

Réaliser un parking constitue toujours un investissement lourd pour une collectivité. Entre acquisition du foncier et aménagement du site, la moindre place de parking coûte, au bas mot, 5 000 € la place. Aussi, les communes correctement gérées épuisent toutes les alternatives possibles avant de se résoudre à la construction d'un parking.
La charrue avant les boeufs
A Pornichet, sous l'ère Belliot, on ne fait rien comme les autres et on prend les choses à l'envers. Robert Belliot a, dans ses tiroirs, une étude qui précise que Pornichet pourrait aisément améliorer son offre de stationnement en organisant une politique pertinente de réglementation. Ce rapport démontrerait que plus de 400 voitures ne bougent pas de leur stationnement, sur le domaine public, de toute la journée, dans un périmètre allant du parking du 8 mai à celui de la Gare.
En incitant, simplement, ces "voitures ventouses" à regagner leur stationnement privé (cour, garage, parking intérieur...) par une réglementation adaptée, Pornichet améliorerait la rotation de la clientèle dans ses quartiers commerçants et utiliserait son foncier pour des usages plus utiles que des parkings.
18 000 € la place
Robert Belliot, fidèle à sa politique de gribouille, annonce un coût de 130 000 € pour les 60 places supplémentaires de ce parking du Baulois. Sauf que le compte n'est pas bon. Soit le maire ment sciemment à la population, soit il ne comprend pas le principe même des finances publiques. Dans tous les cas, c'est inquiétant.
Cette opération recouvre 2 dépenses et un manque à gagner :
- acquisition des terrains : 400 000 €
- réalisation des travaux : 130 000 €
- dépréciation d'actif : 400 000 € au minimum. En effet, le foncier devait servir de support à une opération de logement social. Le prix de vente envisagé devait être d'environ 200 € le m² constructible. La parcelle aurait permis environ 2.000 m² de surface constructible. C'est ainsi que la Ville de Pornichet se prive de 400.000 € de recettes.
Au final, le coût réel de ce parking est d'environ 1.030.000 €, ce qui donne un coût à la place dépassant les 18.000 €. Dispendieux pour des places qui ne serviront au maximum que 160 heures par an (4 heures maxi sur 40 matinées). Pour mémoire, une place de stationnement enterrée ne revient environ qu'à 15.000 €...
Au fait, le Poulpe recherche toute personne disposant de photos montrant l'utilisation de ce parking hors des matinées de marché. Merci de nous les transmettre à pornichetlepoulpe@gmail.com...
Avec son parking du Baulois, Robert Belliot réalise une première mondiale : un parking en surface pour le prix d'un parking enterré. Dommage pour les Pornichétins de devoir être les sponsors...