
Si les relations ont toujours été cordiales et constructives entre l'ancien maire de Pornichet, Jacques Lambert et Christophe Priou, alors maire du Croisic et député UMP, leur collaboration exemplaire pour relancer l'intercommunalité sur les ruines fumantes du Sivom de La Baule l'a démontré, le courant par contre n'est jamais passé entre l'ancien maire de Pornichet et son voisin baulois. Sans doute plus une question d'homme que de famille politique.
Le départ de Pornichet vers la Carene a encore accentué la fraîcheur ambiante et nombre d'épisodes ont émaillé la saga des relations entre Pornichet et La Baule, comme si La Baule craignait le dynamisme de Pornichet. Mesquins, pour ne pas écrire anti-républicains, les élus baulois ont sciemment décidé de laisser les Pornichétins du quartier de l'hippodrome les pieds dans l'eau en refusant la construction de bassins de rétention sur leur commune pour limiter l'apport d'eau pluviale issue de La Baule. Rien que de très normal pourtant si on mesure l'importance de l'imperméabilisation des sols du quartier Guézy après deux décennies de constructions anarchiques.
Les cadeaux de Robert
Comme pour remercier la mairie de La Baule d'avoir - d'après certains - fourni ses services pour équiper la salle Guy Aubry lors d'un meeting électoral de Robert Belliot, le nouvel édile de Pornichet s'est employé, dès son arrivée à l'Hôtel de Ville, à donner des gages sonnants et trébuchants à ses amis baulois.
Dès le premier Conseil municipal, Robert Belliot vole au secours de ses amis baulois en suspendant les procédures contre le pollueur Total, évitant ainsi à La Baule d'être la seule commune à passer l'éponge sur les méfaits du groupe pétrolier. Dans la foulée, il arrête la procédure de sortie du Sivu de l'aérodrome et paie royalement 90.000 € pour solde de tout compte. Jolie entrée en matière.
Et comme les cadeaux entretiennent l'amitié, voilà que la salle culturelle pornichétine de Quai des Arts achète, sur son budget, pour 1700 € de places à Atlantia, afin de permettre aux Pornichétins de voir sur les planches bauloises le grand dramaturge Bernard Tapie dans une pièce de boulevard. Dernier exemple en date, sans aucune concertation ni mise en concurrence, et au grand dam des professionnels locaux, le maire de Pornichet aurait décidé de confier au très baulois CNBPP des locaux au port d'échouage pour lui permettre de développer une activité de voile légère.
Pillage organisé de Pornichet ?
Robert Belliot, comme Yves Métaireau, l'édile baulois, savent que le retour de Pornichet dans le giron de l'intercommunalité bauloise est économiquement impossible, faute pour Cap Atlantique de pouvoir financer le manque à gagner des dépenses engagées par la Carene pour Pornichet (> 10 M€ probablement).
Alors pourquoi La Baule met-elle Robert Belliot et Pornichet sous tutelle ? La Baule a-t-elle compris que la cécité du nouveau maire de Pornichet face aux enjeux du Casino, marquée par son refus de permettre l'évolution de l'établissement pornichétin en l'installant sur l'hippodrome, ouvre un boulevard (de mer évidemment...) au casino baulois ?
Comme pour mieux comprendre les dessous des finances pornichétines, La Baule a réussi la performance de placer, 2 jours par semaine, dans les murs de la mairie de Pornichet, son propre contrôleur de gestion. Nanti d'indemnités indécentes (le salaire d'un ingénieur territorial en fin de carrière) payées par les contribuables pornichétins, ce fonctionnaire aux ordres de la mairie de La Baule dispose d'un poste d'observation privilégié pour aider ses élus baulois à démonter la stratégie pornichétine concernant le Casino. Pour mémoire, le Casino de Pornichet c'est : 110 salariés, un produit brut des jeux nettement supérieur à son homologue baulois et des versements de taxe assurant l'auto-financement du budget de la commune de Pornichet.
Robert Belliot expliquait durant sa campagne que Pornichet prenait ses ordres à Saint-Nazaire sans en donner la moindre preuve tangible. Au moins, à présent, il est clair que Pornichet devient un quartier de La Baule et Robert le néobaulois assure lui-même, à chaque Conseil municipal, sa mise sous tutelle. Affligeant et inquiétant !