimoniale pour surtout ne rien changer, il diminue les équipements publics destinés à la jeunesse et aux jeunes adultes parce qu'avec sa politique immobilière, ils ne pourront plus venir vivre à Pornichet, et il multiplie les opérations immobilières adaptées à l'attente des retraités aisés. Qui a dit que Robert Belliot n'était pas cohérent ? Certainement pas ceux qui s'effraient de voir Pornichet se transformer en cité dortoir pour retraités aisés en mal d'iode.

mardi 23 juin 2009

Mer de voitures

Pornichet, son patrimoine, ses animations, son littoral et... ses parkings sur la plage. Sécurité et parkings étant les deux mamelles de la pensée belliotiste, le sublime Robert a décidé de bétonner une partie de la dune originelle de la plage de Sainte-Marguerite (cf. photo) pour accueillir des voitures. Transformer un espace naturel sensible en nappe de macadam, seul l'esprit facétieux de not'bon maire pouvait trouver pareille idée.

En venant de Saint-Marc, rares sont, sur la commune de Pornichet, les percées pour voir l'océan. La plus significative se trouve face à la colonie de vacances de la SNCF, juste avant le parking de Congrigoux.


Espace naturel très sensible

Pour mener à bien son entreprise de destruction d'un espace naturel sensible, Robert le Magnifique décide de passer par l'arme de l'emplacement réservé, un outil offert par le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Par confusion mentale probablement, le maire de Pornichet s'est dit qu'il pouvait bien étendre un peu le parking de Congrigoux.

Funeste erreur, depuis la nuit des temps, ce qui est, aujourd'hui, un parking remarquablement retraité par la CARENE était le parc à goémon de Sainte-Marguerite. Le sol, pollué par l'acidité saline, n'était plus bon qu'à évoluer en parking ou en construction à l'instar de l'autre parc à goémon de Pornichet, sur lequel a été bâti dans les années 1930 l'actuelle Poste, près de la place du marché.

Le site visé par le grand défenseur de l'environnement qu'est Robert Belliot est lui d'une toute autre qualité environnementale. D'ailleurs, le Maire dans son PLU l'a même classé en Ns, comprendre "espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques ou présentant un intérêt écologique". (p. 140 du PLU arrêté le 30 avril 2009). Quelques lignes plus tard, le PLU made in Belliot enfonce le clou en précisant que "les espaces naturels sensibles de Bonne-Source et Sainte-Marguerite ont été classés en secteur Ns".

Obscurantisme

Étonnamment (?) la toute puissance belliotiste ne baisse pas pavillon et n'hésite pas à affubler l'espace naturel sensible de Sainte-Marguerite d'un emplacement réservé n°30 destiné "à la construction d'un parking". La force de travail légendaire de notre maire ne lui a sans doute pas permis de s'intéresser à l'article L 146-6 du Code l'Urbanisme et à ses corolaires que sont l'article R 146-1 dudit Code et du décret n°85-453 du 23 avril 1985. Ces articles honteusement anti-Belliot précisent que si "les aires de stationnement" peuvent être autorisés, elles doivent présenter un caractère "indispensable à la maîtrise de la fréquentation automobile et à la prévention de la dégradation de ces espaces par la résorption du stationnement irrégulier, sans qu'il en résulte un accroissement des capacités effectives de stationnement". Sauf que personne n'a jamais vu de stationnement sauvage sur cette dune et qu'il s'agit simplement de créer un nouveau parking.

Plutôt que de développer des itinéraires cyclables de qualité pour les familles, Robert Macadam Belliot bitume ses plages pour permettre à quelques polluants propriétaires de 4x4 d'économiser quelques pas. On a déjà vu plus grande hauteur de vue...

Pour faire bonne mesure et bien persuader tout le monde qu'il est d'une autre époque, Jurassic Belliot a décidé de supprimer purement et simplement de son PLU un espace boisé classé du côté du camping de Bel Air pour le transformer en parking (emplacement réservé n°25 et 26) et de bitumer un petit bois d'un demi-hectare situé à proximité de l'impasse des Jaunais toujours pour en faire un parking (emplacement réservé n°23).

Dans les années 1970, Pompidou avec ses voies sur berges à Paris passait déjà pour un esprit attardé sur le plan environnemental. Alors, comment peut-on qualifier le maire de Pornichet qui, en pleine vague post Grenelle de l'Environnement, bitume allègrement son littoral et appelle de ses vœux une invasion des plages par les voitures au plus grand plaisir des piétons et cyclistes qui empruntent ces secteurs.

Cette fragilisation sans précédent du littoral a probablement échappé à la très indépendante et ô combien sourcilleuse association Prosimar. Si prompte à pourfendre les décisions de l'équipe Lambert, même si elle ne concernait pas leur "plage" carrée de Sainte-Marguerite, nul doute que cette association muée par le seul intérêt général montera un collectif des associations de défense de l'environnement pour fustiger cette artificialisation du littoral. Nul doute également qu'elle se précipitera à la prochaine enquête publique du PLU pour exiger du commissaire enquêteur le retrait de ces dispositions réactionnaires. On aimerait y croire...

mardi 16 juin 2009

Lotissement mal loti !

Comment faire de l'accession à la propriété à prix encadré dans un contexte de PLU restreignant drastiquement les droits et hauteurs à construire ? En supprimant les espaces et en imperméabilisant massivement les sols. C'est le choix retenu par l'équipe Belliot pour lancer l'opération du Pouligou ou comment concilier gâchis environnemental et gâchis social.

Il n'y a pas de miracle, même en faisant un règlement spécifique pour le secteur du Pouligou, il est difficile de construire intelligemment lorsque la volonté municipale est de caricaturer les constructions en hauteur, de vouloir imposer un néo-régionalisme pavillonnaire, d'exiger des clôtures haut de gamme...

Social mais pas trop

Robert Belliot a cette capacité incroyable de faire prendre des vessies pour des lanternes. Il est à bien des égards le maire le plus réac que Pornichet ait eu depuis plusieurs décennies, mais il cherche à grand coup de communication à se faire passer pour un élu UMP courant social.

Sous la pression de la CARENE, il a fini de guerre lasse par accepter d'implanter 23 logements sociaux au cœur du nouveau quartier. Mais, probablement vexé, il n'a rien trouvé de mieux que de demander à son urbaniste de dessiner un lotissement dont le plus gros ilot de logements sociaux aura une vocation de... giratoire. Il fallait quand même y penser.

Côté accession à la propriété, qui reste pour Robert Belliot l'alpha et l'oméga de sa modeste pensée, on a droit pour l'essentiel à une conception datant au mieux du début des années 1990 avec des lots libres sur des parcelles plus grandes que celles de lotissements comme le Moulin d'Argent (1975), la Pépinière (1990) ou la Virée des Landes (2002). Par contre, il propose quelques lots de dimension ridicule (100 m²), rendant quasi impossible un projet cohérent pour une famille au regard des contraintes du PLU.

Le site du Pouligou constituait une réserve foncière exceptionnelle dans un quartier de Pornichet où la commune dispose de peu de foncier. La qualité du site permettait d'envisager une opération exemplaire et à caractère pédagogique. Il était possible de réaliser une opération répondant aux enjeux de notre époque tant en terme de forme urbaine, d'architecture, de compacité que de prix. En divisant par 2 le nombre de logements prévus, Robert Belliot prive une trentaine de famille pornichétines d'un toit dans leur commune. Quel échec !

Hérésie environnementale

A une époque où « l'assaut pavillonnaire » dénoncé par l'écrivain ligérien Julien Gracq martyrise nos campagnes dans un territoire toujours plus attractif, la métropole Nantes/Saint-Nazaire, dont Pornichet fait encore partie, a donné comme objectif de changer d'approche. Les nouveaux quartiers devront concilier une consommation économe du foncier (40 à 60 logements à l'hectare au minimum) avec une diversité des formes architecturales et une mixité sociale effective et durable.

A Pornichet, on fait évidemment tout l'inverse avec moins de 30 logements à l'hectare mais une imperméabilisation massive des sols sans aucun dispositif de rétention des eaux pluviales des voiries publiques, des formes architecturales dépassées et un minimum de logement locatif social.

La question des espaces verts est encore plus caricaturale. Il n'y a en effet pas de miracle, avec 30 logements à l'hectare en rez-de-chaussée + combles, on supprime beaucoup plus massivement les espaces verts qu'avec le même objectif conciliant des constructions variant entre plain-pied et 2 étages. Preuve de l'incohérence de l'approche retenue, le PLU made in Belliot comporte toute une batterie de dérogations pour permettre à ce nouveau lotissement de sortir de terre.

La plus symbolique est certainement le fait que partout à Pornichet, la présence de 50% d'espaces verts minimum sur les parcelles constructibles est requis, partout sauf au Pouligou, où le minimum est de seulement 20%, preuve de la bétonisation de ce quartier faute d'accepter toute forme même modeste de verticalité. Avec ce lotissement, Robert Belliot sera le premier maire de Pornichet à ne pas imposer au moins 30% d'espaces verts sur chaque parcelle. Belle performance !

Avec le Pouligou, les Pornichétins pouvaient espérer une opération de qualité, le Poulpe espérait même accorder la moyenne à la copie belliotiste. Malheureusement, en plus du loupé social, de l'hérésie environnementale, ce projet nait sous les auspices de l'opacité. Qui choisira les bénéficiaires des parcelles constructibles ? Quel sera le contrôle démocratique de cette sélection ? Quelles précautions sont-elles prises pour éviter les reventes spéculatives ? Où le déficit de logements sociaux fera-t-il l'objet de compensation ? Comme d'habitude pas de réponses mais des invectives. Triste topique !

jeudi 11 juin 2009

Les plaisirs du Farniente

L'obscurantisme culturel de l'équipe Belliot a contraint à l'exil le Farniente festival pour crime de lèse-qualité. Devant tant d'incompétence et de bêtise, le Poulpe a décidé, une fois n'est pas coutume, de participer à la promotion de ce festival pour rappeler à l'inculture municipale que beaucoup de Pornichétins préfèrent la qualité électronique aux indigestes marinades.

Séduite par une ambition culturelle aussi affirmée qu'iconoclaste, la municipalité Lambert avait décidé de soutenir le développement d'un festival pluridisciplinaire, animé par des Pornichétins de tous les jours et des Pornichétins des beaux jours. Après avoir été victimes de cieux peu cléments lors de leur deux premières éditions les contraignant à redimensionner le festival à Quai des Arts, les bénévoles de ce festival ont eu droit aux vents contraires du poujadisme culturel de la municipalité Belliot, au point de se voir interdits de séjour dans leur propre commune.

Des siestes musicales aux fusées de détresse

Le Farniente Festival avec son ambition affichée d'être un festival « de musiques libres et sentimentales en bord de mer » offre une programmation éclectique et exigeante. L'indigence culturelle qui règne à présent à Pornichet permettra à Monsieur Hulot de profiter des siestes musicales qui devaient faire chalouper les pins maritimes de Congrigoux. Les concerts, projections, œuvres vidéos ne feront plus vibrer un Quai des Arts en passe de s'alanguir dans une programmation typique de" la droite de salon", mais s'égailleront dans le cadre atypique de la base des sous-marins de Saint-Nazaire. Le VIP, scène nazairienne des musiques actuelles, offrira ainsi ses murs et ceux bien costauds des alvéoles aux artistes du Farniente Festival pour une grande soirée créative.

Le départ contraint et forcé du Farniente Festival a ému nombre de citoyens pour lesquels musiques contemporaines, exigence culturelle, originalité, diversité, formes émergentes ne constituent pas des signes de dégénérescence. L'édition locale de Ouest-France, les 22 avril et 10 juin ne s'y est pas trompé en titrant sur l'exil obligé de ce festival qui offre « des rencontres improbables ». Dans la même veine, Estuaire, l'hebdo loisirs gratuit de l'agglomération nazairienne, qualifie ce festival « d'iconoclaste mais pas élitiste . Underground et surtout pas formaté. ». Enthousiaste, il explique même qu'avec « le Farniente Festival, on peut s'attendre à tout, sauf à de la bonne variétoche made in TF1 ». et c'est peut-être ce qui dérange le maire de Pornichet.

Dans une ville où dorénavant « quand on entend le mot culture, on sort son arrêté municipal», pour paraphraser l'innommable réplique d'un innommable auteur, on propose en compensation un déjà légendaire festival de marins. Annoncé depuis des mois, il ne sort pas des abysses au point que le site Internet, pourtant parfaitement actualisé, de l'Office du Tourisme ne l'évoque même pas dans son programme d'animations estivales. Neptune lancera-t-il des fusées de détresse pour sauver ce futur monument culturel pornichétin ?

Soyez curieux, votez Farniente !

Entendre à l'ombre de Monsieur Hulot des ambiances musicales originales de bidouilleurs de sons passionnés, découvrir les peu courantes sonorités de l'improbable duo constitué d'une ex-punkette chinoise et d'un compositeur électo-acoustique, apprécier sur scène les mélanges déroutants et innovants d'artistes talentueux, observer les vidéos de créateurs à part entière, voilà le programme de ce festival qui éveille l'oreille et dynamise l'iris.

Pour tout savoir sur le Farniente Festival, délectez vous de son site Internet, bien dans l'esprit de ce festival qui fait de l'exigence artistique le fondement d'une culture partagée.

Le samedi 13 juin prochain, votez avec vos oreilles en optant pour le Farniente Festival et soutenez par votre présence et votre curiosité les bénévoles qui pensaient que Pornichet, autrefois terre nourricière d'artistes de la Belle Époque, pouvait encore constituer un havre de création.

Certains ont construit une médiathèque, un espace culturel, osé les Renc'Arts et développé une programmation culturelle à l'année, d'autres interdisent un festival dédié à des formes musicales contemporaines. En ces temps sarkozystes où des âmes forcément bien pensantes aimeraient laisser à penser que gauche et droite c'est du pareil au même, à Pornichet au moins, les clivages idéologiques ont encore du sens. C'est finalement réconfortant !


mardi 2 juin 2009

Sportifs dupés

Dans la série promesses à géométrie variable, Robert Belliot a servi un peu ragoutant pot belge aux sportifs pornichétins. Et pour faire bonne mesure, la lecture du futur PLU a ressemblé à une glaciale douche écossaise pour le monde sportif.

Campagne électorale et première année de gestion (?) municipale auront mis à rude épreuve le monde sportif pornichétin. Entre un site illégal en pleine coupure d'urbanisation, une recomposition sur Prieux, un complexe sportif dans le grand vent et les hauteurs lointaines d'Ermur et un nouvel équipement du côté du Pouligou, le dossier Sport ressemble à une patate chaude que le premier édile pornichétin a bien du mal à maîtriser.

Amateurisme

Peu au fait de la question sportive et desservi par un adjoint qui manque singulièrement de vision stratégique, Robert Belliot tire des bords sans jamais trouver le bon cap. Tiraillé entre sa démagogie habituelle et des finances publiques sévèrement fragilisées par une calamiteuse gestion du dossier de l'hippodrome, le maire de Pornichet multiplie les décisions aberrantes.

Premier exemple, son obsession de concevoir des équipements sportifs le plus loin possible des habitants. Après avoir imaginé bétonner la coupure d'urbanisation, notre lanterne rouge de maire propose d'implanter tennis, foot et peut-être salles de sport sur la face nord du coteau d'Ermur. Aux yeux de Robert Belliot, mais de lui seul, ce site est intéressant.

  • Est-il éloigné et difficile d'accès pour les enfants et ados de Pornichet ? Pas pour Super Belliot qui explique que son dispendieux jardins des eaux dormantes servira de piste cyclable à travers l'hippodrome.

  • Ce site remarquablement(re-sic) exposé aux vents dominants est-il adapté à des pratiques sportives qui justement cherchent à s'implanter à l'abri d'Eole ? Pas un problème pour windy Bobby, les sportifs n'auront qu'à se débrouiller en multipliant les bâches de protection tellement esthétiques.
  • Implanter de tels équipements sur un site dépourvu de tout réseau (voirie, assainissement, eau pluviale, énergie...) ne va-t-il pas générer des surcoûts en millions d'euros. Pas problème pour fighting Bobby, on promet d'abord, aux successeurs de payer ensuite.

Second exemple, le million d'euros consacré à construire un terrain de foot en synthétique en lieu et place du stabilisé de Prieux.

  • Pourquoi dépenser autant d'argent pour un terrain voué à disparaître pour migrer vers les hauts d'Ermur ?
  • Pourquoi dépenser un million d'euros pour un terrain qui ne sera pas aux normes officielles et ne pourra donc pas accueillir régulièrement des matchs ?
  • Pourquoi, comme c'était prévu par l'ancienne municipalité ne pas avoir privilégié un synthétique à la place de l'actuel terrain en gazon, histoire d'offrir un stade moderne aux normes et moins onéreux en entretien ?

Sportez vous mal !

Comme Robert Belliot aime faire plaisir à tous ses administrés quelque soit le prix, les sportifs ont mené un lobby acharné pour obtenir la possibilité de développer deux sites pour accueillir des équipements sportifs : Ermur (parce que le maire n'en démordait pas) et surtout un secteur au nord du Pouligou.

Un peu dépassé par les évènements, l'adjoint aux Sports de Robert Belliot, le karatéka Patrice Geay, promettait, à qui voulait bien encore l'écouter ,que le site du Pouligou allait permettre de construire rapidement une nouvelle salle de sports.

Sauf que la lecture du PLU (Plan Local d'Urbanisme) a démontré le peu d'intérêt accordé aux sportifs par la municipalité en place. Pour pourvoir engager rapidement un projet d'aménagement, le PLU doit afficher des zone 1AU. Si par contre, il existe un projet à l'horizon de 10 à 12 ans, il convient d'inscrire un zonage en 2AU. Et comme par hasard, le site d'Ernur comme celui du Pouligou sont classés en 2AU. En clair, sportifs, circulez, il n'y aura rien à voir avant 2020/2025.

Par contre, le nouveau PLU fait un sort au stade Louis Mahé et à l'espace vert en libre accès, situé dans sa continuité. Cet endroit prisé des jeunes pour pratiquer avec des copains divers sports (foot, ultimate, flag foot...) va disparaître pour accueillir... une maison de retraite. Quel symbole bien à l'image de la politique de l'actuelle municipalité. Faisons place en faisant disparaître les jeunes des terrains de sport comme des cafés de la gare pour faire de Pornichet une vaste maison de retraite pour de riches parisiens en manque d'iode.

En ruinant les finances communales avec un hippodrome qui aurait pu être financé par des privés et un terrain de foot en synthétique hors normes, Robert Belliot ne propose aucun avenir à plus de 90% des pratiquants sportifs de Pornichet. Voilà un grand nombre de Pornichétins qui auront une bonne raison de venir noircir la cahier de la concertation dans le cadre de la très officielle enquête publique du PLU qui se déroulera à la fin de l'été. Déjà certains voient comme un avertissement la facile réélection de Claude Bonnet, à la tête de l'Office Municipal des Sports, malgré la campagne hostile menée par la municipalité.