
En guise d'étrennes ironiques, libre expression sur les péchés capitaux qui malmènent Pornichet.
L'acédie
Plus connue de nos jours par l'expression de "paresse morale", ce vice gangrène l'action municipale. Chaque jour, la municipalité Belliot démontre son incapacité à s'ouvrir aux enjeux de notre époque.
Modérons la place de la voiture reine exprime la vertu, des parkings supplémentaires j'ouvrirai avec l'argent des contribuables (Dauphin, Flaubert, plage de Ste Marguerite, espace boisé de Bonne-Source) répond le vice roi. L'étalement urbain et la consommation foncière excessive tu combattras clame la vertu, le pavillon de constructeur sur 800 m² de terrain tu bâtiras, répond le vice.
Et, dans ce contexte licencieux, Athéna, la déesse de la sagesse, a rendu les armes face au Belphégor des 4x4 et du toit à deux pentes.
L'orgueil
Il constitue un élément fondamental de la politique (sic) conduite par not' bon maire. Communiqué de presse après communiqué de presse, message vidéo après message vidéo, intervention publique et bafouillante après intervention publique et bafouillante, notre Lucifer de Ker Bon Accueil cherche à expliquer qu'avant lui Pornichet n'était rien ou plutôt n'était rien de bien.
Une ville largement équipée d'équipements et de services publics réellement utiles aux citoyens, Lucifer oublie. Une ville à la santé financière resplendissante, Lucifer en profite pour dépenser sans compter. Une ville dotée d'un projet équilibré pour organiser un développement maîtrisé pour le long terme, Lucifer détruit tout pour renouer avec le Pornichet du début du XXème siècle au point que le commissaire-enquêteur du Plan Local d'Urbanisme s'émeuve de ce retour vers le passé voulu par le vice roi. Allez Lucifer, lâche ton trident !
La gourmandise
Comprise au sens originel de la gloutonnerie, de la démesure, de l'aveuglement, elle est probablement la marque de fabrique de la municipalité en place. Avec Belzébuth à l'Hôtel de Ville, la dilapidation des deniers publics est devenue un credo.
Votre pauvre association sportive riche de plusieurs centaines d'adhérents a du mal à payer sa facture d'électricité, pas de problème le contribuable y palliera. Vous voulez une buvette pour picoler à la santé de la Loi Evin, on vous la prépare au plus vite. Vous voulez du beau matériel de sonorisation pour un équipement pourtant quasi neuf, achetez sans compter, le contribuable régale ! Vous voulez gueuletonner aux frais des Pornichétins sous prétexte de course à la voile, rejoignez nous sur le port chaque semaine de l'Ascension. Vous voulez 5 places de parking à 100.000 €, venez donc du côté du Dauphin, etc, etc.
Si Lambert a peut-être péché par un excès de rigueur financière, notre Belzébuth de l'Hôtel de Ville a, lui, les poches percées ...
L'avarice
Ce pêché est une notion étrangère à la majorité UMP locale, en tout cas pour sa clientèle politique qui sait apprécier les réceptions municipales dans des lieux normalement dédiés à la culture, les moyens municipaux mobilisés dans la salle des sports pour accueillir gracieusement un meeting de l'UMP ou les deniers publics dispendieusement utilisés pour un pathétique radio-crochet de chants de marins.
Les rares cas d'avarice décelés du côté de l'Hôtel de Ville sont plutôt pour des opérations un tant soit peu ambitieuses comme, par exemple, un festival de musiques actuelles, le Farniente festival, obligé de s'exiler vers des contrées plus hospitalières. Autre cas d'avarice connue mais assumée, le refus obstiné de produire du logement social dans les beaux quartiers illustré par la cession à un promoteur du foncier des serres municipales.
La colère
Elle entraine dans son sillage des actes voire des propos regrettables. Parmi les innombrables accès de colère du Satan du 1er étage, qui terrorise même ses condisciples, sa diatribe anti-blog fait, deux mois plus tard, encore rire la blogosphère. Expliquer des actes inacceptables de dégradation par l'outrecuidance de blogs maléfiques qui oseraient un tant soit peu égratigner la carapace du vice-roi illustre tragiquement le niveau du procureur.
A Pornichet, les sorcières ne volent plus, le sel ayant mangé leur manche à balai, mais elles seraient remplacées par des blogs dangereux car libres et informés.
L'envie
Elle constitue visiblement un pêché véniel pour le Léviathan pornichétin tout empourpré de sa suffisance. Fier d'un bilan désastreux et raillé par ses peu charitables amis UMP de la Presqu'île, notre dévoué maire n'hésite pas à proposer ses trop méconnues compétences pour intégrer le haut de la liste UMP pour les élections régionales. Probablement en panne de batteries, le portable de notre Léviathan airbusien n'a jamais sonné.
Tout à son envie de devenir le Bertrand Du Guesclin de l'UMP local, il s'en va parallèlement guerroyer contre le seigneur Batteux en son fief nazairien et, fort d'une armée composée d'élus et de fonctionnaires pornichétins, il parvient à entrainer derrière son panache dépenaillé une seule et unique vestale de l'UMP nazairienne. Quel tableau de chasse !
La luxure
Elle constitue un pêché que nous laisserions volontiers pour la sphère privée afin d'éviter de devoir nous épancher sur le sujet. Signalons simplement qu'Asmodée, qui sème, selon la définition mythologique, dissipation et terreur, est sévèrement combattue par les cerbères vidéoéquipés des brigades municipales.
Refusant de voir sa commune livrée aux vices démoniaques d'une jeunesse désorientée, notre courageux gardien des ténèbres s'est réservé, avec ses amis adjoints, le douloureux visionnage de ce spectacle, en leur qualité d'officier de police judiciaire résultant de leur mandat municipal. Tremble Bacchus, le duel Bidule contre Super Focus est engagé !
Entre les sept péchés capitaux et les sept vertus (foi, espérance, charité, justice, prudence, tempérance et force morale), Pornichet semble s'égarer sur la voie des enfers vouant ses habitants aux gémonies. Espérons qu'à l'instar de Dante, tout cela ne soit qu'une divine comédie, et que Pornichet aura commencé le cycle belliotiste par les chemins de l'enfer avant d'accéder au purgatoire et d'entrouvrir le paradis. Il est cependant à craindre que la muse salvatrice ne ploie sous la tache...
Bonne année 2010 à toutes et à tous sous le signe de la vigilance citoyenne !