
Où sont passées les associations pornichétines de défense de l'environnement ? Les APEP, Prosimar, DUP, Vieux Pornichet, Centre & Ouest, Phare, Bonne-Source... qui ne laissaient pas un centimètre d'espace libre à Jacques Lambert, sont incroyablement silencieuses. Face à l'annonce d'un plan d'urbanisme affligeant, de choix d'aménagement aberrants, elles choisissent le silence médiatique aux trompettes de l'indignation.
Pas une semaine sans que la presse ne faisait ses choux gras des coups de canif portés à la municipalité Lambert par les associations d'environnement. Seules ou en bande au travers d'un collectif succursale de l'UMP, les autoproclamées associations pornichétines de défense de l'environnement guerroyaient pour discréditer tous les projets municipaux ou privés, bons ou mauvais. A la "guerre chirurgicale", elles préféraient le pilonnage systématique.
Pour services rendus
En récompense du devoir accompli, les listes Belliot et Gallerneau ont ouvert toutes grandes les portes de l'Hôtel de Ville à leurs responsables ou à leurs conjoints. Si l'APEP a bien du mal à se remettre d'avoir vu ses forces vives (et moins vives) être aspirées par les ambitions de Mme Gallerneau (il suffit de voir l'indigence de leur site Internet depuis un an), d'autres ont vu leurs dents limées par des prébendes municipales (élu municipal, délégué de quartier, administrateur d'association para-municipale...).
De son côté, la PAP (rien à voir avec Benoît XVI, quoi que...), émanation des troupes gallernistes, hésite à se vêtir des oripeaux déchiquetés de l'APEP. En bons centristes adeptes du tout et de son contraire, ils dénoncent toute urbanisation de l'hippodrome au regard des problèmes hydrauliques mais se réjouissent du look de tribunes qui y seront construites avec l'argent des Pornichétins et non du PMU, allez comprendre !
Associations de classe
Parmi la phalange d'associations domestiquées par l'UMP et son nouvel affidé qu'est Robert Belliot, Prosimar est exemplaire. Cette association, forte d'un bataillon majoritaire de résidents secondaires, est celle qui est montée publiquement au front avec le plus de véhémence pour demander un vote sanction contre Jacques Lambert. A présent, plusieurs de ses membres sont entrés dans l'équipe Belliot et occupent des fonctions souvent importantes dans l'équipe municipale.
Leur mission est claire : défendre Sainte-Marguerite contre les lois de la République, qui ambitionnent de porter la mixité sociale dans tous les quartiers. Protection XXL contre tout nouveau projet dans le prochain PLU, cession de foncier municipal à des propriétaires privés pour éviter des programmes hlm avenue des Cupressus, gaspillage du foncier au Pouligou pour ne pas permettre trop de locatif et d'accession sociale... Rien à dire, les petits soldats des classes privilégiées de Cavaro ou du lotissement Mercier font bien leur boulot.
Évidemment pour calmer les membres qui croyaient à leurs incantations, il faut bien faire un peu d'agit'propre mais dans la discrétion qui sied aux gens de ce monde. Le site Internet de Prosimar est édifiant. Caché dans la rubrique "activités", on découvre que Prosimar dénonce des projets en cours et validés par le maire et son équipe. C'est bizarre, il y a peu pour un arbre mort abattu, la presse était bombardée de communiqués, aujourd'hui pour un projet immobilier du groupe Eiffage, Prosimar se contente d'une discrète petite lettre bien gentille à son ami Belliot. O tempora, ô mores !
Entre gestion démagogique des deniers publics, absence de vision stratégique, décisions ubuesques (comme les récentes inondations sur l'hippodrome le prouvent), cynisme irresponsable sur le PLU, faits du prince dans l'obtention des permis de construire... les associations réellement soucieuses d'environnement auraient matière à s'insurger. L'assourdissant silence de toutes celles qui ferraillaient hier contre la municipalité de gauche peut laisser penser que leur véritable objet social était celui de la protection des intérêts de leur classe sociale, celle des résidents permanents aisés et de résidents secondaires fortunés. A Pornichet, le partage a perdu, place aux bonnes œuvres... On attend avec impatience des voix conjuguant progrès social et environnement !