
Depuis plusieurs années, la commune de Pornichet bataillait pour trouver un financement faisant reposer la charge du nouvel hippodrome sur le monde des courses, voire des jeux, et pas sur le contribuable pornichétin. D'un trait de plume, Bob le Généreux (avec l'argent des autres) sort le chéquier pour offrir des sous à ce malheureux PMU, qui a juste dégagé 700 millions d'euros de profit en 2007.
Une ardoise historique
Autant le dire clairement, ce projet d'hippodrome à la sauce Belliot à tout de la catastrophe budgétaire pour Pornichet. Jamais dans l'histoire de notre commune, un maire, soutenu par l'assourdissant silence de ses colistiers, n'a joué à la roulette russe de la sorte avec les finances de la commune. En effet, au-delà des effets d'annonce sur un coût de tribune à 4,5 M€ HT à la charge de la commune, cette opération induit de nombreux investissements qui vont alourdir une note déjà bien salée, d'autant que les aides publiques espérées risquent d'être bien limitées en ces temps de rigueur budgétaire.
Pour permettre la réalisation de ce projet, la Ville de Pornichet va devoir aider la société des courses à financer les 8 M€ (source : Presse-Océan du 24/12/08) que coûteront les nouvelles pistes, reconfigurer le boulevard de Saint-Nazaire, dimensionner les pompes de refoulement des eaux pluviales pour assurer une sécurité absolue de la piste en sable fibré, trouver un exploitant pour le restaurant panoramique et les salles de réception, sans parler du parc paysager pour occuper l'espace...
Fin de partie
Dans sa volonté farouche de ne rien retenir de la cohérence du projet Hippocampe, Robert Belliot n'hésite pas à insulter l'avenir de Pornichet en retenant la solution de positionner la tribune côté Saint-Sébastien. En effet, derrière ce choix se cache le fait que le centre-ville sera bloqué par le positionnement des pistes à tout jamais. Avec la solution Belliot, c'est Pornichet qui paie le monde des courses et qui s'interdit la possibilité, à l'horizon 2015, d'installer dans ce secteur un casino de nouvelle génération et donc de générer un attracteur de flux de clientèle pour le centre-ville et des recettes indispensables pour la commune.
Un maire doit avoir l'humilité de penser qu'il n'est que de passage et que parmi ses obligations morales, il y a celle de laisser des espaces de développement et d'évolution aux générations futures. Robert Belliot ne semble pas capable d'avoir ce type de réflexion. A 365 jours par an d'animations en centre-ville et de recettes fiscales pour la commune, il a préféré se contenter de 22 soirées hippiques. Encore une fois, comprenne qui pourra...
Panier percé
En conservant (cf. articles précédents) le Quai des Arts comme unité de compte, la fibre hippique de Robert Belliot va mettre Pornichet sur la paille, jugez plutôt :
- Construction de la nouvelle tribune : 1,3 Quai des Arts
- Participation à la réalisation des pistes : 0,5 Quai des Arts
- Restructuration de la voirie : 0,5 Quai des Arts
- Dimensionnement adapté des pompes de l'hippodrome : 1 Quai des Arts
Ainsi, au bas mot, Pornichet va payer plus de 3 fois l'équivalent de Quai des Arts tout en bloquant le développement de son centre-ville pour des décennies. Quel talent ce Bobby !
En ce jour de Noël, les contribuables de Pornichet, comme dans beaucoup de familles, vont pouvoir faire la note. La commande au Père Noël de leur "cher" maire devrait s'élever à 47 millions d'euros, l'équivalent astronomique de 12 Quai des Arts. Et, pour éviter de charger la barque, nous n'intégrons pas d'autres annonces (maisons de quartier, crèche, boulevard de la République, parking avenue de Bonne-Source...). Autant dire que l'avenir de Pornichet est très inquiétant.
Comme beaucoup, l'équipe du Poulpe va profiter de la période des Fêtes pour prendre le large. Elle vous donne rendez-vous en janvier avec plein de sujets passionnants. Meilleurs vœux à tous et surtout à Pornichet, qui va en avoir bien besoin.