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Vive les maîtres de forges !
Le jeune élu nazairien a cherché à mettre notre Social Killer de maire devant ses responsabilités. Il a rappelé que seule la commune de Pornichet, dans toute la Loire-Atlantique, n'avait pas signé le Plan de progrès proposé par l'Etat pour accélérer la production locale de logements sociaux, alors même que 300 demandeurs sont en attente de logement. Il a, dans la même veine, dénoncé le cynisme et l'immoralité de Robert Belliot qui demande en fait à la Carene de loger les ouvriers et employés de l'industrie touristique pornichétine qu'il se refuse à loger dans sa commune.
Incapable, comme à l'accoutumée, de faire front avec autre chose que des phrases toutes faites et maintes fois rabâchées, le pathétique maire de Pornichet a fini par déraper en laissant percer le fond de sa pensée. Il a ainsi expliqué, comme Ouest-France l'a indiqué, que "s'il avait été aux affaires au début du dossier du Château des Tourelles, nous aurions obligé les créateurs d'emplois à construire des logements sociaux". Quel formidable double aveu...
Premier aveu, soit la parole de notre maire ne vaut rien, soit notre maire ne vaut rien. En effet, comment peut-on dire une chose pareille lorsque dans le même temps Robert Belliot pleure auprès de la Carene et de la Région des Pays-de-la-Loire pour aider l'investisseur des Tourelles à boucler son tour de table financier ? S'il ne parvient déjà pas à financer son projet d'hôtel-thalasso comment aurait-il pu construire en plus des logements ? Comment peut-on énoncer une énormité pareille lorsqu'aucune loi ni règlement ne permet une telle obligation d'autant que tout employeur cotise au 1% patronal, justement pour soutenir la politique de logement des salariés.
Second aveu et probablement le plus édifiant sur le néo-conservatisme intrinsèque de Robert Belliot, son souhait d'assujettir le logement à l'emploi. En homme de progrès, notre Social Killer se voit l'âme des grands patrons paternalistes de la seconde moitié du XIXème siècle qui muselaient leurs ouvriers en conditionnant l'obtention d'un toit à une docilité dans l'entreprise. Avec Robert Belliot, un siècle de conquête ouvrière, d'avancée sociale est balayée d'un seul coup. Robert Belliot, une certaine idée du progrès !
L'inculture chronique du maire de Pornichet lui fait oublier jusqu'à l'héritage du Conseil national de la Résistance qui, via diverses lois, permit dans les années 1940 et 1950 de dissocier le contrat de travail de l'occupation des habitations. La naissance puis la généralisation du 1% patronal pour le logement permettent, depuis, de soutenir l'effort de construction en faveur des travailleurs modestes.
Menteur à répétition
Comme à chaque fois qu'il est attaqué sur sa volonté implicite de ne pas construire de logement social, Robert Belliot sort de sa besace sa démagogie la plus crasseuse en ressassant tel un perroquet "Lambert n'a rien fait pour le logement social " !
Cet argumentaire devient de moins en moins supportable au fil des mois d'une gestion municipale calamiteuse et pratiquant ostensiblement une politique de classe. Pour mémoire, l'action de Jacques Lambert et de ses élus au service du logement social s'est organisée autour de deux axes : produire du logement social sur les fonciers disponibles et adaptés d'un côté, et acquérir du foncier pour organiser des ilots d'habitat conciliant programmes privés et opérations sociales de l'autre.
En 15 ans, plus de 100 logements sociaux ou équivalents sont sortis de terre dans divers quartiers de Pornichet (Flammarion et Victor Hugo en centre-ville, pavillons d'Ermur et Redonnées dans les villages, Flaubert à Bonne-Source et d'autres opérations à l'Ile Pré, aux Loriettes...). C'est significatif mais évidemment pas suffisant. Heureusement, un tiers du budget communal d'investissement était, dans le même temps, destiné à des acquisitions foncières. Aussi, en arrivant aux affaires Robert Belliot disposait d'un formidable trésor de guerre pour sortir une quarantaine de logements sociaux par an.
Sauf qu'entre un PLU démagogique et réactionnaire qui assimile des immeubles de 4 étages à des tours ou des barres pour finalement les limiter à 2 étages ou qui bloque de fait les opérations sociales dans les quartiers, des décisions à l'emporte pièce qui consacrent le site 8 mai / Gambetta à des parkings alors que 80 logements sociaux y étaient prévus, qui vendent à un promoteur le site des serres plutôt que d'y réaliser la petite dizaine de logements sociaux prévue... il est bien difficile de produire du logement social. Le PLU Belliot / Prosimar est un outil de gestion du droit des sols protégeant les plus aisés et rejetant les plus modestes.
Dans une ville dont les salariés œuvrent principalement dans des secteurs à bas salaires (tourisme, commerce, services à la personne...), à horaires atypiques et à temps non complet imposé par l'employeur, le besoin en logement social demeure un enjeu majeur. Qui peut croire qu'une main d'œuvre qualifiée mais mal payée fera des dizaines de kilomètres pour venir travailler à Pornichet ?
Avec de telles orientations à courte vue et en refusant, contrairement à La Baule ou Guérande le logement social, Bob le fossoyeur condamne Pornichet. Plus qu'un social killer, Belliot est bien le Pornichet Killer !